jeudi 7 octobre 2010

Bien courageuse, la Marie-Paule


Dans un article qui vient de passer devant mes yeux clairvoyants et sereins, on apprend qu'en écoutant son nouveau disque on découvrira non seulement une Marie-Paule Belle plus engagée mais en outre son combat contre l'homophobie. Et là, je dis : chapeau bas, Messieurs. Total respect. Car pour lutter contre l'homophobie en 2010, il faut en avoir dans le Wonderbra, tant la chasse aux pédés et le safari gouines font rage dans tous les coins de notre France moisie et frileusement repliée sur elle-même. Surtout quand on a eu le formidable courage de fermer sa gueule et de raser les murs pendant plus de trente ans.

31 commentaires:

  1. Lutter contre l'homophobie, excellente idée. C'est en CDD, comme boulot ? Ça compte pour la retraite ?

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  2. Vu comme on est parti, ce doit être un CDI, au moins. C'est très bien payé (essentiellement par subventions) et si vous êtes vraiment actif, ça vous donne droit à un passage sur le plateau de Laurent Ruquier.

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  3. Je peux faire engager mon chien aussi ? On en a encore parlé hier-soir (des gays) ; vraiment elle a rien contre.

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  4. J'y pense tout à coup : si à côté du combat contre l'homophobie, on lutte aussi contre le racisme et l'islamophobie, est-on mieux rétribué ? Peut-on compter sur un treizième mois et des stocks options ? Je suis prêt à renoncer au passage télé dans ces conditions.

    Je veux bien envoyer un CV dès demain ; j'y travaillerai toute la nuit.

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  5. PS. S'il faut déjeuner avec Céleste et Irène, pas de souci.

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  6. Saluons le courage exemplaire de cette nouvelle Jeanne d'Arc, véritable réincarnation de Mère Théresa, tant il est évident que l'homophobie est le principal fléau qui mine chaque jour un peu plus nos compatriotes et disloque totalement notre société!

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  7. Uniquement déjeuner avec Irène et Céleste ? Pourquoi tant de restrictions..? Allons y gaillardement !

    Pluton hussard

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  8. Cela dit, et juste pour couper court dans le concert, je ne sais pas dans quel monde vous vivez, mais je côtoie des secteurs sociaux, comme je crois qu'on dit, où le combat contre l'ignorance sexuelle (avant même déjà de vouloir pourfendre l'homophobie) reste plus que jamais d'actualité... Même si je n'ai pas la moindre idée de la sincérité du positionnement de Mme Je-ne-suis-pas-parisienne-ça-me-gêne, il est faux de penser que la lutte contre les discriminations sexuelles soit d'arrière-garde ou désuète...

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  9. Cela dit, et juste pour couper court dans le concert, je ne sais pas dans quel monde vous vivez, mais je côtoie des secteurs sociaux, comme je crois qu'on dit, où le combat contre l'ignorance sexuelle (avant même déjà de vouloir pourfendre l'homophobie) reste plus que jamais d'actualité... Même si je n'ai pas la moindre idée de la sincérité du positionnement de Mme Je-ne-suis-pas-parisienne-ça-me-gêne, il est faux de penser que la lutte contre les discriminations sexuelles soit d'arrière-garde ou désuète...

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  10. (Euh, je n' sais pas c' qui s'est passé, j'ai cliqué bisexuellement.)

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  11. Que c'est beau. Comment dites-vous ? "la lutte contre les discriminations sexuelles", "le combat contre l'ignorance sexuelle"…

    Mais pourquoi donc vouloir "lutter" contre ? Avez-vous réfléchi une minute à ce que signifie "l'ignorance sexuelle" ? Quant à vouloir éradiquer "les discriminations sexuelles", oui, ça, on est au courant, c'est le grand projet des dingues qui se croient modernes.

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  12. Didier, va falloir vous y mettre ! Le matin, alors que vous quittez votre domicile conjugal, un peu triste, certes, mais déterminé à ramener la pitance familiale, la mission sacrée du chef de famille n'est-ce pas, votre épouse saura vous le rappeler :

    - Chéri, n'oublie pas ton-combat-contre l'homophobie !
    - Sacrebleu ! Merci oh ma douce, j'allais justement l'oublier ! Mais où diable l'ai je laissé ?
    - Didier, vous n'avez pas de tête ! Votre combat-contre-l-homophobie est à sa place, sur le buffet.
    - Diantre ! Ma promise, vous m'êtes irremplaçable ! D'ailleurs, il me faudrait une sorte de sac pour l'emmener avec moi.
    - Je m'en occupe, mon mari mais allez donc, vous finirez par être en retard à votre travail.

    La semaine prochaine, je raconterai le tragique épisode : les chiens de Didier Goux ont mangé son combat-contre-l'homophobie !

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  13. Si elle veut vraiment lutter contre l'homophobie qu'elle aille au moins au contact, sur le terrain. Qu'elle aille se frotter aux petits mecs de "la cité du mâle".

