mercredi 26 mai 2010

Elles ont existé, les années 80 ?

Il va de soi que je ne m'adresse nullement aux moins de trente ans, ni même aux moins de quarante : vous pouvez dégager, les jeunes. Que s'est-il passé dans ces années 80 ? Rien. Pour moi, rien. Je n'ai à peu près pas dessaoulé. J'ai pourtant quatre ou cinq souvenirs qui surnagent.

L'élection de François Mitterrand en 1981. La mort de ma grand-mère paternelle, en août 1985. Et, pis, celle de Bernalin, en novembre de la même année. Novembre 1985, le 17, un dimanche. Nous étions chez Jef et Tica, avenue Ledru-Rollin, comme pour une veillée d'armes – André était venu de Strasbourg –, nous déjeunions. Et soudain, le téléphone a sonné.

« Mais, gros con, tu as déjà raconté tout cela ! – Oui, et alors ? Je n'ai pas le droit de faire chier tout le monde avec mes morts ? – Ben... si. – Ah, tu vois... »

Donc, Bernalin est mort, ce dimanche-là, à 28 ans. Et lorsque nous sommes arrivés, André et moi, dans cette chambre de l'hôpital Saint-Antoine, tes yeux étaient encore grands ouverts, et ta bouche aussi – je me souviens très bien de ta pauvre gueule à ce moment-là. C'était effrayant et pathétique, ça dépassait les mot. On n'était pas encore habitué ; aujourd'hui, ça va mieux, on a fait une chose qui t'échappe : on a vieilli. Des morts, on commence à en avoir un certain paquet, imagine-toi. Si on avait le temps, je te dirais, rien qu'à France Dimanche, combien j'en ai sur les épaules.

Mais tu m'emmerdes un peu : je n'avais pas du tout l'intention de te parler. Je voulais évoquer les années 80. Au cours desquelles je n'ai à peu près pas dessaoulé. Eh oui, c'est comme ça : le peu qu'il te restait à vivre, je l'ai gaspillé. Mais on reprendra demain...

Donc, le lendemain...


Dans la mesure où je passais ma vie dans les bars, je ne vois pas comment j'aurais pu faire autrement, d'ailleurs. D'autant que je travaillais alors avec une solide bande d'arsouilleurs. Ils sont tous partis, ceux-là. Soit en retraite, soit au cimetière. Ou encore l'un puis l'autre. Tenez, une journée type, pour vous représenter la chose. À cette époque, au rewriting, il y avait presque toujours une bouteille de whisky dans un tiroir. Mais jamais la même, vu que celle du jour défuntait généralement entre six et sept heures du soir, lorsque le travail commençait à s'apaiser. Ensuite, il y avait Les Sablons, le bistrot le plus proche, sur cette infernale avenue Charles-de-Gaulle qui cisaille Neuilly en deux. Les Sablons était le quartier général des reporters, que ne fréquentaient pas les rewriters. Sauf moi : je faisais polyvalent. Ou jonction. Ou zone-tampon. Et les tournées défilaient. Comme je carburais alors au double whisky, lorsque je quittais le bar pour aller dîner – seul ou avec des amis –, je devais avoir l'équivalent d'une bouteille de cet aimable breuvage dans la tête. À table, du vin, naturellement. Puis, le plus souvent, rapatriement au Café de la plage de la rue de Charonne, où défilaient alors les pintes de Guinness ou de Smithwick's, suivant l'humeur. Comment ne suis-je pas devenu alcoolique (juste ivrogne...) avec un tel régime ? Mystère. M'ont peut-être sauvé tous les week-ends passés chez mes parents, avec retour systématique en mode eau minérale. Mais on comprendra que mes souvenirs des années quatre-vingts soient du genre clairsemés. Je ne me rappelle même pas avoir lu des livres, hors ceux qui meublaient mes fins de semaine solognotes, justement.

Vers 1988 ou 89, j'ai commencé à en avoir sérieusement marre. Je sentais qu'il devait se passer quelque chose, mais je ne voyais pas du tout quoi. Et c'est alors, au moment où le dégoût de soi commençait de poindre, que, scénario impeccablement huilé, L'Irremplaçable est venue, un soir, me rejoindre au bar des Sablons...

