lundi 3 mai 2010

Un homme debout : Alain Finkielkraut

Un portrait superbe, diffusé il y a quelques jours par France 5. J'encourage vivement chacun à prendre les 52 minutes nécessaires pour écouter jusqu'au bout. Avec, pour certains d'entre vous, le préalable de ce petit effort intellectuel, indispensable à mon sens : faites comme si vous n'aviez jamais eu la moindre idée à propos d'Alain Finkielkraut, jamais émis d'opinion à son sujet, ni même jamais entendu prononcer son nom.





54 commentaires:

  1. Je l'ai regardé!
    Et je ne suis pas d'accord avec vous. On ne PEUT pas comprendre quoi que ce soit au Finkkielkraut du reportage si l'on n'a jamais entendu prononcer son nom.
    La scène dans l'école, par exemple, avec les petits drapeaux. Je l'ai trouvé amusant, attendrissant,le bonhomme: enchanté par la belle institutrice (il faut voir comme il lui parle), vexé par les remarques des enfants "oui, bon, salut", dit-il en haussant les épaules quand un gamin lui dit "ah, vous étiez élève dans cette école ? c'était il y a quatre-vingts ans, alors!... Cette scène-la, si on ne la met pas en relation avec tout ce qu'il a dit de l'école, avec son passé d'enfant dont la famille a été tuée, on peut l'interpréter durement.

    RépondreSupprimer
  2. D'accord avec Suzanne. Et puis, tout de même, ce gars aime bien l'exposition médiatique, cela fait partie de son personnage, voire de son vice.

    RépondreSupprimer
  3. Suzanne : vous avez raison, évidemment. Ce que je voulais davantage dire est que, notamment dans la première moitié, Finkielkraut interroge l'intellectuel qu'il est, et que les questions qu'il se pose, les réponses qu'il tente de s'apporter à lui-même, pouvaient intéresser aussi bien un homme de gauche que de droite que de l'extrême-centre.

    Dorham : je ne suis pas certain qu'il AIME cela (mais peut-être). Il s'en sert comme d'un moyen, d'une arène où il sait n'être pas mauvais. Il y a aussi, là, une question d'efficacité.

    RépondreSupprimer
  4. Il doit aussi connaitre l'imperfection de ce moyen de transmettre des idées : ce que cela comporte de travestissement intrinsèque, de dévoiement congénital, d'incompréhension atavique...

    Compte tenu de cela, il me semble que l'on ne choisit pas la médiatisation (surtout cathodique) si l'on n'aime pas cela ; étant entendu que c'est précisément tout sauf efficace mais uniquement générateur de débats bidons, creux et exempts du moindre intérêt.

    Finkielkraut réagit sur tout, même sur la main de Thierry Henry...tout de même. Allons...

    Bref, revenons à nos moutons, à ce titre, Finkielkraut me semble coupable des mêmes pitreries que les BHL, Onfray, Ferry, Comte-Sponville...Escrocs modernes...

    RépondreSupprimer
  5. Dorham : non, je ne peux pas vous suivre dans votre parallèle avec ceux que vous citez ! Finkiekraut m'apparaît d'une autre trempe tout de même !

    Sinon, pensez-vous qu'il ne soit pas conscient de ce que tous ces débats peuvent avoir de superficiels, pour ne pas dire vains ? Mais il ne peut pas faire autrement, je crois.

    Du reste, c'est exactement ainsi que le définit Kundera, au tout début de la première vidéo : "celui qui ne peut pas ne pas réagir"...

    RépondreSupprimer
  6. Portrait d'un monde qui se meurt ; qui est déjà mort. J'en ai moi aussi (mon âge y aide un peu) la nostalgie...
    Cette France-là n'est plus. Paix à son âme. Ma fille grandira dans une autre France et moi je n'y comprendrai plus rien... De toute façon je serai vieux autant dire mort...
    nb : J'ai aimé l'entendre citer Cioran.

    RépondreSupprimer
  7. Dorham: tout ce qui cause dans le poste est mauvais et corrompu d'avance, alors ?
    Le mensonge de la télé: bien sûr que quand on voit un homme qui marche, pensif, solitaire, dans les ruines, il y a dix caméras derrière et une voix qui dit "non, ça ne va pas, on la refait". Mais tout le monde est à égalité avec ça. On ne peut pas avoir envie de s'engager, de défendre des idées, si on se la joue Julien Gracq. C'est bon pour la littérature, et encore. Philippe sollers disait à Loana "vous avez un minois d'écrivain".

