jeudi 13 novembre 2008

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Afin d'entretenir l'ardeur réactionnaire de ce blog peu fréquentable, j'ai décidé hier soir, dans les vapeurs enivrantes de la Contrex, de vous gratifier chaque matin d'un aphorisme / pensée de Nicolàs Gòmez Dàvila, comme j'avais commencé à le faire voilà quelques mois. Tous seront extraits d'un recueil paru en français aux éditions Anatolia - du Rocher, sous le titre Les Horreurs de la démocratie. Chaque pensée est numérotée et ce numéro servira de titre. Chaque fois, le texte même de Dàvila apparaîtra en bleu, pour le différencier d'éventuels commentaires que je m'autoriserai à faire (ou non). Le fait de choisir tel ou tel aphorisme n'impliquera pas forcément ma totale adhésion. Il pourra arriver que l'un ou l'autre soit choisi parce qu'il m'aura semblé avoir été écrit contre moi. Ou, plus simplement, parce qu'il me sera resté obscur et que j'aurai espéré de vous quelque lumière...


Ne médisons pas du nationalisme.
Sans la virulence nationaliste il y a beau temps que l'Europe et le monde seraient soumis à un empire technique, rationnel, uniforme.
Faisons crédit au nationalisme d'au moins deux siècles de spontanéité spirituelle, de libre expression de l'âme nationale, de riche diversité historique.
Le nationalisme aura été le dernier spasme de l'individu avant la mort grisâtre qui l'attend.

6 commentaires:

  1. "Empire technique, rationnel, uniforme....et grisâtre":
    Chuis d'accord, m'sieur! Ça s'appelle la Communauté Européenne.

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  2. Gris sans doute, mais pas rouge sang, tel que l'ont fait un temps,assez long, tout de même, en Europe, les nationalismes.
    Peut-être l'avenir donnera raison à Govila(qui peut être contre la diversité?)mais pour l'instant le passé, si on veut l'examiner dans toutes ses dimensions, ne plaide pas trop pour son axiome.

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  3. D'autant que les peuples qui me semblent représenter la plus grande diversité (ou singularité, ou identité, ou art de vivre, ou non rationnalité, ou non uniformité ou ce que veut Davila que j'ai appelé Govila, le pauvre) sont justement ceux qui ne revendiquent aucune nation, ou aucun territoire, je pense (je constate, je ne fais pas de hiérarchie)notamment aux nomades et aux gitans.

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  4. Orage et Pluton : ça s'appelle même la planète, si on veut se montrer pessimiste... c'est-à-dire lucide.

    Henri : vous plaisantez ? Pensez-vous vraiment que la guerre n'existait pas, avant la naissance des nations ? Et qu'elle n'existera pas après leur disparition ? Elle n'en deviendra, il me semble, que plus terrible et ravageuse.

    Quant à votre second commentaire, je ne comprends pas du tout ce que vous voulez dire, à propos de gitans et de nomades.

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  5. Je ne pense évidemment pas que l'idée de nation ait instauré la guerre mais à coup sûr elle a inauguré les guerres à grande échelle.
    Et concernant les nomades et les gitans, je me contentais de constater que l'identité et sa permanence est peut être mieux représenté encore chez les peuples qui ne revendiquent ni nation, ni territoire, comme ils le font.En un mot, il est possible que la nation puisse être être au contraire un dévoiement de l'identité.

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