vendredi 7 mai 2010

Ça bouffe à tous les râteliers et ça vient encore pleurnicher !

On a bien ri, hier, avec Jeanne d'Arc, sainte patronne des LGBT. À ce propos, je me suis toujours demandé, depuis la naissance de ce sigle imbécile, ce que les “B” venaient faire dans cette association. Je comprends très bien que la vie des transsexuels puisse être tout sauf drôle – même si placer sur le terrain de la revendication “sociétale” ce qui me semble ressortir à la psychiatrie reste pour le moins surprenant – ; je veux bien admettre encore que les homos des deux sexes se sentent discriminés ou stigmatisés, même si à la vérité cela relève désormais plus d'un souvenir, voire d'un souhait, que d'une réalité ; mais les bisexuels ? En quoi et comment la société brime-t-elle les bisexuels ? C'est pour moi un vrai mystère. Je me figure, par exemple, un homme marié, ayant des rapports sexuels satisfaisants avec son épouse, voyant peut-être aussi une maîtresse ou deux à l'occasion, et qui, en plus, lorsque l'envie l'en prend, va s'envoyer en l'air avec un homme. Où est son problème ? Quelle sa souffrance ? À quel moment la vilaine société coercitive l'opprime-t-elle, celui-là ? Et la lesbienne qui, de temps en temps, cède aux avance du beau gosse l'ayant draguée en terrasse : qui l'étouffe, lui passe les fers, referme le cadenas ? Non, vraiment, il y a là quelque chose d'obscur pour moi. Mais peut-être leur véritable problème est-il tout simplement qu'ils ne sont rien. Rien de particulier. Rien de bien intéressant non plus, reconnaissons-le. Presque aussi tristes que des hétéros, c'est dire. Qu'ils ne sont pas reconnus en tant que bisexuels, pris en compte comme minorité digne d'attentions et d'éloges. Ce serait une puérilité assez bien dans le goût de l'époque en effet. Ils peuvent toujours tenter de lancer une bi pride afin d'augmenter leur visibilité. Se rebaptiser les amphi-bis, pour le côté festif. Ou les bi-turbos. Mais on sent bien que leur côté je-bouffe-à-tous-les-râteliers leur nuira toujours auprès du grand public. Essayez donc de lancer un bithon annuel à la télévision : vous allez voir ce que vous allez prendre comme bi-de.

28 commentaires:

  1. En réalité, vous venez de faire plaisir à tout le monde. Parfois, vous êtes un gentil garçon, Didier.

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  2. Ben zut alors ! je pensais être prem's sur ce coup là. Ma bi-polarité sans doute.

    A Dorham : Pourquoi parfois ?

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  3. J'adore ! C'est une fumisteriele lgtbisme

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  4. " - Mais enfin, vous ne nous parlez point du cul.
    - Oh vous savez, je parle déjà du nez."

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  5. Bi sexuel, je veux bien, mais je n'ai qu'UNE bite.

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  6. FDLAB:
    Front De Libération des Années Bi- ssextiles!
    Sont trop coincées, celles-là.

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  7. Dorham (et Farr) : je suis TOUJOURS un gentil garçon !

    Gay Savoir : C'est ce qui me semble, oui.

    Christophe : tiens, je la connaissais avec "parler du cœur", moi, celle-là ! (Gide à propos de Guéhenno, je crois.)

    Nicolas : faut créer un système d'alternance bi-mensuel, comme pour le stationnement.

    Carine : d'autant que dans bissextile, il y a déjà sexe...

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  8. Tiens, on n'a pas eu encore la visite de Pensez bi-bi ?

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  9. Tiens , nous sommes quasi d'accord !
    mais aviez vous déjà consommé ce matin pour commettre tant de fôtes de frappe ou d'orthographe ?

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  10. Pensez Bi-bi : comment ai-je pu l'oublier, cet irremplaçable garçon ?

