samedi 24 janvier 2009

Un peu de poésie dans ce monde de brutes

Pour ceux d'entre vous qui s'intéresseraient à ce merveilleux poète que fut Paul-Jean Toulet, Alain Finkielkraut lui consacrait, ce matin, son émission de France-Culture, avec pour invités Frédéric Martinez, biographe de Toulet, et Renaud Camus, fin connaisseur de son oeuvre. C'est ici.


« La nuit a été donnée à l'homme pour qu'il se repose de l'homme. »

P.-J. Toulet

8 commentaires:

  1. "comme un grand fleuve noir où s'engourdit la nage".

    Oui, c'était un excellent moment. Les émissions que Finkielkraut consacre à la littérature sont souvent les meilleurs, celle-ci n'y déroge pas. Avec aussi un très bon Renaud Camus. Quel plaisir d'entendre de la poésie lue à la radio.

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  2. « La nuit a été donnée à l'homme pour qu'il se repose de l'homme. »

    Je ne connaissais pas, mais j'aime beaucoup!

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  3. D'Almendralejo : ravi d'avoir pu faire plaisir à au moins un lecteur !

    Mlle Ciguë : lisez les Contrerimes de Toulet. Et, aussi, son roman Mon amie Nane.

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  4. En plus de 'Voici' et 'Gala' ??? Dur !

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  5. Essayez "à la place"...

    (Je sais, c'est violent.)

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  6. Excellente émission !

    Un regret: est-ce que ça va devenir impossible de parler d'un écrivain du passé sans insister sur le fait que, s'il était sans discussion antisémite, homophobe, sexiste ou trucs dans le genre, on réprouve ses idées, ce côté de son oeuvre avec la plus grande vigueur et qu'en aucun cas, le fait qu'on l'apprécie et qu'on incite à la lire ne signifie qu'on partage ses points de vue idéologiques , qu'il faut d'ailleurs remettre dans un certain contexte, et tralali, et tralala... Je suis déçue qu'Alain Finkielkraut se prête à ça. Bon, juste un petit peu déçue, parce que la suite de l'émission était du petit lait pour ceux qui aiment et Toulet et Camus. Le pauvre biographe a été largué, complètement largué.Il connaissait moins son sujet que Renaud Camus, intarissable et passionné, qui lisait si bien les poèmes de Toulet, avec sa voix un peu voilée. C'est amusant, d'ailleurs, comme ce Camus, qui passe si mal à la télévision lorsqu'il s'agit de parler de son Journal, qui reste sans voix, comme atteint du syndrome de l'esprit d'escalier dès qu'on lui ressert les tenants de l'éternelle "affaire", devient volubile, avec de belles envolées, quand il parle d'un poète qu'il aime.

    Suzanne

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  7. Suzanne : d'accord avec vous : j'ai été un peu éberlué d'entendre Finkielkraut verser dans cette tarte à la crème bienpensante. Heureusement, ça n'a guère duré : c'était comme un "passage obligé", ce qui rendait l'affaire d'autant plus triste, plus pesante.

    Pour ce qui concerne RC, cela tient à ce qu'il est, je crois, un excellent "discoureur" (je ne trouve pas de mot plus approprié pour l'instant) mais un piètre débatteur (ou même bateleur...), ce qui est indispensable si l'on veut faire bonne figure dans les foires d'empoigne télévisuelles.

    Et puis, là, personne n'essayait de le piéger, de lui faire avouer je ne sais quel inavouable, etc. Il s'agissait juste de profiter de ce qu'il pensait avoir à dire sur un sujet qu'il connaît merveilleusement.

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