jeudi 15 janvier 2009

Le Génie grandit...

« Deux éléments entrent dans la composition du génie : une affinité avec le divin et une force procréatrice. On ne peut dénommer génies à proprement parler que ces hommes dont la production reflète quelque chose du sens divin du monde, dont la création détermine un exhaussement de la vie. De l'oeuvre du génie émanent une lumière et une force. Elle éclaire l'esprit et la réflexion, elle purifie et ennoblit les passions, elles suscitent des images qui informent notre vie. La plus haute intensité de l'esprit, le plus haut degré du pouvoir d'invention et de description ne constituent pas encore le génie, si à cette oeuvre manque la force qui éclaire et fait fructifier. »

Ernst Robert Curtius, Balzac, éditions des Syrtes, p. 20.

Ernst Robert Curtius est l'un des plus grands critiques de la première moitié du siècle (le vrai, le XXe...), et sans doute le plus fin connaisseur allemand de la littérature française. Ami de Proust, Gide, Valery, etc., on lui doit entre autre l'étude remarquable sur Balzac que je suis occupé à relire, ainsi qu'une autre sur Marcel Proust, que je ne parviens malheureusement pas à trouver.

Il convient de noter aussi que, dans la citation que j'ai faite, Curtius ne parle pas de Balzac mais de Joyce, et que ce paragraphe est extrait non du livre lui-même, mais d'un texte écrit par Charles Du Bos en 1930, et qui lui sert de préface.

Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas, la maison reste ouverte à l'heure du déjeuner...

12 commentaires:

  1. Euh ouais , moi j'ai une requête tonton. Tu peux reformuler avec que des mots de moins de trois syllabes et des phrases simples ?

    Pour ta nièce mononeuronée ?

    (non j'plaisante, pour une fois, j'ai compris.)

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  2. Moi pas tout compris (moi pas génie non plus...)

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  3. D'où l'expression : "c'est divin". On ne peut plus d'accord, je suis. Suffit d'écouter "A Love Supreme" pour finir d'en être convaincu.
    On pourrait peut-être parler de transcendance (pour les athées que je dis ça).

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  4. Rien compris. Le texte de Wafa Sultan est nettement plus clair.
    Au fait, vous n'auriez pas un problème avec l'Islam, M Goux ?

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  5. L'Eugenie Grandet

    Pfiou... (Saint Boby Lapointe, p riez pour lui !)

    Suzanne

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  6. A l'époque où j'étudiais la littérature à Nanterre, je me souviens que la lecture approfondie des différents ouvrages de Curtius était hautement recommandée ! A juste titre.

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  7. Abebooks signale trois exemplaires disponibles de l'édition Suhrkamp, 1952 du "Marcel Proust" de Curtius :
    http://www.abebooks.fr/servlet/SearchResults?an=Ernst+Robert+Curtius&sortby=3&sts=t&tn=marcel+proust&x=0&y=0

    Pascale Gilbert

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  8. pardon, c'est une édition en langue allemande.
    P Gilbert

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  9. nous n'avons pas du tout les même valeur :)

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  10. Il semblerait que vous citiez un texte sur Balzac qui ne parle pas de Balzac, écrit par un Curtius, qui ne l'a pas écrit.
    C'est quand même assez fort comme mystification.

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  11. Genri : le texte que je cite a bien été écrit par Curtius, à propos de Joyce. Dans l'article que Du Bos a consacré en 1930 à l'Allemand, il le cite. Puis, le texte lui-même de Du Bos a été utilisé comme préface à la nouvelle traduction du Balzac que j'ai entre les mains.

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  12. Alors, c'est de l'arnaque ?

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