vendredi 6 février 2009

Le Signe

À G.F.

Lorsque Jules-Antoine parvint à s'extraire du cratère dilaté que formait le sexe déployé de sa mère, Ronald ne vit que la stupéfiante coiffe de cheveux noirs qui ornait la tête de son fils. Il en conçut une fierté hors de proportions, qui l'étonna lui-même au point de cesser de filmer l'accouchement de Sandra, dont le visage blême et transparent lui parut à ce même instant fort laid. Mais, tout de suite il revint à ce casque pileux qui jonchait le crâne du nouveau-né, cependant que, le cordon coupé, la sage-femme s'ingéniait à tirer des pleurs et des cris de l'enfant, sans doute pour bien le persuader tout de suite de ce qu'allait être sa condition humaine. Ayant obtenu un plein succès, elle posa précisément Jules-Antoine sur ventre de sa mère, laquelle s'arracha avec quelque peine le sourire attendri que l'on voit aux jeunes accouchées, à la télévision. Ronald posa une demi-fesse sur le matelas dur et eut un court mouvement du menton en direction du bébé, autour de qui les bras de sa mère venaient de se refermer doucement :
- Tu as vu, ma Sandrette ? Ses cheveux... C'est bon signe, non ?
Ronald fut très surpris de voir le visage fatigué de sa femme se tendre, puis se ramasser autour de la bouche en une ébauche de rictus douloureux. Elle ne semblait pas analyser comme lui la pilosité précoce de leur héritier.
- Moi, ça m'inquiéterait plutôt... finit-elle par soupirer, en combattant l'envie qu'elle avait de détourner les yeux de cette chevelure incongrue. Ce ne serait pas un genre de dérèglement hormonal, quelque chose comme ça ?
Le médecin, consulté par Ronald, se montra très apaisant à ce sujet. Il ne pensait pas non plus que la chevelure du petit Jules-Antoine lui promettait un avenir particulièrement brillant, ce qui froissa un peu son père ; mais il n'en laissa rien paraître.
Dans les mois suivants, Sandra et Ronald Carentêt n'eurent qu'à se féliciter de leur engendrement. Jules-Antoine était un bébé facile à vivre, mangeant sans ergoter dès qu'un sein passait à portée de sa bouche, dormant aux heures prescrites ; et il souriait bien volontiers dès que les visages de son père ou de sa mère s'inscrivaient dans son champ visuel pour y emplir l'univers. Il était si sage, si complaisant, que Sandra se demandait parfois s'il était réellement vivant.
La seule pierre d'achoppement, dans cette félicité triangulaire, était constituée par la chevelure noire de l'enfant qui, épaississant au fil des semaines, avait fini par lui constituer une sorte de casque "à la Jeanne-d'Arc", ainsi que ne manquait jamais de la faire remarquer Sandra, laquelle avait fini par s'y habituer et même par aimer la particularité capillaire de son Jules-Antoine. Pour lui-même, et par une sorte de chemin inverse à celui parcouru par son épouse, Ronald trouvait que ce casque de cheveux faisait plutôt ressembler Jules-Antoine à une sorte de Mireille Mathieu restée coincée dans l'enfance, mais il trouvait préférable de ne pas broder sur le motif.
Durant toute sa petite enfance, Jules-Antoine ne provoqua que fort peu de dissensions entre ses parents, au point qu'il eût été un peu ridicule d'employer le mot "conflit". Pour donner une idée plus précise de cette harmonie, il suffira d'indiquer que la dispute la plus mémorable – dont Sandra et Ronald reparlaient encore plusieurs années après, avec un petit sourire où la gêne se mêlait à l'auto-indulgence – eut pour point de départ le choix de la poussette. Sandra en tenait pour un véhicule tourné vers l'avant – "Je veux que notre fils puisse s'ouvrir au monde dès le départ" –, mais Ronald ne voulut pas en entendre parler. Pour lui, les parents d'un aussi jeune enfant constituaient le monde à eux seul et il était inutile – "J'irais même jusqu'à néfaste !" – de lui montrer autre chose tant que ce ne serait pas indispensable. Le duel dura trois jours ; à l'issue de cette période de turbulences, Ronald sortit la botte imparable :
- De toute façon, je ne vois pas pourquoi on discute : dans la mesure où je ne peux pas allaiter Jules-Antoine, il me revient de droit de manier sa poussette. Donc, quoi de plus normal que ce soit moi qui la choisisse ?