    RépondreSupprimer
  8. Mais oui, je pense qu'il est d'une autre trempe, sincèrement, même s'il m'arrive très souvent d'être en désaccord avec lui... je pense qu'il est bien plus intelligent que ces "Autres" qui ne sont que des opportunistes ridicules.

    C'est bien pour cela que cette médiatisation absurde me désespère. Le voir dans des émissions aussi cons que "Le Grand Journal"...c'est effarant, comment accepter de participer à ce cirque !!! Surtout quand on juge important ce que l'on a à dire... Même et SURTOUT si l'on a conscience de l'absurdité de la situation dans laquelle on se place soi-même...

    Ce que Kundera dit a deux facettes :

    - la positive ; cela dénote chez Finkielkraut une forme de courage, une capacité intacte à l'indignation.

    - la négative ; cela empêche son discours et ses thèses d'être claires, audibles, non phagocytées. Cela dénote une forme d'hystérie, de pulsion...

    RépondreSupprimer
  9. "tout ce qui cause dans le poste est mauvais et corrompu d'avance, alors ?"

    Suzanne,

    oui. C'est la nature intrinsèque de ce média qui corrompt tout. En effet. Il est et sera toujours impossible au média télé d'établir des idées...De concevoir. De faire comprendre. D'expliciter. D'être intelligible. Même si elle était faite par des hommes de bonne volonté : ce qui n'est, de toute façon, pas le cas.

    RépondreSupprimer
  10. Dorham : je crois que Finkielkraut SAIT que vous avez raison, mais qu'il ne peut s'empêcher d'y aller QUAND MÊME, sans doute avec l'espoir de faire passer un peu de vérité malgré tout. Comme on monte pour la quatrième fois à l'assaut d'une redoute en sachant qu'on a fort peu de chances de la prendre et qu'on va laisser plusieurs hommes sur le carreau.

    Et vous avez raison : il y a une forme de reproche – ou de regret – dans la formulation de Kundera. que Finkielkraut comprend d'ailleurs fort bien, lorsqu'il y revient un peu plus loin dans l'entretien.

    RépondreSupprimer
  11. Merde alors : si Finkielkraut SAIT que DORHAM a RAISON, alors je préfère rester couché avec ma poupée.

    RépondreSupprimer
  12. D'accord avec Dorham sur le choix des émissions, des chaînes qui vous invitent, et c'est la me^me chose pour les politiques. Quelle horreur, penser qu'on va voter pour un type qui pourra appuyer sur le bouton rouge, passer en revue les armées sur les champs Elysées, ruiner des milliers de gens, s'inscrire dans le cours de l'Histoire, et que ce type arrive en se dandinant sous les jingles et les sunlights, pour répondre à des questions du type:"alors, sucer c'est tromper, t'en penses quoi"?

    RépondreSupprimer
  13. (ah, merde, si Georges est réveillé, je ne commente plus)

    RépondreSupprimer
  14. Pas d'inquiétude, Suzon, je retourne vite fait me coucher.

    RépondreSupprimer
  15. "vexé par les remarques des enfants "oui, bon, salut", dit-il en haussant les épaules quand un gamin lui dit "ah, vous étiez élève dans cette école ? c'était il y a quatre-vingts ans, alors!..."

    Qu'est-ce que vous racontez ? Vexé ? Il fait une blague pour suivre le jeu de mômes, c'est tout... la scène vraiment intéressante de l'école, c'est le planisphère avec l'origine des enfants: "tiens, on n'indiquait pas l'origine des élèves de mon temps... c'est intéressant, ça..."

    RépondreSupprimer
  16. Gil: ok, vexé est peut-être un grand mot. Disons qu'il ronchonne un peu, ou qu'il coupe court, avec cet air à la fois bougon et hypersensible qu'il a souvent.

    Et justement, la réaction d'A.F à cette scène du planisphère, on la comprend mieux si on sait tout ce qu'il a dit sur l'école, les enfants immigrés dans l'école.

