mercredi 23 juillet 2008

Puis vint le joli temps des enfants morts

D'abord, vous noterez que le titre de ce billet est un impeccable décasyllabe, coupé à 6-4 comme il se doit, et non à 5-5 comme un vain peuple voudrait qu'il fût.

Ensuite, quoi ? Une prise de conscience salutaire dont je viens de m'aviser. Peut-être inspiré par l'exemple de mon excellent ami Marchepied, un brave habitant de Saint-Marcel (banlieue de Chalon-sur-Saône (sans accent circonflexe ni "s", contrairement à Châlons-sur-Marne, ma ville natale, rebaptisée Châlons-en-Champagne par d'obscurs connards)) a sottement oublié sa progéniture dans sa bagnole et l'a, comme il se doit, retrouvée morte. Sottement ? Nenni ! Nous sommes en présence d'une courageuse avant-garde (vanguardia, en espagnol) qui a enfin pris conscience de la dramatique surpopulation du globe, et qui, ce faisant, a décidé d'appliquer de drastiques mesures de déflation humaine, en commençant par eux-mêmes. C'est bien.

Mais on peut faire mieux. Rendons-nous bien compte que si chaque père de famille se contente de supprimer son propre enfant et s'en tient là, on n'arrivera à rien de probant. Il est donc indispensable de prendre exemple sur ce courageux chauffeur de car qui, à Allinges (Alpes-de-Haute-Provence (anciennement Basses-Alpes : encore des cons prétentieux)), a pris sur lui d'en tuer sept d'un coup, tel le brave petit tailleur de notre enfance.

Un exemple qu'il ne suffit pas de méditer : il faut le suivre !


Document annexe : dans un truc qui porte le nom de Creusot infos, cette légende-photo :

C'est à côté de ce taxi que le papa a garé son véhicule
quand il a accouru au centre de secours de Saint-Marcel

On notera que, même lorsque qu'il laisse mourir son enfant dans des circonstances probablement atroces, de nos jours, un père reste un «papa». C'est consolant.

36 commentaires:

  1. Vous auriez pu mettre la photo du taxi.

    Et arrêtez d'encapsuler les parenthèses, c'est moche.

    RépondreSupprimer
  2. Il aurait pu devenir lecteur de "Brigades mondaines" !

    Requiem in aeternam !

    iPidiblue croque-mort

    RépondreSupprimer
  3. Finalement vous avez gardé de vos années d'enfance le côté prêtre en chasuble qui fait de beaux sermons ! C'est très émouvant cette fidélité ...

    iPidiblue corpus dei

    RépondreSupprimer
  4. Nicolas : vous commentez trop vite : il y a une photo !

    En bon lecteur camusien, j'aime les double, voire triple ou quadruple parenthèses, désolé...)

    iPidiblue : arrêtez de vous foutre de moi ou il va vous arriver des bricoles (dans une voiture fermée et garéer au soleil).

    iPidigoux mauvais moine

    RépondreSupprimer
  5. Bon, je me vante, je me vante, mais je viens de fermer une parenthèse qui oncques ne fut ouverte...

    RépondreSupprimer
  6. C'est qui les fées penchées sur le berceau ?

    RépondreSupprimer
  7. L'Irremplaçable et ses frangines inconnues ?

    RépondreSupprimer
  8. Dites tout de suite que je suis un mauvais berger !

    iPidiblue voué aux gémonies par le maître de céans !

    RépondreSupprimer
  9. "Mon excellent ami Marchepied."

    Hé. Ho. J'aimerais bien qu'on arrête de se foutre de ma gueule.

    RépondreSupprimer
  10. Je pense que d'un point de vue statistique, il serait plus rentable de zigouiller de jeunes adultes. En effet, ceux-ci ont une probabilité plus importante que des enfants de se reproduire (ceux-ci peuvent décéder d'eux-même avant d'arriver à l'age des galipettes).

    Un petit Verdun, peut-être ?

    RépondreSupprimer
  11. A-t-on pensé aux vieux cons ?

    iPidiblue étude en mineur

    RépondreSupprimer
  12. Tiens moi j'aime bien l'encapsulage de parenthèses !

    RépondreSupprimer
  13. Et vous faire mettre, vous aimez aussi, Zoridae ?

    RépondreSupprimer
  14. Pssssst soleil sale, persiste dans ton oubli ! En attendant je t'encule et n'y éprouve aucun plaisir particulier.

    Marcel

    RépondreSupprimer
  15. Monsieur Marchenoir : depuis quand servez-vous de Marchepied ?

    Franssoit : vous avez tort, vous ne tenez pas assez compte du bienheureux cancer qui décime joyeusement les adultes, alors que ces connards d'enfants, sauf bienheureuses exceptions, ont tendances à n'en être que très peu victimes. (Il faut le savoir.)

    iPidiblue : on ne pense qu'aux vieux cons : ce blog leur appartient pleinement.

    Zoridae : on s'encapsule quand vous voulez. (Entre parenthèses.)

    Soleil sale et Marcel : Non, rien... On sait qui vous êtes...