Les années passaient, le monde suivait son cours, nonchalant et chaotique tour à tour ; un 6 mars, Jules-Antoine eut quatre ans et, à la rentrée suivante, ses parents violemment émus le conduisaient à la maternelle, bien certains de l'admiration qu'allait susciter la chevelure de leur fils, dont ils ne s'apercevaient pas que, à quatre ans et demi, elle n'était plus si extraordinaire que cela. Elle produisit néanmoins son petit effet puisque, le soir, Sandra récupéra son fils en larmes. L'institutrice, une petite brune à la langue percée qui n'inspirait qu'une confiance limitée à la jeune mère, lui expliqua que deux élèves avait tiré les cheveux de Jules-Antoine et que l'un d'eux l'avait même traité ; mais on ne sut jamais de quoi. Plus ennuyeux : non content d'avoir une abondante chevelure polarisant les lazzis, Jules-Antoine y hébergeait en outre une colonie de poux non négligeable. Ce même soir, l'enfant faisait sa première vraie colère, affirmant qu'il ne retournerait plus à l'école – plus jamais du monde. Sandra elle-même frôlait l'hypertension ; il fallut agir.
- C'est simple, je ne vois pas pourquoi tu te mets dans des états pareils, ma Sandrette, trancha Ronald : il suffit de lui raser la tête et de le garder à la maison en attendant qu'ils repoussent un peu : comme ça, on fait d'une pierre deux coups.
Sandra protesta pour la forme. Si, à la naissance, elle avait eu la faiblesse de considérer la chevelure de Jules-Antoine comme un mauvais présage, elle s'y était ensuite attachée ; elle affirma que voir son fils tondu lui briserait le coeur. Ronald lui répondit un peu sèchement que son coeur soutiendrait le choc et il alla emprunter sa tondeuse électrique à Mme Mortier, leur voisine de droite – qui vivait avec un caniche. Lorsqu'il lui eut expliqué ce qu'il comptait faire de l'instrument, Mme Mortier se proposa spontanément pour garder Jules-Antoine durant la journée, puisque ses parents travaillaient tous les deux, tout le temps de la repousse. Ronald accepta avec empressement : Clotilde Mortier passait pour avoir été de moeurs plutôt légères, dans sa jeunesse, mais elle était très douce avec les enfants, tout le quartier vous le dirait.
Épuisé par la première colère de son existence, Jules-Antoine n'eut aucun réaction lorsque la tondeuse électrique se mit à tracer sur son crâne de larges allées parallèles, d'une oreille à l'autre. En revanche, ses parents en eurent une, au même moment et d'une nature semblable : un raidissement du haut du corps et une amorce de saut en arrière ; Ronald avait failli en lâcher la tondeuse de Mme Mortier. Sandra et lui venaient de découvrir que Jules-Antoine était affligé d'une "tache de vin", un peu en arrière de la fontanelle, d'environ quatre centimètres sur quatre ; représentant une parfaite croix gammée dextrogyre.
- L' Antéchrist... murmura Sandra en serrant les poings sur sa poitrine. La marque de la Bête... Le...
- Ne dis pas de conneries, s'il te plaît ! l'interrompit Ronald, avec une brutalité qui lui parut d'excellent augure. Ressaisissons-nous, bordel ! La marque de la Bête, c'est 666 ! Là, c'est juste un... Enfin, c'est...
Mais il se trouvait incapable de dire quoi. Lui aussi, comme Sandra, contemplait avec une sorte de fascination stupide le signe immonde qui marquait le siège même de l'innocence – la tête de leur fils ; qui paraissait y être fiché comme une aigle, un drapeau ricanant ; et il fut tenté d'éprouver du doigt ce sceau d'infamie, comme pour l'effacer. Il se reprit :
- On ne va pas en faire une montagne, ce serait complètement con ! Je vais prendre toutes mes RTT, puis tu poseras les jours de congé qui te restent : ce devrait être suffisant pour que les cheveux aient repoussé...
