dimanche 6 septembre 2009

Le pire c'est que je m'en fous !

Le prochain Brigade doit être chez l'éditeur le 15 de ce mois. À l'extrême rigueur le 20. Non seulement il n'est pas commencé, mais je viens en outre de passer mes deux premières journées de “vacances” en mode “totale glandouille”, à relire la biographie de de Gaulle par Lacouture – que je me permets de vous recommander chaudement, notamment le premier tome (il y en a trois), sous-titré Le Rebelle.

En plus, je n'ai même pas honte ! Pas le plus léger soupçon de mauvaise conscience, comme il arrive d'ordinaire. Je me demande si cette absence de remords traduit mon accession à une certaine forme de sagesse, ou, au contraire, une irrémédiable plongée dans la sénilité précoce.

Sinon, je vais embarquer mes lecteurs chez les gâte-sauce, puisque l'histoire se déroule dans une école de cuisine. Dès le premier chapitre, ils auront droit à une fille retrouvée noyée dans la crème chantilly du gâteau géant d'où elle était censée jaillir, telle Aphrodite de l'océan : on voit tout de suite le côté vraisemblable et réaliste de l'affaire...

17 commentaires:

  1. vous écrivez un livre en 15 jours ? je suis admirative et envieuse

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  2. Bah, déjà le 24 août vous vous en foutiez manifestement!

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  3. mouais? me méfie de Lacouture. ce gars passait le réel au crible de son prisme idéologique; un journaliste français, quoi.

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  4. Et dans les personnages secondaires, il y en a un qui finira bouilli dans le couscous de fin de ramadan que la perfide Farida et ses trois frères, aussi sadiques et teigneux l'un que l'autre, offriront aux membres de leur mafia ? Ou une matrone qui, n'ayant mangé toute sa vie que du saindoux tourangeau , cher à chieuvrou, étouffera entre ses deux mamelles géantes, un flic trop curieux ?

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  5. une nana à poil sortant d'un gâteau à la crème ? Mais c'est mon rêve d'hier soir ça !

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  6. Suzanne,

    Petit rectificatif : nous sommes gens civilisés au jardin de France, aussi ne mangeons-nous point le saindoux mais nous contentons de nous en frictionner le corps, l'été pour éviter les piqûres de moustiques, l'hiver pour nous permettre d'effectuer nos bains rituels dans notre blonde Loire, et le reste de l'année pour simplement sentir bon.

    Monsieur Goux,

    Je me permets de vous rappeler que, selon un mot fameux, les deux signes avant-coureurs de la sénilité précoce chez l'homme sont, dans l'ordre, pour le premier, le fait d'oublier de fermer sa braguette et, pour le second, le fait d'oublier de l'ouvrir.
    Tout cela est certes un peu trivial, mais devrait malgré tout, j'ose en tout cas l'espérer, grandement vous rassurer sur votre état.

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  7. J'aimerais un titre bien vintage, comme "Nues, violées et strangulées dans la crème du pâtissier pédéraste".

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  8. Olympe : il y en a certains, dans ma folle jeunesse, qui ont été écrits en quatre jours...

    (Mais il faut voir la qualité du truc, hein !)

    Orage : oui, mais le 24 août c'était normal : j'avais tout mon temps !

    Hoplite : non, non, je vous assure, c'est une excellente biographie. On y sent les tiraillements de l'auteur entre sa fascination pour son sujet et une certaine volonté d'y résister.

    Suzanne et Chieuvrou : j'ai peur que le saindoux tourangeau ne manque un peu de glamour...

    PRR : la mienne n'en sortira pas puisqu'elle sera morte : désolé de briser le rêve...

    Chieuvrou-bis : en effet, je ne suis pas encore au stade ultime de la sénescence.

    Appas : cela devrait, plus classiquement, s'intituler "Les épices de l'amour". Décevant, non ?

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  9. du saindoux en touraine ?! non mais ho on a les meilleures rillettes au monde tout de même !

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  10. Je suis heureux, Didier, de vous voir occupé à de saines lectures. J'ai moi-même apprécié le remarquable travail de Lacouture. Une réserve, cependant : je regrette que le troisième tome, sous-titré "Le Souverain", soit organisé de manière thématique et non chronologique.

    (Ah oui, l'été prochain, avec l'Irremplaçable, je vous verrais bien "squatter" la Boisserie. Figurez-vous que les grands jours on peut y surprendre l'amiral de Gaulle en robe de chambre en train de faire des confitures.)

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  11. Je me vois mal tartiner une fille de rillettes, fussent-elles de Tours : pour la bandaison, cépatop...

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  12. Juste un mot pour appuyer les impressions précédentes au sujet du De Gaulle de Lacouture qui est vraiment un must-read, avec les mêmes regrets que M. Borhen pour l'agencement du troisième tome, et aussi une affection particulière pour le premier volume qui se dévore avec goinfrerie.

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  13. Christophe et Evan : j'ai éprouvé le même regret que vous, lors de ma première lecture, en 1987 ou 88. Mais il faut reconnaître que, la complexité des dossiers étant ce qu'elle est,l'ordre chronologique n'aurait pas contribué à clarifier les choses pour le lecteur.

    Cela étant, le premier volume reste le plus "lumineux", et sans doute le plus surprenant pour quelqu'un connaissant mal de Gaulle (ce qui était bien sûr mon cas alors).

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  14. Cette enfilade de commentaires "saindoux - écriture- De Gaulle - braguette" est assez étrange.

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  15. Oui, hein ? C'est le syndrome BM qui court-circuite les neurones de tout le monde.

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  16. Et un chef façon Cyril Lignac avec cheveux gras et pellicule ça le ferait non pour ce BM ? Je ne pense pas qu'il déparerait là dedans ! Vous m'en direz des nouvelles.

    Gérard de Villiers n'a jamais de remarques sur les dérives gouxiennes qui peuplent vos BM ?

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