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  14. Ce que M. Goux ne sait pas (car en dépit de sa revendication post-moderne d’une plouquerie beauf qui serait plus sophistiquée qu’elle tu meurs et pour ainsi dire inédite, il a un côté, on va dire, authentiquement plouc et beauf) c’est que l’écrivain qu’il a découvert vers sa 25ème heure comme le plus grand des contemporains, n’existerait pas s’il ne s’était « battu » contre l’homophobie. Il n’existerait pas parce qu’il n’aurait pas publié un livre, que s’il en avait publié un il n’aurait pas eu un lecteur, et qu’accessoirement ce non lecteur n’aurait pas été le mécène Jean Puyaubert, et que ce livre (ou plutôt l’autre) non publié et toujours sans lecteur n’aurait pas été préfacé par Roland Barthes (qui trouvait là une occasion de sortir timidement du placard). Sans homosexualité « militante », pas de Renaud Camus première manière, et de fil en aiguille, très probablement, pas de Renaud Camus tout court, pas de Campagne de France, pas d’ « affaire » qui puisse attirer l’attention de M. Goux sur Renaud Camus, pas d’In-nocence, et peut-être pas de blog de M. Goux (ça donne le vertige). Certes, M. Goux était au berceau à l’époque, et qu’y pouvait-il ? Ce que M. Goux sait encore moins, c’est que dans ce combat-là, son écrivain favori n’était même pas vraiment un précurseur, mais plutôt un produit, pur jus, avec tous les codes y afférents, de la « gay libération » New Yorkaise, elle même inaugurée quelques années plus tôt dans une taverne du West Village par une bande de ces folles à boa en plumes et talons aiguilles dont les demi-sophistiqués dans le genre Vallet et Goux pensent courageux de se gausser. Ce qu’il sait encore moins, bien entendu (mais, OK, il faut pas pousser, il peut pas tout savoir) c’est qu’en dehors de quelques coins très protégés de la société contemporaine qu’il confond avec le monde comme il va, il reste un peu plus difficile, encore aujourd’hui, 40 ans plus tard, d’être homosexuel que d’être « réactionnaire », « islamophobe », misogyne galant, blanc de souche droit dans ses bottes, bouffeur de camembert apostolique et romain, ou toute autre catégorie ostracisée dont il s’imagine qu’il pourrait être risqué de devenir la passionaria (le passionario ?).

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  15. C'est quoi ce charabia imbittable?? On comprend rien à ce que vous dites... qui comporte pas mal d'inexactitudes, en plus!

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  16. Mon cher petit Jean-François : tu as raison, absolument raison. Ni Jérôme Vallet (puisque tu le cites) ni moi n'avons rien compris à toutes ces histoires. C'est trop compliqué. vois-tu, pour nous, les pédés, c'est des gens qui s'enculent en se bavant sur les épaules et en poussant des cris de bêtes – qu'ils sont d'ailleurs.

    En plus, il va de soi que ni Vallet ni moi n'avons jamais lu Renaud Camus, contrairement à toi : on fait semblant pour faire nos intéressants, juste parce qu'il y a du monde, dont deux ou trois gonzesses qu'on aimerait bien se taper – mais on sait bien qu'on n'y arrivera pas, parce qu'on est vieux, assez moches et surtout parce qu'on n'a jamais lu Renaud Camus.

    Bref, je ne sais pas ce qu'en pense ce gros con inculte de Vallet, mais moi, je te remercie d'être passer ici pour m'éclairer. Non, vraiment, merci.

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  17. Geargies : comment osez-vous qualifier de charabia imbitable le merveilleux commentaire du SEUL vrai lecteur de Renaud Camus ?

    Vous cherchez la baffe, ou quoi ?

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  18. Si mon "charabia" se paie le luxe de contenir des "inexactitudes", je suis sur la bonne voie!
    En tous cas, je renie aussitôt, juste avant d'aller me coucher, toute impression que j'aurais pu laisser d'agressivité contre notre hôte. C'était une sorte de divertimento, dans le style lâchage de purée, que j'apprécie tant chez lui.

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  19. Cher Didier,
    Euh, là, on est un peu "dans l'infra", non? Mais bon, je retire tout. Je me suis laissé griser par mon nouveau "compte Google".

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  20. Jean-françois : votre hôte se fout absolument de l'agressivité de tel ou de tel. il a les épaules assez solides pour supporter, et en plus il a ouvert un blog un peu pour cela...

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  21. Jean-François Brunet !!! Une telle pointure sur le blog de Didier Goux, ce n'est pas tous les jours qu'on voit ça !

    Après le déjeuner avec Céleste et Irène, je veux bien faire un tour de barque avec JF au bois de Boulogne. Je prendrai des notes pour comprendre enfin le grand mystère de la "discrimination sexuelle". Je m'abstiendrai de bouffer du camembert apostolique et de dénigrer la démocratie sexuelle, je promets.