Les années 80 étaient terminées, et je ne les ai jamais regrettées, ces connes.

39 commentaires:

  1. Je me souviens surtout que c'était la fin de années 70...

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  2. Vous jetiez déjà vos bières à la tête des patrons de bistro ?

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  3. Les années 80 ? Une décennie de merde...

    Oh, et... "arsouilleur ?" Vraiment ? Arsouiller, okay, mais, pas "arsouille" plutôt ?

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  4. Dorham,

    Salle gosse. C'était une décennie parfaite, celle de REM, des négresses vertes, de la Mano Négra, ... Celle de mes vingt ans.

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  5. Des émissions de Drucker, de toutes les merdes du TOP 50...Mis à part Battiston, je vois pas :)

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  6. Fredi Maque : oui, mais les années 70, je m'en souviens très bien, car je ne buvais que de l'eau...

    Catherine : ben oui... j'ai que toi sous la main !

    Nicolas : non, mais il m'arrivait de pisser le long de leur comptoir...

    Dorham : entièrement d'accord, pour les années de merde ! Et ce n'est pas la "musique" citée par Nicolas qui risque de me faire changer d'avis !

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  7. Les années 80 c'est une mode vestimentaire à chier.
    Mais c'est aussi les radios libres, une impertinence devenue rare chez nos humoristes, c'est Gainsbourg, Coluche, et, malgré la crise qui déjà pointait le bout de son nez, un reste d'insouciance de années 70.
    Pour mon destin personnel, ce fut une oppotunité professionnelle offerte par la gauche nouvellement aux affaires. On recrutait alors beaucoup dans tous les secteurs que l'état controlait peu ou prou.
    Ca n'allait pas durer.
    Globalement, la bande sonore de ces années là n'est pas terrible je trouve.

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  8. Fredi Maque : débuts de Coluche en "solo" : 1974. Débuts de Gainsbourg chanteur : 1958. Les années 80, c'est Coluche enn sous-abbé Pierre et Gainsbourg en n'importe quoi : pas de quoi s'en relever la nuit...

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  9. Chacun a sa période "conne". Votre papier me fait furieusement repenser à mes années 65-70… avec juste un peu moins de whisky. C’est con n’est-ce pas ? Mais aujourd’hui je me rattrape…

    @ Dorham – Oui, manifestement arsouille, ça ressort de sa "confession"… Parce que s’il avait arsouillé l’Irremplaçable, sans doute n’en seraient-ils pas là aujourd’hui. Et comme on dirait aussi en arpitan, il devait être un sacré bagolu dans les années 80 pour ne pas voir qu’autour de lui on était passé de l’ombre à la lumière !

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  10. Finalement, vous refusez d'ériger quelque découpage calendaire en concept à part entière, en objet de pensée... Ouf.

    "Donc, le lendemain..."

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  11. Didier Goux a dit...
    c'est Coluche enn sous-abbé Pierre et Gainsbourg en n'importe quoi : pas de quoi s'en relever la nuit...

    Bah...
    Je n'ai pas l'intention de vous contredire; j'ai toujours pensé qu'il n'y avait pas grand- chose à sauver de ces années là. Peut-être pouvions nous encore croire à une certaine liberté qui est aujourd'hui de plus en plus illusoire. Croire aussi que demain serait meilleur, quand nous savons désormais qu'il sera pire.
    En trente ans quoi de neuf? Ce pays c'est un peu plus enlaidi, les paysans achèvent de disparaître, la pollution est partout, le gouvernement protège les régimes spéciaux et moi je vais devoir bosser jusqu'à 65 ans comme mon grand-père.
    On avance, on avance...

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  12. Fredi Maque : Eh bien voilà, vous devenez raisonnable !

    (Et accordez-moi que le Gainsbourg des années 80 était grotesque plus souvent qu'à son tour...)

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  13. Comment ne suis-je pas devenu alcoolique (juste ivrogne...) avec un tel régime ? Mystère.

    Il faut effectivement une grande maîtrise de soi pour ne pas verser de l'ivrognerie à l'alcoolisme. Fréquenter ce faux-ami et le prendre pour ce qu'il est en pensant à la fontaine d'eau minérale.

