dimanche 16 novembre 2008

On change d'avis comme de chemise (et même plus souvent)

Le blogueur est par nature versatile, c'est connu. (Ne me demandez pas d'où je tire pareille certitude, je n'en sais rien ; ce doit être vrai, c'est tout.) Je n'échappe pas à la règle d'airain qui vient de se forger sous vos yeux. Ainsi, à peine ai-je annoncé la parution quotidienne d'une pensée de Dàvila que je la suspends déjà. Elle cède temporairement la place au journal de Renaud Camus que je lis depuis hier et dont j'ai envie de vous faire profiter (si c'est bien le terme qui convient...). Donc, jusqu'à plus ample informé, finis les réveils colombiens (très dangereux), bonjour les aurores gersoises - beaucoup plus douces. On va commencer par une citation très courte, afin de ne pas heurter le chaland d'entrée. Comme pour Dàvila, ce qui est de Renaud Camus apparaîtra en bleu, toutes les citations, sauf indications contraires, seront extraites de son Royaume de Sobrarbe - journal 2005, publié chez Fayard. (Photo : Irrempe.)


On croit que l'humiliation c'est que le monde ne vous dise jamais oui - mais il y a une humiliation bien pire, c'est qu'il ne se donne même pas la peine de vous dire non.
(p. 171.)

27 commentaires:

  1. Ah oui ! Comme chantait le philosophe Jean-Jacques Goldman : "Tout mais pas l'indifférence" !!
    :-))

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  2. Merci pour cette courte citation. Pour un dimanche matin, c'est parfait. Même que j'ai tout compris!
    (Et je confirme, Goldman a bien effleuré le sujet dans son essai sur l'indifférence. Je me demande d’ailleurs dans quelle mesure il n’y aurait pas plagiat de la part de Monsieur Camus… … …)

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  3. Je ne suis pas sûr que Camus soit très familier de l'«oeuvre» de ce garçon, ni d'aucun autre chanteur, du reste.

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  4. Didier Goux : je me souviens d'une excellente émission de Daniel Mermet (homme de radio de gauche, France Inter 15 heures, toute la semaine) où il reprenait l'histoire de France récente vue à travers les chansons et c'est vrai qu'en réécoutant les disques d'une époque donnée (1936, 1941, 1956, …), on y retrouve une forme de "pensée commune" qui lui est propre, voire qui n'apparaît que plus tard.
    En ce sens, Goldman où d'autres, méritent attention, je pense, en ce qu'ils décrivent leur temps.
    Je propose donc que Renaud Camus s'achète un iPod et fissa !
    :-)))

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  5. Poireau, je lui fais passer votre idée. (Mais c'est pas gagné d'avance...)

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  6. A propos, vous n'aviez pas dit qu'il y avait une faute sur la couverture?
    Où? Je m'épuise à chercher. Je donne ma langue (oui, je m'arrête après langue!).

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  7. D'accord avec Henri, je m'épuise aussi!

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  8. Au Royaume des borgnes, il vaut mieux se taire...

    Marcel

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  9. Il y a des auteurs qui mériteraient des commentaires plus intelligents ou pas de commentaires du tout de gens qui se gargarisent de ne pas les lire.Dommage.

    Suzanne (du Royaume des grognons)

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  10. Et, pour enfoncer le clou, je ne pense pas que des commentaires plus intelligents, ce soit possible.(et je ne parle pas du R de Royaume (moi aussi, j'ai eu du mal à trouver et je n'aurais pas remarqué l'absence de majuscule toute seule) mais des blaaaagues vaseuses ci-dessus. Pseudos légumiers et intelligence qui va avec. Trop c'est trop.

    Suzanne( si t'es pas contente,va donc voir ailleurs, c'est les plus gênés qui s'en vont)

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  11. Henri : ça fait plaisir qu'il y en ait au moins un qui ait cherché ! La réponse est que "royaume", suivant la très compliquée règle des titres d'ouvrages, devrait prendre un R majuscule. (Découvrir la faute a très nettement agacé Renaud Camus, et je le comprends fort bien...)

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  12. Tiens, Suzanne est de mauvaise humeur, ce matin ! Vous nous la jouez "je hais les dimanches" ou bien ?

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  13. Suzanne : mangez donc du potage aux légumes et cessez de commenter mes commentaires. S'ils vous déplaisent, ne les lisez pas, voilà tout. Rien ne sert de vous faire du mal !
    Quant à l'intelligence, si vous en êtes dépositaire, pensez à en distribuer un peu…
    :-))))

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  14. Didier : qui de vous, ou de Catherine, confessait que la lecture de Camus gâchait parfois le regard que vous portiez sur un paysage ? Ou plus exactement vous pointait tel ou tel hangar, tas de tôles ou autre hideur ? Ben moi quand je lis Camus, je vitupère comme lui contre la badlangue des journalistes, commentateurs de tout crin à France Culture ou ailleurs, et ça doit me déteindre sur l'humeur. Et chez vous, ça me gonfle, me saoûle, m'indigne, oui, m'indigne, que des gens infoutus d'écrire trois lignes sans un barbarisme, une sortie de syntaxe, trois poncifs en rillettes, un humour aussi grâcieux et léger que les orgues de Staline (qui, comme chacun sait, ont été inventées par Léonard de Vinci) se permettent de baver sur UNE phrase de Camus, une seule.