    RépondreSupprimer
  16. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

    RépondreSupprimer
  17. Il y a 4 jours, je me disais, un père qui oublie son enfant dans sa voiture, ce ne peut être qu'anecdotique. Qu'on lui coupe les couilles, ça lui évitera de faire rôtir sa future progéniture.
    Hier, ça recommence. Un connard oublie sa fille pendant 6 heures dans une voiture en plein cagnard... Pourtant il avait lu les journaux, il savait que c'était dangereux...
    De deux choses l'une...
    Hypothèse 1: Ces deux faits n'ont rien à voir. (Il y a tant de cons sur cette planète)mais les deux histoires présentent des similitudes...
    Hypothèse 2 : La presse ne trouve rien de mieux que d'en faire un "marronier", comme elle le fit il y a quelques années avec le suicide des policiers cocus et c'est vraiment un phénomène récurent.

    23 juillet 2008 21:00

    RépondreSupprimer
  18. Olivier : le problème des "marronniers" (avec deux "n"...), c'est qu'ils traduisent toujours des phénomènes RÉELS. Tellement réels, qu'ils finissent par être usés. Mais néanmoins réels.

    RépondreSupprimer
  19. Des psy nous expliquent sur les radios et les télés que ce genre d'acte n'est pas si involontaire que ça. Il parait même que ça n'arrive qu'aux hommes ( et pas aux femmes).

    RépondreSupprimer
  20. la chute de votre billet et sa clausule sont.. mortels..
    dgeargies

    RépondreSupprimer
  21. 2 N à maronnier, ( pas fait exprès)
    Didier, la question que je me pose est de savoir s'il y a autant de cons dans ce pays pour oublier un môme dans une voiture.
    Je ne remets pas en cause le sérieux de la presse, mais je me souviens il y a quelques années, ou chaque soir, où presque on nous annonçait un suicide d'un policier. S'agissait il d'un malaise de la police, ou s'agissaient il de cas individuels qui n'avaient rien à voir avec le fait qu'ils soient policiers.
    Dans le cas présent, ceux qui laissent mourir leurs mômes dans leurs bétaillères à cathos sont pharmacien ou ingénieur dans le nucléaire ( donc à priori pas des cons)
    Soit il s'agit de deux phénomènes isolés qui surviennent en même temps...
    Soit il s'agit de quelque chose de suffisament fréquent et la presse a raison de dire : "attention le feu ça brûle"
    J'ai un peu de mal à comprendre cette histoire.

    RépondreSupprimer
  22. Ah bon ! Vous savez alors ?

    Marcel

    RépondreSupprimer
  23. Ben non, Marcel, je ne sais pas...
    Et vous, des nouvelles de Georges?

    RépondreSupprimer
  24. Merde, je ne sais pas ce que j'ai fait de mon gamin.
    J'ai dû l'oublier quelque part.

    RépondreSupprimer
  25. J'avais zappé ça tiens.
    Olivier P à 21h06 parle du suicide des policiers cocus !

    Mais quel con celui-là.
    Arrêtez de faire des hypothèses, va... ça vous épuise.

    RépondreSupprimer
  26. Il faudrait interdir aux policiers d'emmener leur arme de service à la maison quand ils sont cocus.
    Juste autoriser la matraque pour battre leur femme.

    RépondreSupprimer
  27. Par contre, Sniper, moi je t'autorise à apporter ton arme de service partout où tu vas, à défaut de matraque, et à t'en servir.

    RépondreSupprimer
  28. Réflexion en passant: J'ai un peu de mal àvec les ruptures de ton dans les blogs.

    Passer d'un billet émouvant (la jeune fille malade) à un billet au titre cynique et au texte humoristique sur les morts d'enfants par accident ou négligence coupable: ce n'est pas le billet qui me renfrogne, mais la surenchère de commentaires sur le suicide des flics ou l'infanticide estival, qui sont comme un coup de gomme sur le second degré du texte auquel ils répliquent.

    Si tu n'as rien d'aimable à dire sur quelque chose ou quelqu'un, eh bien, ne le dis pas (La maman de Pan-Pan dans Bambi. Aujourd'hui, je ne suis pas d'accord avec la maman de Pan-Pan, et je grogne.

    RépondreSupprimer
  29. Suzanne, vous avez bien raison de grogner si l'envie vous en prend : ce blog n'est pas UNIQUEMENT pour chanter les louanges de son taulier...

    RépondreSupprimer
  30. Sniper, vous devriez éteindre votre radio et votre télévision, et passer au confessionnal pour tous vos prochains actes involontaires.

    RépondreSupprimer
  31. Didier,

    Il n'y aurait alors pas assez de contenu.

    RépondreSupprimer
  32. Finalement, il y a bien un lien entre les deux affaires.
    Dans le 1er cas, le pére est pharmacien et dans le deuxième cas, la mère est pharmacienne...
    Bon, j'arrète là, Bénédicte va encore me traiter de con et je risque d'y prendre goût

    RépondreSupprimer
  33. Ah ! je savais bien qu'il fallait taper sur le Didier, on peut même le laisser tout seul pendant des heures en plein soleil !

    iPidiblue papa pas poule

    RépondreSupprimer
  34. Bien : la photo. Bizarre l'ambiance, le petit est très souriant, (au bord du fou rire) les fillettes curieuses, éberluées, méfiantes. Et le décor, un intérieur italien, roumain ? C'est une veillée catholique ?
    Anna R.

    RépondreSupprimer
  35. Les medias oublient dans tout ca de parler des graves problèmes de stationnements dans les centres urbains...
    :-)

    RépondreSupprimer
  36. Ah, mais il continue, le bougre ! C'est limite fout-la-trouille...

    RépondreSupprimer

La boutique est rouverte… mais les anonymes continueront d'en être impitoyablement expulsés, sans sommation ni motif.