Et en effet ce fut suffisant. Mme Mortier s'étonna bien un peu qu'on ne lui confiât point l'enfant, il y eut comme un début de refroidissement dans leurs rapports avec elle ; Ronald et Sandra s'en consolèrent en se rappelant l'un à l'autre que la vie de leur voisine ayant été ce qu'on savait, il n'était pas question de s'en laisser remontrer ; on l'amadoua avec une jolie boîte de fruits confits, puis une autre – Noël approchait – de marrons glacés ; et les cheveux repoussèrent. Sauf à l'emplacement de la marque malencontreuse, ce qui transforma Jules-Antoine, au bout de quelques semaines, en une sorte de moine négatif affligé d'une tonsure ténébrante.
De fait, rapidement, Sandra et Ronald en arrivèrent à vivre dans une continuelle pénombre, tirant les rideaux la journée, allumant chichement le soir ; ils espéraient que de n'être pas vue, d'être si on veut tenue pour quantité anodine, la marque disparaîtrait d'elle-même, s'effacerait progressivement comme s'était durcie et soudée la fontanelle voisine.
Un jour, ils cessèrent complètement de sortir de l'immeuble. Sous un prétexte dont il perdit le souvenir immédiatement, Ronald sollicita Clotilde Mortier pour qu'elle fît à leur place les courses indispensables à leur survie. L'ancienne hôtesse de bar accepta d'autant plus aimablement que Ronald lui assura ne voir aucun inconvénient à ce qu'elle achetât son nécessaire par la même occasion – et sur le "budget commun", comme disait suavement Mme Mortier quand elle évoquait la Carte Visa que son voisin lui avait confiée.
Sandra fut la première à s'apercevoir qu'ils n'étaient vraisemblablement qu'aux toutes premières stations de leur chemin de croix. Ayant longuement contemplé son fils endormi, elle se glissa dans le lit conjugal, tellement troublée qu'elle faillit se tromper de côté. Lorsque le couple Carentêt avait acheté un lit neuf, deux ans après leur nuit de noces sur un sommier grinçant, Ronald avait institué une règle forte :
- Ma Sandrette, tu pèses 58 kg alors que, sans me vanter, je frôle les 80. Par conséquent, nous changerons de côté tous les quinze jours, afin d'user ce lit uniformément.
- Comment on va faire pour s'en souvenir ?
- On se calera sur les panneaux de stationnement alterné, en bas...
Sandra faillit secouer l'épaule de son mari, qui dormait comme toujours lui tournant le dos. Longtemps elle s'était émerveillée de cette faculté qu'il avait de toujours dormir dos à elle, même quand ils venaient tout juste de changer de côté. Mais, ce soir-là, elle avait la tête prise par des choses autrement plus graves ; du reste, depuis quelque temps, et à son propre effroi, il lui semblait que l'étoile de Ronald pâlissait à ses propres yeux – comme si elle avait besoin de ce coup supplémentaire. Elle décidait de remettre au lendemain la révélation qui lui bloquait la gorge et parvenait finalement à s'endormir.
Sandra ne parla à Ronald que trois jours plus tard. Dans un premier temps, parce qu'il avait toujours été plus "carré" qu'elle, plus "les pieds sur terre", ainsi qu'il le lui répétait à chaque occasion, il refusa de croire que la croix qui marquait son fils grossissait. Il fallait qu'il vérifie ; il y alla ; revint de la chambre abattu et livide. Il tenta de reprendre les rênes :
- Ça ne veut rien dire : son crâne aussi prend du volume ; donc...
- Ronaldinho, la tache grandit plus vite que lui !
- Sans doute, mais...
Il ne trouva rien de convaincant à placer après ce "mais" ; il se tut. Il alla se servir un whisky sans glace, signe de désarroi intense ; et, une demi-heure après, il était toujours à boire ; il essayait de se persuader que cet envahissement du signe ne signifiait rien, mais il n'y parvint pas vraiment.
De fait, Jules-Antoine devint très rapidement insupportable. Il refusait les assiettes que Sandra mitonnait pur lui, ne se laissait plus circonvenir par ses discours persuasifs et sanglotants ; il ne s'endormait que bien au-delà de l'épuisement normal, exigeait des histoires qui font peur, en prenait prétexte pour ajourner encore son sommeil, réclamait son père quand sa mère était à son chevet, puis l'inverse ; et il mit bientôt un point d'honneur à s'éveiller avant le lever du jour, quelle que fût la saison.