    Cela dit, je constate que personne n'a répondu à la question posée : par qui les bisexuels sont-ils brimés ? Et comment ?

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  11. Corto : non, il était programmé d'hier soir et je n'avais bu que de l'eau ! Des fautes ? Merdalor, faut que j'y retourne...

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  12. Corto, mon ami, l'un de nous deux doit couver quelque chose de grave car, après relecture attentive, je n'ai trouvé AUCUNE faute à corriger !

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  13. Ben, opprimés ou phophobés par personne, évidemment. Ils sont enviés, jalousés. Les bisexuels sont des heureux aux mains pleines, ils ont deux fois plus d'occasions d'amours et d'aventures que les hétérosexuels, ces tristes restreints par nature.

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  14. Votre blog est excellent. Je viens de temps en temps et j'apprécie bien les articles. Celui-ci en particulier est vraiment intéressant ! Sur les blogs, par les temps qui courent il y a du bon et du moins bon, mais c'est bien la preuve qu'il y a encore des billets sympas à lire !

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  15. - quelle EST sa sopuffrance

    - aux avanceS,

    zut alors, pour une fois que je peux corriger quelqu'un !

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  16. Le billet n'est pas écrit selon les canons de l'orthographe dégenré.
    Mr Goux n'avez vous pas honte de vous faire le défenseur d'une société hétéronormé (meuh!) et machiste qui opprime la différence.


    Sérieusement, les plus atteints d'entre eux restent les transsexuels, parfois je me demande si retirer le transsexualisme de la liste des maladies mentales ne signifie pas que nous sommes tous en train de devenir fou-lle-ux-lles.

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  17. « quelle EST sa sopuffrance »
    En effet, Corto du 7-4, c'est beaucoup mieux ainsi !...

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  18. Beuche, arrêtez donc de faire sopuffrir vos camarades avec des remarques aussi désobligeantes.

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  19. Je ne comprends vraiment pas comment vous pouvez vous masturber l'esprit sur une question aussi débile : En quoi le "Bi" est-il discriminé ou stigmatisé ?"...
    Et la preuve ontologique alors ?

    Le/la Bi est discriminé(e) Il/elle L'EST. Point Barre !

    C'est quoi cette question obscène ? Vous voulez finir sur le bûcher de la Sainte Inquisition ?

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  20. Corto : d'accord pour le "s" à "avances" ! Mais pour l'autre, vous avez tort : le verbe être est ici élidé, celui de la phrase d'avant étant mis en "facteur commun", si je puis dire.

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  21. Ok je veux bien même si ce verbe élidé me semble ici indigeste, il fait accroc dans la phrase, un peu comme un gendarme couché sur une voie express .

    M'enfin, c'est vous le taulier !

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  22. Gui l'an neuf7 mai 2010 à 16:01

    "par qui les bisexuels sont-ils brimés ? Et comment ?"

    Réponse dans :

    Tome 70 : Bibi Fricotin et la pipe royale (1965)

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  23. « Ok je veux bien même si ce verbe élidé me semble ici indigeste, il fait accroc dans la phrase »

    Moi de lire ça, ça m'fait sopuffrir quelque part, onvadir. Sacré Corto !

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  24. Et quand on est nada-sexuel, on est discriminé ?
    bimenstruel, le système, pas bimensuel, Mr Goux.

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  25. Catherine au secours!
    Y font rien qu'à stigmatiser votre mari!

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  26. héhéhé.

    héhé.

    hé.

    (t'embête pas à répondre, c 'était le billet idéal pour ricaner)

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  27. Tout à l'heure, tandis que j'attaquais ma platée de nouilles, m'est revenu en mémoire le propos d'une femme bisexuelle affirmant qu'elle était surtout en butte à la réprobation de certaines lesbiennes militantes, pour qui il lui fallait « choisir son camp ».

    Mais bon, de là à parler d'oppression...

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  28. Didier, pardonnez-moi, mais je vous aime ! JAMANO

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