samedi 15 novembre 2008

Quand les Sénégalais se foutent de nous (et d'eux-mêmes au moins autant)

C'est sans doute excessif, c'est méchant, de mauvaise foi, grinçant, caricatural, cynique, probablement condamnable... et fort drôle.

10 commentaires:

  1. J'ai cru moi aussi apercevoir à plusieurs reprises, comme tout un chacun, sans doute, des individus présentant au moins certaines des caractéristiques décrites dans ce texte, dont la méchanceté ne m'apparaît donc pas forcément gratuite.

    Cependant, pourquoi diable n'avez-vous pas mis directement le lien vers le site sénégalais, plutôt que de nous faire transiter par celui, plus que pénible, d'une autre catégorie de gros cons, d'un tout autre genre, certes, et même d'un genre tout à fait opposé, mais de gros cons quand même ?

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  2. Chieuvrou : alors, comme ça, vous n'aimez pas les sites d'extrême-droite ? Ça me surprend de vous...

    (Smiley, hein !)

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  3. C'est méchamment drôle. Je suis allée sur le site de l'auteur de cet article et j'ai tapé son nom dans Ggle : le récit de ses démélés feuilletonnesques avec les autorités de son pays vaut son pesant d'arachides.
    Du coup, je défais mes tresses africaines.

    Suzanne

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  4. Ce qu'il y a de plus terrible dans cette caricature, c'est qu'elle n'est pas tellement éloignée de la réalité, du moins de celle que je connais. Pour en faire l'expérience laissez-vous guider par le son des d'jumbés et vous vous retrouverez vite en compagnie de gros et de grosses à peine moins pires que les portraits dépeints par Christian Costeaux.

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  5. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  6. Didier Goux :

    « Chieuvrou : alors, comme ça, vous n'aimez pas les sites d'extrême-droite ? Ça me surprend de vous...

    (Smiley, hein !) »


    Non, le fait est que, de façon générale, je ne les apprécie guère, surtout, d'ailleurs, s'il y a un trait d'union incorrect à « extrême droite »...

    (Smiley aussi, eh !)

    Cela dit, je ne pense pas que vous me contradirez si je vous dis que, de la même manière que nous sommes tous peu ou prou le con de quelqu'un, nous avons à peu près toutes les chances de nous retrouver un jour ou l'autre à l'extrême droite d'un autre (ou du même, du reste, auquel cas il y a peu de chances qu'il soit ce qu'on appelle un bon copain).

    Ainsi, moi qui vous cause, je ne pense pas être très loin de Goebbels sur l'échelle de valeurs des fils à papa rebelles suspectés d'avoir voulu paralyser le réseau ferroviaire français au nom de la nécessaire prise de conscience anti-capitaliste des masses. Sans même, d'ailleurs, avoir à recourir à un exemple aussi grotesque, il est un fait que, pour peu que je dise que la participation à la moindre manif (de gauche, naturellement, les autres, hormis celles des paysans, je ne sais pas si ça existe) serait aujourd'hui pour moi une épreuve non plus seulement à cause de ma détestation naturelle des haut-parleurs mais également en raison du caractère immanquablement festif que leur donne désormais la sempiternelle formation de samba du coin, je passe tout de suite pour un pétainiste. De même, si je dis que nos départements auxquels-les-Français-sont-si-attachés-parce-qu'ils-témoignent-de-leur-enracinement-dans-leurs-terroirs sont totalement artificiels et portent pour plus des neuf dixièmes d'entre eux des noms parfaitement ridicules, je suis aussitôt catalogué comme royco. Quand, de la même manière, et tout en ayant pris soin de préciser au préalable que Sarkozy et sa clique me débectent presque autant, quoique pour d'autres raisons, que la bande au vieux N'a-qu'un-Œil, j'ose émettre l'idée que les reconduites à la frontière de sans-papiers ne sauraient malgré tout, pour la quasi-totalité d'entre elles, être assimilables de quelque façon que ce soit aux déportations des années 40 dans des wagons à bestiaux vers les camps de la mort, je me vois dire que je suis une victime de la lepénisation des esprits. Pareillement, quand je m'étonne que les 35 millions de Kurdes n'aient jamais reçu, de la part des partis de gauche (je ne parle évidemment pas de ceux de droite, qui, au mieux, s'en foutent totalement), le centième du soutien dont bénéficient habituellement les 9 millions de Palestiniens, même du temps où des villages du Kurdistan dit irakien étaient gazés par notre grand ami Saddam, je me vois traité de sioniste bushien. Et si, enfin, je fais état, sans pour autant en tirer de conclusions définitives, de jeunes femmes de ma connaissance (de beaucoup moins, à l'époque, de 38 ans, je rassure tout de suite notre bon tour operator vraisemblablement « fou amoureux de l'Afrique ») qui, par le passé, se sont fait, comme on dit, avoir par des Africains (de leur âge, je rassure une nouvelle fois Bwana Chris), lesquels se sont évaporés dans la nature dès qu'ils ont obtenu, soit par mariage, soit par naissance d'un rejeton, la nationalité française, alors là, bingo !, je peux enfin prétendre au titre d'authentique fasciste.

    C'est amusant, d'ailleurs, je rappelais justement il y a quelques jours, à une ancienne habituée de ces lieux, que j'ai commencé mes intrusions logorrhéiques sur internet en portant régulièrement la contradiction à un blogueur tourangeau accueillant surtout, sur ses pages, de sympathiques tenants d'une droite très à droite de la droite la plus à droite de notre beau pays bétonné, à côté desquels vous-même, Monsieur Goux, tout réactionnaire que vous êtes, passeriez sans doute pour une sorte d'aimable fabiusien. Je m'en suis d'ailleurs barré car il y avait vraiment trop de cons, sans compter que je commençais à passer pour un Juif (or je suis baptisé et une telle assertion contre un enfant de Dieu fait, je le sais, pleurer la sainte Vierge).