Lorsque Jules-Antoine atteignit son huitième anniversaire, son regard était devenu fuyant, presque adulte ; et cela faisait bien deux ans que Ronald et Sandra avaient démissionné de leurs emplois respectifs ; un soir qu'ils en parlaient, c'est à peine s'ils se souvinrent quels métiers ils avaient bien pu exercer, dans cette autre vie d'avant le signe. Il leur semblait que Jules-Antoine était devenu énorme, au point d'emplir tout l'appartement ; une nuit Sandra rêvait que son fils avait produit des tentacules qu'il poussait jusqu'au plus profond de son cerveau à elle, ligotée sur son lit, profitant de tous les orifices naturels disponibles ; et la marque ne cessait de grossir – Jules-Antoine était depuis plus d'un an complètement chauve. Le 31 décembre de cette année-là, les branches dextrogyres atteignirent respectivement le sourcil gauche, une aile du nez, le maxillaire droit et le col chiffonné du polo – le champagne resta au frigo.
Le 2 janvier, jour des 34 ans de Ronald, ils sortirent pour la dernière fois de l'appartement ; ou plutôt pour l'avant-dernière, sans le savoir encore. Ce fut pour aller boire une coupe de Crémant d'Alsace – ils n'y touchèrent ni l'un ni l'autre – chez Clotilde Mortier ; juste avant de prendre congé, Sandra profitait de l'occasion pour prévenir leur voisine que, désormais, il serait préférable qu'elle déposât les commissions sur leur paillasson plutôt que de sonner. La vieille dame ne fit aucun commentaire.
Trois mois plus tard, la marque avait envahi presque tout le visage de Jules-Antoine ; lorsqu'elle le croisait au coude du couloir menant à sa chambre, Sandra avait chaque fois un sursaut qui lui semblait remonter des époques révolues et noires ; l'enfant ne lui adressait plus la parole ni à son père, lequel de toute façon ne quittait plus la chambre conjugale. Le jour où elle-même n'eut plus le courage d'en franchir le seuil, Sandra décida qu'il fallait liquider le monstre. Contrairement à ce qu'elle craignait, Ronald fut très facile à convaincre ; c'est même lui qui, tout de suite après, pensait au couteau électrique offert par la mère de Sandra, et dont ils ne s'étaient jamais servi, puisqu'aucun d'eux n'aimait la viande.
« Tu vois, j'avais raison, c'était mauvais signe, tous ces cheveux à sa naissance... »
Sandra jugea plus prudent de ne pas prononcer la phrase qui lui était montée aux lèvres ; elle savait de naissance, comme la plupart des femmes, qu'il ne faut pas émasculer l'homme dont on tient fermement la laisse – en tout cas, pas au moment où il s'apprête à agir.
Ronald fut très surpris du peu de résistance opposée par Jules-Antoine, lorsqu'il pénétra dans sa chambre, l'engin Moulinex à la main droite. Des années plus tard, après qu'il eut enfin osé revenir sur cet épisode avec elle, Sandra lui disait :
- Je le savais... Ce n'était pas de sa faute, le pauvre bichon... Finalement, il était peut-être innocent ; innocent de tout. C'est le signe qui nous a rendus fous... ou aveugles, je ne sais pas...
Ronald fut encore plus étonné du peu de sang qui jaillit du cou coupé de son fils ; il se dit que c'était un excellent présage, mais n'en parla pas à Sandra. Ils passèrent encore vingt-quatre heures dans l'appartement, à se demander ce qu'ils allaient faire maintenant – faire de la tête ; car aucun des deux ne pensa au corps : seules comptaient encore la tête et la marque ; le signe à effacer, à rayer de la surface du monde. Finalement, quand l'aube du deuxième jour se laissa deviner, ils avaient décidé depuis le milieu de la nuit de balancer la tête de Jules-Antoine dans le canal, tout simplement. Sa mort avait été si facile que ni Sandra ni Ronald n'imaginèrent que cette grosse boule striée de rouge violacé pourrait un jour remonter à la surface – celle des eaux noires et l'autre, de leur conscience.
Ils la jetèrent dans un sac en plastique, historié du nom de l'hypermarché de la route de Paris, et se mirent en chemin vers les berges bétonnées, sans se soucier des derniers noctambules qu'ils croisaient. Au bout de quelques centaines de mètres, tous deux avaient oublié qu'ils transportaient à bout de main la tête de leur fils ; comme elle était très lourde, ils la portèrent alternativement.