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  14. (Et accordez-moi que le Gainsbourg des années 80 était grotesque plus souvent qu'à son tour...)

    Oui. Je suis fan de lui disons jusqu'à "Rock Around the Bunker" ou "l'Homme à la Tête de Choux".

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  15. Cette belle chanson du Gainsbourg des débuts.
    La solitude du prolo anonyme;

    Alcool:

    Mes illusions donnent sur la cour
    Des horizons j'en ai pas lourd
    Quand j'ai bossé toute la journée
    Il m'reste plus pour rêver
    Qu'les fleurs horribles de ma chambre

    Mes illusions donnent sur la cour
    J'ai mis une croix sur mes amours
    Les p'tites pépés pour les toucher
    Faut d'abord les allonger
    Sinon c'est froid comme en décembre

    Quand le soir venu j'm'en reviens du chantier
    Après mille peines et le corps harrassé
    J'ai le regard morne et les mains dégueulasses
    D'quoi inciter les belles à faire la grimace
    Bien sûr y'a les filles de joie sur le retour
    Celles qui mâchent le chewing-gum pendant l'amour
    Mais que trouverais-je dans leur coeur meurtri
    Sinon qu'indifférence et mélancolie
    Dans mes frusques couleur de muraille
    Je joue les épouvantails

    Mais nom de Dieu dans mon âme
    Brûlait pourtant cette flamme
    Où s'éclairaient mes amours
    Et mes brèves fiançailles
    Comme autant de feux de paille
    Aujour'hui je fais mon chemin solitaire
    Toutes mes ambitions se sont faites la paire
    J'me suis laissé envahir par les orties
    Par les ronces de cette chienne de vie

    Mes illusions donnent sur la cour
    Mais dans les troquets du faubourg
    J'ai des ardoises de rêveries
    Et le sens d'ironie
    J'me laisse aller à la tendresse

    J'oublie ma chambre au fond d'la cour
    Le train de banlieue au petit jour
    Et dans les vapeurs de l'alcool
    J'vois mes châteaux espagnols
    Mes haras et toutes mes duchesses

    A moi les p'tites pépés les poupées jolies
    Laissez venir à moi les petites souris
    Je claque tout ce que je veux au baccara
    Je tape sur le ventre des Maharajas
    A moi les boîtes de nuit sud-américaines
    Où l'on danse la tête vide et les mains pleines
    A moi ces mignonnes au regard qui chavire
    Qu'il faut agiter avant de s'en servir
    Dans mes pieds-de-poule mes prince-de-galles
    En douce j'me rince la dalle

    Et nom de Dieu dans mon âme
    V'là qu'j' ressens cette flamme
    Où s'éclairaient mes amours
    Et mes brèves fiançailles
    Où se consumaient mes amours
    Comme autant de feux de paille
    Et quand les troquets ont éteint leurs néons
    Qu'il n'reste plus un abreuvoir à l'horizon
    Ainsi j'me laisse bercer par le calva
    Et le dieu des ivrognes guide mes pas

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  16. J'ai longtemps aimé L'Homme à la tête de chou (moins maintenant). Mais le sommet de Gainbourg, ce sont ceux des toutes premières années et notamment l'album Confidentiel (1962 ou 63).

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  17. Fredi Maque : dans cette chanson, il y a encore des traces d'un univers à la Vian, je trouve.

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  18. 1971 : Histoire de Melody Nelson
    premier poème rock symphonique de l'histoire du disque... premier concept album frenchy

    1975 : Rock Around the Bunker
    autre album concept majeur, dans lequel gainsbourg le poète décadent se hisse au niveau d'un Charlie Chaplin pour ridiculiser le nazi régime

    1976 : L'Homme à tête de chou
    autre tentative de poème symphonique rock, moins homogène que Melody, mais de beaux textes bien verlainiens comme "Variations sur Marylou"

    1979 : Aux armes et cætera
    un des plus grands disques de reggae, enregistré au début de la vague jamaïquaine, avec les musiciens de Marley...