    RépondreSupprimer
  17. On comprend bien mieux le bonhomme.
    On comprend très bien aussi sa sortie contre internet ("une poubelle") : il admet ne jamais se servir d'un ordinateur ! Il se dit "libéral, conservateur et socialiste". Il est complexe c'est pour ça qu'il est.

    C'est un bon reportage.

    Didier, à votre place, j'aurais titré "un homme en colère" car un homme debout peut aussi être un homme qui pisse dans le sens du vent.

    RépondreSupprimer
  18. Oh, lui pisserait plutôt contre le vent, d'où certaines éclaboussures...

    RépondreSupprimer
  19. Merci pour le reportage.
    Après je ne suis pas d'accord avec lui sur tout, et certainement pas sur internet, en revanche sa présence a permis le maintien d'un discours sains dans la philosophie. Sans compter qu'il ne pratique pas le point godwin chaque fois qu'il est confronté à un contradicteur.

    RépondreSupprimer
  20. @Suzanne: je crois surtout qu'il a du mal à faire de l'humour, surtout en public, et surtout avec un public de gosses... au lieu de mettre à l'aise, son humour provoque la gêne^^ - d'où cet air typique dont vous parlez.

    Au courant ou pas des thèses de AF, la scène du planisphère est fascinante en effet: on voit jusqu'où on est tombé (dans la réalité et dans l'idéologie).

    Intéressant aussi le dialogue avec Fontenay: "tu es un homme de droite présentable/fréquentable, et moi une femme de gauche de mauvaise humeur..."

    Et elle lui reproche de ressortir le "surplomb moral" et le "monopole du coeur" de la gauche ! Mais elle vient juste de démontrer la justesse de cette vue: car parler d'"homme de droite fréquentable", ça signifie bien que l'essence de la droite est d'être infréquentable... de la même manière que pour elle il y a sûrement des hommes de gauche infréquentables (ou de mauvaise humeur...), ce qui ne remet pas en cause l'essence hautement fréquentable de la gauche, bien au contraire...

    RépondreSupprimer
  21. @ Dorham

    Mettre Onfray et BHL dans le même sac, c'est pour le moins dangereux car cela risque de tourner au pugilat. Le sac va bouger furieusement.
    De plus, c'est assez injuste. Si BHL est effectivement un authentique gugusse, un saltimbanque susceptible d'écrire des choses sur un philosophe qui n'a jamais existé (cf l'épisode Botulle) et néanmoins capable de se montrer sans honte sur les médias (Invité 2 fois par son pote Demorand sur France Inter et Arte), Onfray est quelqu'un qui travaille énormément et connait ses sujets en profondeur. A Bordeaux, j'ai assisté récemment à la présentation de son bouquin sur Freud. Il y avait dans l'assistance un certain nombre de professionnels du monde "psycho - socio" qui ont tenté de le contester dans sa démarche de démontage de l'idolatrie freudienne. Onfray les a tous scotchés un par un avec une précision et une culture impressionnantes sur le sujet.
    Et n'oublions pas qu'Onfray a monté une Université Populaire à Caen, démarche dont on ne peut contester la volonté de faire partager gratuitement et au plus grand nombre, une histoire de la philosophie qui sort des conformismes et des sentiers battus propres à Luc Ferry et à l'Education Nationale dans son ensemble. Je crois connaître les raisons profondes qui te font détester Onfray. Ce n'est pas tout à fait le sujet ici et je te laisse le soin de les évoquer si tu veux.
    Je t'invite néanmoins à lui préter de temps en temps une oreille objective. Tu y entendras aussi des choses qui vont dans le sens de certaines de tes idées, disons politiques au sens large.

    Duga

    RépondreSupprimer
  22. Gil: oui, d'accord avec vous sur le premier point.
    Le planisphère à l'école: pourquoi pas? Les enfants d'immigrés viennent d'ailleurs, c'est aussi une façon de faire de la géographie. Tout dépend de l'insistance qu'on met à définir quelqu'un par ses origines. les enfants sont petits.

    RépondreSupprimer
  23. Il ne s'agit pas de définir quelqu'un par ses origines, mais de ne pas vouloir mettre de la fierté là où elle aurait des raisons d'être. Tant que les "enfants" ne ressentiront pas quelque fierté à venir à l'école, à s'intégrer à la communauté française, on pourra toujours parler de pédagogie et de République, ce sera du flan pour les ânes.