    Non mais !

    Suzanne.

    Poireau : commentez en paix, je ne vous ennuierai plus. L'intelligence, ça se transfère ? Si oui, comme je n'en possède pas assez à mon gré, permettez que je m'en montre avare même si vous me paraissez fort nécessiteux.
    Par ailleurs, sans déconner, allez donc faire un tour ici, vous verrez, on y apprend des tas de petites choses.

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  15. Suzanne : Mersi de partagé vos bonnes addresses ! :-))

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  16. Trop fort Didier, je n'avais pas trouvé l'erreur! Mais elle n'enlève évidemment rien à la qualité de l'oeuvre de Renaud Camus.

    Plutonus camusophila.

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  17. Le simple fait de n'avoir pas le talent de l'auteur devrait réduire le lecteur au silence ?

    C'est stupide.

    (Mais s'il en est ainsi, je comprends mieux pourquoi les gens se taisent devant mes écrits.)

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  18. Didier : une blogowar, ce n'est pas une guerre entre deux blogs ?

    Mortimer: je n'ai rien contre les écrivains ou éditeurs amateurs, bien au contraire, sauf quand ils se montrent d'une immodestie totale en raillant des auteurs qui les valent mille fois. (Mais ils ne se rendent pas compte à quel point c'est bête, sinon, ils ne le feraient pas).
    Camus n'a pas besoin de moi pour être défendu, anyway, mais il mérite quand même mieux que des beauferies satisfaites et poisseuses, c'est tout ce que je voulais dire, et je me maudis d'être aussi bavarde, alors qu'il vaudrait mieux ne rien répondre du tout.

    Suzanne

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  19. Suzanne : d'où tenez-vous que Jean-Jacques Goldman soit un auteur amateur ?
    Vous décrétez comme chacun vos valeurs, ce qui n'est en rien négatif mais quant à vouloir les imposer à tous et à chacun comme des vérités universelles, vous vous leurrez, pour le moins.
    L'usage du terme de beauferie est ainsi très intéressant sous les touches de votre clavier. On est toujours le beauf de quelqu'un, n'oubliez pas !
    :-)))

    [Ah comme l'humour est une chose mal partagée en ce monde ! :-)) ].

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  20. Je croyais que l'accent à Dàvila se plaçait dans l'autre sens (mais bien malin qui trouvera comment faire!)
    A propos de fautes dans le Royaume de Sobrarbe, j'en suis pour l'instant à trois en trois cents pages. C'est peu, au jour d'aujourd'hui.
    L'autre Henri.

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  21. Cher Henri II (si vous me permettez de vous rebaptiser ainsi) : bien sûr que l'accent va dans l'autre sens, mais comme vous dites : comment faire ? Peut-être en passant d'abord par Word, et encore.

    En tout cas, je constate que vous êtes bien arrivé jusqu'ici, je ne comprends donc pas pourquoi Renaud Camus, et ce depuis des mois et des mois, ne parvient jamais à laisser un commentaire quand par hasard l'envie lui en prend. Si un jour je retourne à Plieux, il faudra que je vois cela directement depuis son ordinateur...

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  22. Vous comptez vous écrire à vous-même depuis l'ordinateur de Renaud Camus? N'hésitez pas à passer par le mien tant que vous y êtes (ce n'est qu'à 600 km plus à l'est) car j'ai bien du mal à baonner nous nouveau blog au vôtre! Henri II me va très bien jusqu'au tournoi final exclusivement...

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  23. Il a peut-être pas envie M'sieur Camus de laisser un commentaire ici.

    En tout cas le jour où il en poste un juste derrière Poireau, fais-moi signe que je fasse une capture d'écran :D

    Gros bizoux.

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  24. Cher Henri II : vous devriez, si vous revenez traîner par ici, ajouter ce "II" à votre nom, sinon mes lecteurs, déjà fragiles intellectuellement (smiley...) risque d'imploser.

    Et j'avais bien penser vous dispenser de tournoi, mais j'aurai besoin d'un mot d'excuse signé, pour ce faire.

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  25. Va pour Henri II. Je vous envoie un certificat médical attestant mon allergie aux lances pointues.
    Henri II.

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  26. je vais essayer d'être clair: cette citation, ça donne envie.. de lire d'écrire.. et cetera

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