dimanche 13 février 2011

Les glorieux révolutionnaires tunisiens prennent enfin des vacances. En Europe.


Il y a quelque temps, alors que le glorieux peuple tunisien ébauchait sa libération, desserrait les griffes du tyran agrippées à son cou, je disais en substance dans un billet (j'ai la flemme de chercher lequel – de toute façon on s'en fout) que cette insurrection était une très bonne chose, dans la mesure où, le dictateur chassé et la démocratie instaurée, les Tunisiens réfugiés en France auraient tous à cœur de repasser la Méditerranée afin d'aller participer à la fabuleuse reconstruction de leur mère patrie.

Raté. Contrairement à ce que je feignais de croire juste pour vous faire rire, c'est bien évidemment le contraire qui se passe, comme on l'apprend sans surprise disproportionnée dans cet article du Monde.fr – article où l'on relève par ailleurs cette phrase savoureuse (c'est moi qui souligne) :

« Cet exode intervient alors que le gouvernement tunisien de transition semble dépassé dans un pays en totale reconstruction après la chute du régime du président Ben Ali. »

Mot ancien et traditionnel : chaos.
Mot nouveau et modernœud : totale reconstruction.

Bref, ils sont déjà plus de cinq mille, ces petits chanceux de la révolution, à avoir débarqué clandestinement sur les côtes de l'Italie, laquelle commence à se demander ce qu'elle va bien pouvoir foutre avec eux, mais ce n'est pas le sujet. Ce que je me demande, moi, c'est ce qui a bien pu leur passer par la tête, pour fuir aussi vite un navire à bord duquel nos petits gauchistes ne rêvent que de s'embarquer pour souquer avec les autres vers des aubes splendides, ou en tout cas le prétendent à grands cris d'enthousiasme.

De deux choses l'une, n'est-ce pas : soit les Tunisiens n'ont pas de couilles, soit nos petits-bourgeois guévarisés sont des cons. Le choix reste libre.

30 commentaires:

  1. Si j'étais moi-même un gauchiste décérébré, je tiendrais mon argument tout près : ce ne sont pas des migrants, mais les tortionnaires de Ben Ali fuyant la juste colère du peuple libéré…

    RépondreSupprimer
  2. Ceci dit depuis Antoine Sfeir (2011 après JC) nous savons que le Magrheb a vocation a repeupler l'Europe.

    RépondreSupprimer
  3. Fredi : oui, il vaut mieux s'y sfeir.

    Fidel : ah, non, moi c'est pire, je suis un con nauséabond, ce qui oblige Catherine à vivre avec toutes les fenêtres ouvertes.

    RépondreSupprimer
  4. Ben non, je ne sens rien, c'est que je dois puer aussi ! J'avais vu ça au journal hier soir, mais j'avais rien dit, j'étais sûre que ça allait t'énerver.

    RépondreSupprimer
  5. Mot ancien et traditionnel : chaos.
    Mot nouveau et modernœud : totale reconstruction.


    Mon pays libéré j'y retourne heureux qui comme Ulysse, je ne le fuis pas.

    RépondreSupprimer
  6. Ça ne m'énerve pas, ça me fait rire : c'était tellement prévisible.

    Et je ris d'avance de la mine longue comme un jour sans pain des mêmes gauchistes quand la situation va se décanter en Égypte…

    RépondreSupprimer
  7. Ils seront bien accueillis chez nous, même par les flics:
    http://www.lepost.fr/article/2010/05/07/2064470_stage-sur-la-culture-maghrebine-voici-ce-que-les-policiers-y-apprennent.html

    RépondreSupprimer
  8. J'ai une idée pour les cinq mille Tunisiens : il n'y a qu'à les faire venir dans les banlieues françaises, on leur donnera des minima sociaux, des appartements merdiques et vétustes… et des indemnités chômages. comme cela on pourra dire que la France est une terre d'accueil et de tolérance. C'est pas beau ça? C'était pourtant très simple…
    Quoi? on en a déjà des millions comme ça. Oh mais non, mais non…

    RépondreSupprimer
  9. Pourquoi de deux choses l'une ?

    Cela dit, les Italiens ont déjà fait savoir que les figurants auto-recrutés de l'adaptation cinématographique du Camp des Saints avaient vocation à être renvoyés chez eux par la peau du cul.

    En avion, quand même, ce qui me paraît une dépense inutile. Comme s'il n'y avait pas de place dans les cales des bateaux...

    RépondreSupprimer
  10. pluton a dit...
    Excellent !

    Mais encore ?

    RépondreSupprimer
  11. Orage : votre lien comme sur un plateau !

    Pluton : non, non, je peux faire mieux…

    Julie et Marchenoir, je pense que je vais vous marier ensemble et réserver un petit.