    Il faut quand-même dire que ce planisphère-là sous le nez de Finkielkraut, c'est un vrai gag ! On aurait voulu faire de la provocation anti-Fink qu'on ne s'y serait pas pris autrement. Se demander si Finkie est réellement vexé ou s'il joue à l'être, excusez-moi, me semble vraiment de très peu d'intérêt, en regard de l'école concrète qui lui est opposée comme une farce sinistre. Le directeur (?) sympa avec sa boucle d'oreille, que pourrait-il éventuellement comprendre à cette visite, à votre avis ?

    RépondreSupprimer
  24. Finkielkraut : "le rire contemporain est une forme d'incivilité"
    Par Sébastien Le Fol le 2 mai 2010

    - Qu’est- ce qui fait, selon vous, l’originalité de votre émission "Répliques" sur France Culture (1) ?

    Alain Finkielkraut. - Le maître secret de « Répliques », son guide intérieur, c’est Montaigne. Si je devais donner une devise à l’émission, ce serait cette phrase des Essais : « Quand on me contrarie, on éveille mon attention et non pas ma colère. Je m’avance vers celui qui me contredit, qui m’instruit. La cause de la vérité devrait être la cause commune à l’un et à l’autre. » J’accorde, bien sûr, une large place à l’actualité, mais j’essaye aussi de faire entendre la culture, c’est-à-dire la voix des morts. Et puis, j’ai mes hantises : l’école, par exemple, ou, plus exactement, son effondrement, constaté par les professeurs et nié par ces « amis du désastre » que sont aujourd’hui les chercheurs en sciences sociales.

    - France Culture est-elle la station idéale pour créer les conditions d’un débat ?

    - C’est une station, en tout cas, qui m’offre ce luxe inestimable : le temps. Rien à voir avec la télévision, où le cahier des charges est devenu impossible. On vit sous la terreur du zapping. Je plains les animateurs qui sont tiraillés entre deux exigences contradictoires : donner la parole pour faire vivre le débat et la couper aussitôt pour éviter l’hémorragie de téléspectateurs. Le débat ne se suffit jamais à lui-même : il faut le pimenter. De nos jours, certains chroniqueurs ont pour mission d’être méchants. On les appelle fièrement des « snipers ». Il est normal que la vie intellectuelle sorte des campus. Pour autant, elle ne doit pas se transformer en combat de catch.

    - Ce phénomène est-il révélateur de notre époque ?

    - Oui, et il ira en s’accentuant du fait d’Internet ! Car les médias traditionnels tendent à s’aligner sur la violence de la Toile. Plus ça cogne, plus ça marche ! La critique argumentée de Freud n’intéresse personne. Le portrait du fondateur de la psychanalyse en monstre et en escroc excite tout le monde. Si c’est cela la modernité, je m’enorgueillis de réaliser avec « Répliques » une émission anachronique, voire rétrograde. Ce qui aggrave encore les choses, c’est le déferlement de la dérision sur toute forme d’autorité ou d’éminence. Les hommes politiques en font les frais. Mais aussi, dans leurs classes, les pauvres professeurs. Le rire contemporain ne relève plus de l’humour. Il est, entre l’injure et le crachat, une forme d’incivilité.

    - Les politiques ont-ils une responsabilité ?

    - Si une responsable politique (Martine Aubry, NDLR) déclare trouver amusant de se faire traiter de « pot à tabac », dans le but de montrer son fair-play, c’est à désespérer de tout ! Il faudrait que les élus du peuple réagissent et par exemple qu’ils boycottent les émissions où on les outrage.

    - Vous êtes souvent, vous-même, sur les plateaux…

    - J’ai récemment accepté l’invitation du « Grand journal ». À peine avais-je ouvert la bouche que je me suis fait violemment attaquer par Eric Naulleau. Puis Guy Bedos a raillé mon intellectualisme et m’a ostensiblement tourné le dos. Ce fut un moment très pénible. Mais il me semblait nécessaire d’aller dans la gueule du loup dire son fait à la bien-pensance et au « politiquement ricanant ».

    - Que feriez-vous si vous étiez président de France Télévisions ?