    Franchement dans le n'importe quoi, j'ai vu largement pire. Cette décennie est sans aucun doute la plus créative de Gainsbourg. Il a enregistré ses meilleurs disques qui d'ailleurs n'eurent aucun succès à l'époque... J'ai grandi dans les 33t de mes grands frères, heureusement qu'ils ont eu une jeunesse moins réac que la vôtre ! ;-)

    Pour la route un sonnet baudelairo-jamaïquain de sa période reggae. Et n'allez pas me dire que le grand Charles était un trouduc de grâce...

    Lola Rastaquouère

    Comment oses tu me parler d'amour toi hein ?,
    Toi qui n'as pas connu Lola rastaquouère,
    Je lui faisais le plein comme au Latécoère
    Qui decolle en vibrant vers les cieux africains


    Elle avait de ses yeux un vrai chat abyssin,
    Et ses seins, deux spheres, entre lesquelles,
    J'abandonnais deux mois de salaire,
    Pour y rouler mon pauvre joint.


    Quand dans son sexe cyclopeen,
    J'enfonçais mon pieu tel l'ulysse d'Homère,
    Je l'avais raide plutot amère,
    C'est moi grands Dieux qui n'y voyait plus rien.


    Dans la moiteur torride de sa croupe d'airain,
    On pouvait voir éclore des renoncules, par derrière,
    Et par devant un conifère rappelait un air jamaïcain.

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  19. les 80's : j'ai comme un arrière gout d'avoir passé mon temps à me faire enculer (*). C'est raide, désolé Didier, mais c'est comme ça.

    (*) et pas par les trous de nez, m'enfin !

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  20. Mais que vous ais-je donc fait ou point pour que vous me delistiez de votre dérouleuse si violemment et de manière aussi unilatérale ?

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  21. Moi j'en suis resté à 1979. "Quand t'es dans le désert" de ce bon Jean-Patrick.

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  22. Bertrao : désolé, mais j'ai commencé à me déprendre de Gainsbourg, justement à partir de Aux armes, etc. Et je note que vous ommettez soigneusement de parler de ses albums des années 80, qui étaient précisément celles qui m'occupaient dans ce billet...

    PRR : vous deviez être bien content de les voir se terminer, dites !

    Corto : je ne sais pas ! Ce m'est tout à fait incompréhensible, vraiment. Je vous remets (si je puis dire) illico.

    Farr : oh non, pitié PAS Capdevielle !

    (Savez-vous qu'il fut, un temps, rewriter à France Dimanche ? Une chose dont il ne se vantait jamais, du reste...)

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  23. La maitrise de soi n'a rien a voir pour faire d'un ivrogne un alcoolique, je peux en témoigner.Ce mélange des genres me fait penser à la phrase d'Antoine Blondin:"Je ne suis pas un écrivain qui boit, je suis un buveur qui écrit."Quand aux années 80 , elles montrent que les nuages de plus en plus lourds ont pris le pas sur un soleil de plus en plus pâle.

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  24. Trepel : je suis d'accord avec vous. Je crois que j'ai eu un immense coup de chance, et rien de plus.

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  26. Le seul problème, c'est qu'elles ont été suivies par les années 90.

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  27. Sur cette fameuse avenue de gaulle qui cisaille neuilly en 2, il y avait aussi, sur la droite en allant vers la défense, le siège de Kiss Fm, c'était le début des radios libres, un truc qui nous "appartenaient" à nous, les p'tits cons de tout juste 20 ans. On y faisait la fête , on s'abreuvait avec Bashung et cie. On inventait, sur les ondes un nouveau truc, un nouveau son, défunt depuis !
    Dommage

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  28. Je crois que j'ai eu un immense coup de chance, et rien de plus.

    Non.
    La chance n'a rien à voir avec ça.

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  29. Excusez-moi, Monsieur Goux, mais, enfin, les années 80, c'est tout de même un peu plus que ce que vous en dites ! C'est la consécration de la liberté de la presse ; c'est l'instauration d'un grand service de l'école laïque pour tous ; ce sont Germinal, L'Île au trésor, Bel-Ami, L'Ève future... ; c'est Yvette Guilbert à l'Eldorado, Aristide Bruant au Chat Noir, Sarah Bernhardt dans la Dame aux camélias... ; c'est l'âge d'or du caf'conc, le triomphe du comique troupier... ; la Tour Eiffel !... ; la Famille Fenouillard !