    Fredi Maque : excellent, c'est tout !

    RépondreSupprimer
  12. Vous aviez prévu aussi j'imagine la grande délicatesse de Marchenoir!

    RépondreSupprimer
  13. "Si un immigré de première génération tutoie un policier, cela ne signifie pas forcément un manque de respect, car il n'existe pas de vouvoiement en arabe." (Un commissaire divisionnaire reponsable de la formation de la police)

    Et si un immigré de deuxième génération encule la police, je suppose que c'est une marque de respect, puisque les Arabes passent leur temps à niquer tout le monde et leurs mères ?

    http://vodpod.com/watch/2369051-il-baise-sarkozy-et-encule-la-police-

    RépondreSupprimer
  14. Pierre : pas de délicatesse pour les ennemis de la délicatesse.

    RépondreSupprimer
  15. J'active le lien de M. Marchenoir. Par délicatesse.

    RépondreSupprimer
  16. J'active le lien de M. Marchenoir. Par délicatesse.

    Merci.
    Mais pour le coup j'hésite.
    La concurrence est rude.

    RépondreSupprimer
  17. Fredi Maque, les billets de Didier me mettent d'excellente humeur, voilà voilà... Quant aux commentaires aussi interminables qu'affûtés et non moins tranchants... le sable du bac est vraiment irritant, muqueuses sensibles s'abstenir!

    Pluton dermato ;))

    RépondreSupprimer
  18. Monsieur Marchenoir vous avez noté le manque de délicatesse de cette population sur la photo? Vous avez l'oeil vif.
    Votre ami Ben Ali, celui de Didier Goux et de tous ses affidés ici, ("Excellent Didier, excellent") en a jeté sur les routes de l'exil bien plus.

    RépondreSupprimer
  19. fredi maque a dit...
    J'active le lien de M. Marchenoir. Par délicatesse.

    Merci.
    Mais pour le coup j'hésite.
    La concurrence est rude.

    Ca n'a pas sa place ici et aurait dû la trouver dans le sujet précédent en réponse à hoplite.

    RépondreSupprimer
  20. En ce qui concerne votre conclusion, je dirais les deux "mon général".
    Les tunisiens n'ont pas de couilles et les gauchistes sont des cons. Mais ça on le savait déjà.

    RépondreSupprimer
  21. @ Pluton: il ne faut pas s'asseoir dans le bac à sable... Geargies.

    RépondreSupprimer
  22. et pendant ce temps la, les résistants sur canapé mélenchoniens de la 25e heure sont passés à un autre centre d'intérêt que la tunisie.

    RépondreSupprimer
  23. Quel joyeux bordel.

    Dans cette troupe là, doivent se trouver d'anciens kappo, des ambitieux souhaitant faire carrière dans le Rap, un ou deux ailiers gauches de football, quelques voleurs de poules, peu de maçons, etc, etc, etc.

    RépondreSupprimer
  24. Ne vous en faites pas Didier, bientôt arrivent les égyptiens.
    Chouette encore des rappeurs et des footballeurs.
    Comprends qui peut, mais je ne veux pas me marier avec Marchenoir, ni avec un autre.

    RépondreSupprimer
  25. "Il y a des gens qui demandent l'asile politique mais aussi ceux qui fuient la pauvreté et les grèves" dans le même article, l'asile politique et j'ai aussi péché cela dans les commentaires:

    s tee 13/02/11 - 18h04

    L'article n'est pas signé? En citant longuement Maroni, et ses propos proches de ceux du FN, en insistant lourdement sur le chaos tunisien --sur lequel vs restez bizarrement assez vague- vous avez bien réussi a creer un climat de peur. Une revolution engendre necessairement ce que vs appelez avec tant de condescendance du "chaos et du flou". En somme, sous couvert d'immigration clandestine (la fameuse invasion...) cet article incite les lecteurs a ne surtout pas aller en Tunisie... C'est nul.

    Je crois que tout est dit.

    RépondreSupprimer
  26. "peu de maçons"
    Si! Mais des mauvais...

    RépondreSupprimer
  27. "Mais des mauvais..."

    Et même pas francs...

    RépondreSupprimer
  28. Tout à fait d'accord avec le billet ... et les com pour l'essentiel.
    Une remarque : la Tunisie est un pays musulman caractérisé par une forte influence française : haut niveau d'éducation de style bac+n (entendez par là un long stage en université dépourvu de formation professionnelle) et leur révolution, outre la révolte anti-Ben Ali, était assise sur une réclamation de jobs.

    Alors, et ce fut dit plus haut, il n'y a pas d'issue chez eux. Et ça tombe bien puisque nos élites sont demandeurs d'immigration sélective : de bac+n ignorants.

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.