dimanche 1 février 2009

L'avenir nous menace, réagissons

Ce matin, allez savoir, je me suis éveillé exaspéré de vivre dans une société se proclamant, se revendiquant, s'invoquant solidaire et fraternelle à tout bout de champ – ou plutôt, puisque les champs ont disparu pour céder la place à des espaces d'agriculture, à des aires vivrières, à tout bout de chant ; à toute extrémité de ritournelle. J'ai donc, avant même de poser le pied sur la descente de lit, pris la décision suivante :

à compter d'aujourd'hui, premier février deux mille neuf, et pour les quelques années qui me restent, je ne serai plus solidaire de quiconque, en aucune circonstance, et ne me montrerai encore fraternel qu'avec un nombre très réduit de personnes, triées sur le volet avec un sens aigu de la discrimination la plus active.

27 commentaires:

  1. Oui, bof, y'a rien qui change. On continue comme d'habitude...

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  2. c'est un jeu concours de blogueuse influente?
    on va être tirés au sort dans les commentaires?
    moi!moi!moi!

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  3. Hihi le commentaire de Catherine !

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  4. Eh, les filles, c'est une conspiration vaginocrate, là, ou quoi ?

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  5. Embrassons-nous tous et faisons la fête pour célébrer dans la joie et dans la bonne humeur cette décision de notre bien aimé camarade, frère et ami Goux.

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  6. Finalement Didier, votre blog est un véritable "espace de parole"... ( wouarf ! )

    Frère Pluton chancelant sur le volet...

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  7. Comme Catherine.

    Et vive les machins vaginocrates.

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  8. Oui, c'est bien, mais évitez d'être malade,vous pourriez avoir peut-être besoin de solidarité...si vous êtes curable.

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  9. Ah Catherine, vous aviez remarqué ?
    Cependant ne nous inquiétons point :
    il y a en certains lieux et certaines circonstances,
    des fraternités et des solidarités,
    obligatoires et inévitables.

    Signé : Le Patron

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  10. Henri, pas d'inquiétude, je volerai au secours de Didier si nécessaire.

    Didier : petite précision, je subis " l'espace de parole" ( très à la mode en service de réa branché ) une fois par semaine et je reste muet comme une carpe sauf pour balancer une bonne vanne...

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  11. Pluton : ah, mais je pensais que c'était un gag, moi, votre "espace de parole" ! Pauvre de vous...

    Nicolas : traître !

    Henri : si je suis malade, j'aurai besoin d'un médecin. Et je lui demanderai d'être compétent, mais certainement pas "solidaire".

    Tonnégrande : traître-bis !

    Pluton : merci de l'offre : je ne suis pas un malade chiant...

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  12. Tonnégrande, oui, il y aura toujours les bistrots.
    Pluton, pauvre de vous. Quand Didier est malade, c'est moi qui est très chiante. Je pars à l'assaut des médecins et leur pose 100 000 questions. J'exige une chambre privée, je fais des colères, je squatte les couloirs, les salles d'attente et je donne même des coups de pieds dans les portes...

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  13. Oui, je comprend bien Didier. Je voulais seulement dire que j'ai subi une jour une très importante opération et un traitement dont le cout a largement excédé toutes mes cotisations maladie versées depuis que je travaille, même si je ne voulais pas être solidaire, j'ai accepté, ce jour-là, la solidarité des autres et même la votre, mais vous ne vous en doutiez pas, au passage, je vous en remercie donc, ça a changé ma conception de la solidarité, comme quoi, on a besoin certaines fois de mettre le doigt sur ce qui a priori ne nous intéresse pas ...

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  14. Henri : mais c'est très différent, dans ce cas ! D'abord il s'agit moins, à mes yeux, de "solidarité" que du jeu normal de notre société – de même qu'on paie des impôts qui, peut-être, serviront à quelque chose dont on n'a pas l'utilité personnellement.

    Je parlais, moi, de cette solidarité emphatique et purement verbale qui n'existe que sous forme d'invocation, de voeu pieux, à seule fin de se trouver beau dans le miroir magique...

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  15. Didier Goux
    Y'a beaucoup de meufs contre vous!
    C'est Catherine leur chef ?

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  16. La République avait promis (bis)
    De rendre les homm's tous amis. (bis)
    Ell' disait : Liberté !
    Criait : Égalité !
    Voulait qu'on soit tous frères,
    À bas le son, à bas le son.
    Voulait qu'on soit tous frères,
    À bas le son du canon !


    [...]

    À ses promess's elle a menti : (bis)
    Ell' tourne le dos aux petits, (bis)
    Ell' flirte avec les grands,
    Couche avec les tyrans,
    Et fusille nos frères,
    À bas le son, à bas le son.
    Et fusille nos frères,
    À bas le son du canon !


    [...]

    La Carmagnole anarchote, Almanach du Père Peinard pour l'an 107 (Année 1899 du Calendrier crétin)

    (En souvenir de votre jeunesse échevelée, quand vous vendiez le Monde libertaire rue de Civry...)

    Hormis le fait notable que la République ne fusille plus grand monde, de nos jours, voilà en tout cas un texte qui, comme diraient les plus inspirés de vos confrères, « conserve malgré tout une grande actualité ».

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  17. Catherine, en réa, chaque malade a un box 5 étoiles pour lui tout seul avec plein d'appareils ! Et en prime, chaque famille a un entretien médical quotidien personnalisé. Pour les coups de pieds, on verra... ;))

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  18. Pluton, il a l'air très bien votre hôpital. C'est surtout l'entretien journalier qui me plaît.

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  19. Je me sens visée sur le coup ! (parano moi ?). J'arrive juste dans vos colonnes, et voilà qu'on veut déjà me jeter..
    Tant pis, je continuerai à vous lire.

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  20. Tonnégrande : ne dites encore rien, mais je crois qu'elles s'apprêtent à prendre le pouvoir et à m'envoyer en exil...

    Chieuvrou : la République fusille toujours. Mais plus à balles réelles et seulement au nom des bons sentiments, de la tolérance, de "l'ouverture à l'autre", etc.

    Pluton : mourir a l'air d'être un plaisir, chez vous.

    Juliette, ne vous laissez pas impressionner par les bougonneries séniles du taulier.

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  21. Que j'aimerais voir Catherine donner des coups de pieds dans les portes et, par solidarité, en donner avec elle.

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  22. Ah ! Mère Castor, merci pour votre solidarité. Ma soeur était là, elle pourrait vous raconter...

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  23. Très bonne résolution, facile à tenir, que celle de na pas changer !

    Mère Castor, Elle a aussi hurlé de toutes ses forces au milieu du hall "je veux voir le directeur !!!"

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