    Scheiro :

    Christian Costeaux ?... Ah, d'accord, c'était donc ça : un Français qui ne se contente pas de traiter certains de ses compatriotes, il est vrai éminemment caricaturaux, de gros cons ou – avec semble-t-il une plus grande jouissance encore – de grosses connes (voire de vieilles salopes si ces dernières ont plus de 38 ans et ramènent dans leurs bagages un jeune Sénégalais beau et musclé qu'elles croient – les connes ! – amoureux d'elles), mais, ô subtil stratagème, met, pour le non-initié, ces jugements tout en finesse dans la bouche d'Africains. Avec le résultat qu'on devine : « Si les nègres eux-mêmes le disent... »

    Décidément, c'est bien vrai ce qu'on dit : en Europe, tous li Blancs y en a être malins comme Tintin.

    Re-Didier Goux :

    Je ne sais pourquoi (est-ce dû à l'heure tardive, à l'esprit facétieux que je vous prête ou à ma paranoïa naturelle?) mais je vous sens prêt à faire une remarque dans le genre : « Ah, regardez-le, le Chieuvrou : il était disposé à souscrire à un texte caricatural sur des Occidentaux lorsqu'il le pensait écrit par un Africain, et voilà qu'il le trouve ordurier maintenant qu'il l'estime émaner d'un Blanc ».

    Même si l'inévitable remarque contre l'Éducation nationale française m'étonnait, je dois dire, de la part d'un Africain, j'ai cru en effet, comme vous d'ailleurs apparemment, que le site Sénégalbidule était bel et bien sénégalais. Or, m'a-t-il semblé (mais peut-être me trompé-je), rien n'indique le contraire, ce qui ne me paraît pas être d'une grande honnêteté.

    Quant à la prose de Cricri, je l'estime ordurière moins au vu du premier texte mis en lien qu'à la lecture, même partielle, de celui qu'invitait à lire Scheiro.

    Ah, ah, vous avez vu, M'sieur Goux, comme je l'ai retournée votre objection.

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  7. Je n'ai absolument pas le sens du rythme alors, vous pensez, le djembé, très peu pour moi !
    Belle carricature de certain(e)s associatifs que j'ai pu croiser ici ou là !
    :-)))

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  8. Chieuvrou : en conclusion de votre professionde foi, je vous propose le slogan suivant, à mon avis très "porteur", comme disent les cons :

    NOUS SOMMES TOUS DES GOEBBELS ALLEMANDS !

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  9. @Chieuvrou: En aucun cas CC ne cherche à se faire passer pour un Sénégalais [vous parlez d'Africains, Chieuvrou, mais ça me semble un terme bien vague étant donné que je suis Africain et que je ne correspond certainement pas à l'idée que vous vous faites des Africains], car ce n'est pas parce que vous écrivez sur un site immatriculé en .sn que cela fait de vous un blogger sénégalais. Je pense que vous vous êtes laissé influencer par le titre produit par Didier. Je ne vois que la dénonciation d'une réalité montrée de façon caricaturale, mais qui n'en est pas moins sordide pour autant.
    D'ailleurs CC me semble parfaitement conscient de la misère humaine qu'il décrit: "J'ai hésité à utiliser le terme "vieille salope". Car même si c'est du second degré,cela peut choquer certaines personnes mais surtout faire se méprendre les lecteurs sur l'utilisation de ce terme. Une partie non négligeable de ces femmes sont avant tout des victimes qui sont tout simplement assez naïves pour se faire pièger. Victimes de la vie, victimes d'une société qui n'accepte plus le vieillissement, victimes de leur néant métaphysique ou parfois victimes simplement d'une solitude inexorable : elles ne croient plus en rien. La lecture d'un texte aussi dur, leur rendra j'espère service. Car mieux vaut un petit chagrin en faisant une croix sur son adolescence de jadis qu'un gros chagrin d'amour car, dans le sens Nord-Sud, il s'agit le plus souvent d'amour, dans le sens inverse, c'est plus rare...
    Maintenant si c'est effectivement (et pour de bon) une "vieille salope" qui piège le gigolo tout en se faisant plaisir (du genre l'arroseur arrosé), la situation devient beaucoup plus amusante et on peut applaudir des deux mains. Car au moins, au lieu de susciter la pitié une fois larguée, elle suscitera au moins toujours au pire l'amusement au mieux l'admiration. Et ça nous rassurerait de savoir que c'est le cas le plus typique (hélas j'en doute). Une femme rendant la monnaie de leur pièce à ceux qui profitent de la naïveté des gens est toujours agréable à voir..."

    Quant aux Sénégalais, même s'il ne le dit pas aussi explicitement que pour les "vielles salopes", je pense que CC les voient aussi comme des victimes exploitées par une caste d'arnaqueurs qui à pris le pouvoir: "Malgré la dérive dictatoriale de ce vieux c*n de Maître Watt et la ruine économique et sociale qu'il a provoqué, aucun Sénégalais ne peut accéder au statut de réfugié politique." "En doublant, voir en triplant le nombre de départs - notamment grâce aux packs D-DAYS - le Sénégal pourrait pouvoir se vider en moins de 5 ans (à raison de 70 à 80 pirogues par jour)!!! La police et l'armée souscrivant sans doute également aux packs D-DAYS, seuls le président et ses ministres resteraient au Sénégal à l'horizon 2010 !!! Sans protections, il serait alors facile de leur faire exploser la tête et de leur pisser dans la bouche (ou le contraire)."

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