    - J’imposerais des films en version originale. Je rendrais hommage à Ingmar Bergman, dont la mort est passée scandaleusement inaperçue, par une diffusion de Fanny et Alexandre en première partie de soirée. Et je donnerais « Lectures pour tous » en exemple aux animateurs de talk-shows. Ainsi serais-je licencié dans l’heure et pourrais-je ­reprendre une activité normale.

    (1) le samedi à 9h10

    Entretien réalisé le 21 avril par Pierre de Boishue et Sébastien Le Fol au domicile d'Alain Finkielkraut. Publié dans Le Figaro du 24 avril.

    RépondreSupprimer
  25. "Et je donnerais « Lectures pour tous » en exemple aux animateurs de talk-shows. Ainsi serais-je licencié dans l’heure et pourrais-je ­reprendre une activité normale. "
    Ha ha ha !

    Merci pour la copie de l'entretien, Georges.
    Quand on voit une archive de "lectures pour tous", ce sont la lenteur, le temps imparti à chacun, qui étonnent.

    RépondreSupprimer
  26. Georges : je joins mes remerciements à ceux de Suzanne. La chute est en effet savoureuse. De plus, il me semble que Finkielkraut énonce clairement et sobrement, pour sa "défense", ce que j'ai moi-même essayé de bafouiller au fil de mes commentaires, notamment mes réponses à Dorham.

    RépondreSupprimer
  27. C'est bien pour ça qu'il m'a semblé avoir sa place ici.

    RépondreSupprimer
  28. Enfin, il y a quand-même quelques bonnes nouvelles dont il ne faut oublier de se réjouir.

    La voiture de fonction du président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, a été volée dans la nuit de samedi à dimanche dans la ville de Coubron. Le véhicule, une Renault Laguna, était garé au domicile du chauffeur de l'ancien ministre de la Ville quand le ou les malfaiteurs l'ont dérobé.

    Ce vol intervient quelques semaines après la nomination dans le département d'un nouveau préfet au profil très sécuritaire, Christian Lambert.

    RépondreSupprimer
  29. Vous (me) demandez un peu beaucoup quand-même...
    M'enfin! Je promets de faire l'effort ! Quand j'aurais le temps... et l'envie !

    RépondreSupprimer
  30. « Je rendrais hommage à Ingmar Bergman, dont la mort est passée scandaleusement inaperçue, par une diffusion de Fanny et Alexandre en première partie de soirée. »
    Vite ! Finkielkraut à France Télévisions !

    RépondreSupprimer
  31. Très beau portrait en effet.
    Un homme dense.
    Je retiendrai 2 phrases :
    "Je veux montrer à ces élèves que le vrai de la science n'est pas le seul vrai du réel"
    "Il ne faut pas se demander si une oeuvre d'art est utile mais de quel automatisme de pensée elle nous délivre"


    Duga

    RépondreSupprimer
  32. J'ai un truc super important à demander, au sujet de la République et du vivrensemble :

    Du saumon périmé le 13 avril 2010, vous le mangeriez quand-même, vous ?

    RépondreSupprimer
  33. Vite ! Beuche aux anciens combattants !

    RépondreSupprimer
  34. Si vous voulez vous intoxiquer, oui (pour le saumon).

    RépondreSupprimer
  35. Ah bon, vous êtes sûr ? Il sent bon !

    RépondreSupprimer
  36. Beuche aux anciens combattants, oui. Pour pouvoir toucher deux mots à Sollers qui se flatte à la moindre occasion d'avoir craché dans sa jeunesse sur un monument aux Morts pour la France en 14-18.

    RépondreSupprimer
  37. Au moins, vous vous intoxiquerez dans un certain plaisir olfactif...
    Mais non, n'y touchez pas, enfin !!!

    RépondreSupprimer
  38. Georges, mort pour la France en ayant mangé du saumon islandais, vous pourrez envoyer ça à NR pour la rassurer. Le mal est éradiqué, la bête immonde suffoque.

    RépondreSupprimer
  39. Moi, s'il sent bon, je le mangerais. Mais je pense que Catherine serait plutôt de l'avis de Beuche.

    Cela dit, c'est du saumon comment ? Fumé ?

    RépondreSupprimer
  40. mettez le saumon dans vos chaussettes et marchez 10 km. si le saumon sent la chaussette vous pouvez le manger, sinon ....

    RépondreSupprimer
  41. Adieu !