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  30. Solko : ah mais c'est que, moi, j'ai bien aimé les années 90 !

    Corto : c'est curieux, je ne la revois pas du tout, cette radio. Il faut dire qu'elle était, apparemment, de l'autre côté de l'avenue...

    Fredi Maque : si vous le dites...

    Chieuvrou : sans parler du p'tit Marcel Proust qui jouait tous les après-midi aux Champs-Élysées !

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  31. Ah ça, c'est vrai qu'il y a eu un "nouveau son" durant les années 80 (en fait, il fut conçu un peu avant), avec l'émergence de ces saloperies de synthétiseur et de boîtes à rythme...

    Faut vraiment avoir eu 20 ans durant cette période pour lui trouver quelque intérêt, spécialement en ce qui concerne la musique (c'est d'ailleurs un grand honneur que d'appeler ça "musique"). A part le disco, je ne vois pas pire que cette période.

    Bertrao a en effet confondu les décennies. La période 70 de Gainsbourg est plus qu'honorable, c'est vrai, mais celle, citée par Didier est plus féconde, plus féroce surtout. L'album "4" sur lequel figure "Black Trombone" est une vraie réussite aussi...

    Le Gainsbourg des années 80, c'est "Love on the Beat" et "You're under arrest", c'est pas fameux du tout, ça veut sonner comme toutes les daubes amerloques de l'époque, faussement "noir".

    C'est déjà miraculeux que Gainsbourg ait eu une carrière si longue (vu son mode de vie) et si féconde. Comme tous les artistes intéressants, l'atroce technologie des 80's l'a achevé.

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  32. Ma mémoire défaillait ce n etait pas kiss fm mais Chic Fm, à peu près là ou il y a, les locaux de M6 aujourd'hui

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  33. "Des émissions de Drucker, de toutes les merdes du TOP 50..."

    Oui triste époque mais dans toute cette mélasse il y eut aussi l'hiver, l'été mon vieuuuuux et pardessus (râpé) tout la tendresse créée en ces années.

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  34. Fredo, l'alcoolisme est une maladie, on l'a ou pas. Visiblement Didier, c'est ou pas et moi c'est pas ou pas donc je sais de quoi je parle.... Donc c'est bien une question de chance!! Avec le régime de DG en trois jours je suis mort ....

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  35. Geargies : mon EX-régime, siouplaît... Se serait-il prolongé de quelques années que je serais probablement mort itou.

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  36. Fredo, l'alcoolisme est une maladie, on l'a ou pas.

    Une maladie...c'est bien ce que je n'arrive pas à comprendre. Il m'arrive de faire des excès d'excès, j'aime le vin plus que de raison, et pourtant il me semble que je tiens tout celà à distance raisonnable. Aucune envie de remplacer le café par un petit blanc; aucun besoin de cette béquille pour faire ma journée; une tendresse pour l'eau le plus souvent et un dégout pour l'imprégnation. Comment devient-on alcoolique? Qelle fêlure se produit et à quel moment pour basculer du plaisir à la maladie?

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  37. On ne bascule pas du plaisir à la maladie!! Vous confondez le fond est la forme. L'alcoolisme est une sursensibilisation à l'alcool (contenu dans le vin, la bière tout ça ) qui peut créer une dépendance et pousser à la conso. Et s'aggraver jusqu'au delirium. Qu'on soigne , stade terminal par des perds d' alcool en intraveineuse. Histoire d'arrêter les hallucinations. Ça n'a rien a voir avec des beuveries répétées et qu'on peut arrêter du jour au lendemain! Bon etc mais zut j'arrete ( et je vais bien merci)

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  38. Excellent billet, Monsieur Goux. Toujours un grand plaisir de lire votre prose. J'ai moi-même bien connu les Sablons, mais quelques années avant vous (je bahutais dans le périmètre alors...). Nous nous y allumions au demi-comptoir car nos bourses modestes, à tout point de vue, ne nous permettaient guère d'autres breuvages. Puis nous enfourchions nos destriers pétaradant pour rejoindre nos flirts, çà et là, sans préférences, mais avec une certaine conviction.
    Kalle

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