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  22. « Bref, je ne sais pas ce qu'en pense ce gros con inculte de Vallet »

    Goux, je ne voudrais pas avoir l'air de me défiler, mais je me défile. Jean-François Brunet n'est pas un idiot, cela va de soi, et peut-être bien que c'est le seul commentaire auquel je devrais réellement répondre ici mais j'avoue que je manque de courage pour ça ce matin. Je ne me sens pas assez intelligent (je suis très sérieux) pour répondre comme il conviendrait à Brunet, et puis, chacun le sait bien, je ne suis qu'un pitre et un fou, je vais donc continuer à jouer mon rôle avec le petit talent qui est le mien. Quand je serai plus grand, que j'aurai un peu plus lu, que j'aurai digéré les grands auteurs qui traitent de ces questions, peut-être reviendrai-je en parler avec vous, mais ce n'est même pas certain. Je n'arrive déjà pas à terminer cette petite fugue à trois voix qui est sur mon bureau depuis une semaine…

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  23. Oh maï god(e) aurais gaffé? Aux innocents les mains pleines ( et la bouche aussi, par ailleurs)...
    Le merle du soir crie que la nuit tombe. Je m'en vas donc donner la soupe au chat.
    Quant à Jérome (assis sur quoi il veut /non je confusionne avec Job) il lui est enjoint de: bosser. Lire après, quand bosser sera fini....

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  24. Ahhh! J'ai oublié de commenter le " lâchage de purée " , encore une métaphore culinaire, ou presque, qui m'échappe un peu...

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  25. @ Brunet ( j'avais une blague avec bruneL mais je laisse tomber, si que le BruneL en question n'apprecierait pas blahblah) il me semble que la première inexactitude, mais est ce une inexactitude ? Ou bien une incompréhension complète totale et irréversible de RC est de PRETENDRE qu' il n'aurait rien écrit si pas de combat pas de homosex pas de ..etc.. comme 90% de ce qu' il écrit n'a rien à voir avec ce secteur de l'expérience humaine ... ben, il aurait écrit 90% de ce qu' il écrit / a écrit aujourd'hui et... la on peut lancer des hypothèses délicieuses fallacieuses et à tout jamais fausses bien sur, 10% d'autres choses, donc. Oui mais lesquelles ???

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  26. Je réponds vach'ment en r'tard, mais enfin bon : en effet, M. Brunet n'est pas un imbécile, c'est indéniable.

    Néanmoins, si les In-nocents qui me traitent de haut (pour des raisons sur lesquelles je reviendrai éventuellement) pouvaient me lâcher la grappe chez moi, ça me ferait bien plaisir.

    Je ne vais plus chez eux, alors bon...

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  27. Brunet n'est pas un in-nocent, c'est plutôt un empêcheur d'innocenter en rond, ce qui ne suffit pas à le rendre sympathique, malheureusement. Il est incrusté là-bas depuis les débuts de cette chose, un peu comme moi mais dans un autre genre.

    « Néanmoins, si les In-nocents qui me traitent de haut (pour des raisons sur lesquelles je reviendrai éventuellement) pouvaient me lâcher la grappe chez moi, ça me ferait bien plaisir. »

    Ah bon, ils vous traitent de haut ? Mais non voyons, ce n'est pas possible, c'est vous qui êtes mal embouché, vous n'avez pourtant pas commis d'impair du genre de ceux que Georges commet chaque semaine ou presque. Georges est FOU, vous vous n'êtes que sympathique et libre-parleur, du genre à mettre les pieds sur les banquettes du salon, juste pour emmerder un peu les demi-flics qui posent dans le coin. Je suis certain qu'ils vont vous regretter, qu'ils vous regrettent déjà, qu'ils vont vous supplier de "revenir", si vous êtes parti.

    Vous voyez, c'est une jolie fable très éclairante finalement, ce parti de l'In-nocence : depuis le début, on sent bien ce qui se trame là. À part quelques exceptions très notables, le sujet profond et caché en est : ON VEUT EN ÊTRE. Rien de très original me direz-vous. Toute ma vie, j'ai croisé ce genre d'individus qui, eux aussi, VOULAIENT EN ÊTRE. C'est la grande affaire de leur vie, EN ÊTRE. Ils ont dû rater un train dans leur enfance, ou une femme, ou quelque chose comme ça, et ça leur a servi de leçon, on ne les y reprendra plus. Se sentir exister, quand on ne produit rien de vraiment important soi-même, consiste pour ce genre d'individus à s'accrocher à des individus plus grands (qui leur semblent) qu'eux. Normalement, c'est quelque chose qu'on fait à l'adolescence, juste avant d'entrer dans l'âge adulte, mais il faut croire que certains n'ont pas eu d'adolescence.

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  28. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  29. Oui, "en être", évidemment, on ne peut pas échapper à la connotation sexuelle, et je ne crois pas que ce soit un hasard.

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