    (Vous direz à Finkie que je l'aimais bien.)

    RépondreSupprimer
  42. Islandais, le saumon ? C'est étrange.
    Si Georges réchappe à cette épreuve, nous aurons là un spécimen rare d'ondiniste indestructible.

    RépondreSupprimer
  43. Pour Georges, avec amitié :

    "L'Alsace, 10 janvier 1995

    Le 24 décembre au soir, dans une maison de Mulhouse, on a invité quelques amis. Pour commencer le dîner, on s'apprêtait à déguster quelques tranches de saumon. Le poisson n'était plus tout frais ... A vrai dire, les invités ont reconnu que la date limite de consommation était dépassée d'un ou deux jours. Mais bah, on sait bien que ces dates limites c'est rien que pour faire jeter et racheter. Aussi a-t-on décidé de passer outre et de déguster le saumon comme si de rien n'était. D'ailleurs, pour commencer, on a découpé le contour de chaque tranche et on l'a donné au chat qui s'en est régalé. Les invités passés à table se sont délectés pareillement et personne n'a rien remarqué.

    A la fin du réveillon, le maître de maison a sorti la poubelle parce que ça sentait très fort, un reste de poisson dans la poubelle. Il a ouvert la porte et là consternation ! Le cadavre du chat gisait en travers du paillasson. Les convives se sont vite rassemblés et, plus morts que vifs, direction les urgences pour se soumettre en groupe à un lavage d'estomac.

    Tard dans la nuit, en rentrant chez lui, le ménage des réveillonneurs est tombé sur un voisin. Celui-ci leur a fait part de ses voeux. Il a aussitôt enchaîné avec la mauvaise nouvelle qu'il ne pouvait garder pour lui : il s'excusait beaucoup, mais en rentrant sa voiture un peu plus tôt, il est passé sur le chat et l'avait sérieusement estourbi. Ils se souviendront de ce réveillon, mais personne n'en a voulu vraiment au voisin. La preuve, c'est qu'ils n'ont pas envisagé un seul instant de lui offrir le reste de saumon qu'ils avaient gardé pour le chat."

    RépondreSupprimer
  44. Oui oui, mange-le ce saumon, Georges...mais attends encore un petit mois, le saumon fumé, c'est comme le Romanée Conti, ça se bonifie...

    RépondreSupprimer
  45. Amusante, votre histoire, Jacques, mais elle doit avoir à peu près la même odeur que celle du chat dans la poubelle, puisqu'elle n'est rien d'autre que la redite d'une des Chroniques de la haine ordinaire de Pierre Desproges (1939-1988), en l'occurrence celle qu'il lut sur France Inter le 22 avril 1986, et dont j'imagine qu'il l'avait entièrement inventée.

    (Vous voudrez bien, Monsieur Goux, me passer cette nouvelle référence, en ces lieux, aux écrits desprogiens – dont Alain Finkielkraut, autant que je me souvienne, ne goûte d'ailleurs lui aussi qu'à petites doses l'humour –, référence qui vient malgré tout illustrer à sa manière la défiance finkielkrautienne que l'on doit très souvent avoir envers ce que l'on peut trouver sur le ouèbe.)

    RépondreSupprimer
  46. Si le saumon est fumé, je le mangerai. Sinon, oui aussi, mais cuit.

    RépondreSupprimer
  47. Catherine, ton commentaire arrive trop tard : Georges est probablement mort, à l'heure qu'il est.

    RépondreSupprimer
  48. C'est la luuuuuuuuuuuuteeeeeeeeeee finaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaleeeeeeeeee

    Je suis fumé.

    RépondreSupprimer
  49. Renoncez aux signes chimériques,

    Étrange Amérique !

    RépondreSupprimer
  50. Que de livres et encore des livres "des hommes étaient écrasés par une armoire et dans celle ci il y avait des livres et que disaient ceux ci, la raison de l'armoire est toujours la meilleure" ces petits profs sont toujours incorrigibles et conformistes, il a pris un sacré coup de vieux et puis fatalement il est inquiet "juif occupation à plein temps" et c'est contagieux, il n'en dort plus le pôvre. Qu'il parle à Finkelstein lui il en est sorti du ghetto et il ne peut même pas entrer dans le super ghetto pour trouble a l'ordre sioniste. PATHÉTIQUE .

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.