[Petit jeu additif : qui est le dédicataire (écrivain connu) ? Et pourquoi l'est-il ? Guillaume Cingal, s'il passe par ici, est exclu du jeu parce qu'il trouverait tout de suite. Pareil pour Pascal Z.]

23 commentaires:

  1. M'aurait étonné que ça finisse bien cette histoire !

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  2. C'est bizarre comme début de Brigade Mondaine.

    Enfin... Ce sont sans doute les nouvelles exigences de G. de V..

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  3. Catherine : des histoires d'enfants qui finissent bien ? Ça se saurait, depuis le temps...

    Yibus : oui, il va falloir réinjecter du cul, si je puis me permettre.

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  4. C'est la première fois, me semble-t-il, que je lis une fiction de votre plume. Je ne vois pas traces d'"écrivain en bâtiment"... Écrivain me parait plus juste! Merci !

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  5. J'adore !! C'est très drôle ! (ah le coup du stationnement alterné !)
    Mais c'est fini ?
    Parce que je m'attends un peu que bien qu'ayant jeté la tête dans un fleuve, elle remonte par les canalisations dans leurs WC, où quelque chose du genre ...
    En fait, la morale de l'histoire, c'est qu'il faut tondre les enfants dès la naissance, à découper, c'est moins gros.

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  6. Mlle Ciguë : écrivain est très exagéré : ceci n'est au mieux que le brouillon de projet d'une nouvelle.

    Audine : ravi de votre passage. Et, oui, c'est fini : quand l'enfant est mort, à quoi peuvent bien encore servir les parents ?

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  7. Gustave Flaubert ?
    Georges Feydeau ?
    Gustave Fénéon ?

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  8. Yibus : votre première réponse est la bonne : Gustave Flaubert. Maintenant, il faut trouver pourquoi (il y a une réponse très précise, et elle est contenue dans le texte).

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  9. Pas le temps de jouer aux devinette, dommage ! La nouvelle est frappante.

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  10. Ouah ! Quelle nouvelle fascinante !
    Un vrai régal qui m'a tenu en haleine pendant une petite dizaine de minutes devant mon ordinateur...

    Pour l'énigme, je n'ai pas le temps mais ce soir, si personne n'a répondu (j'en doute !), je me pencherai aussi sur la question...

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  11. Un casque, même pileux, peut-il joncher un crâne?

    Suzanne (emmerderesse aussi)

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  12. Suzanne : vous avez raison, il faudrait changer ce verbe incongru. Mais j'ai la flemme...

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  13. Le prénom du gamin... Mme Bovary est dédié à Marie-Antoine-Jules Sénard.

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  14. Ygor : la coïncidence est extraordinaire : j'ais totalement oublié cette dédicace de Madame Bovary ! Non, c'est ailleurs, dans l'oeuvre de Flaubert qu'(il faut chercher...

    Réponse demain matin, allez !

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  15. En fait, personne n'aura rien compris à ce pauvre Marc-Antoine (ou Jules César qu'importe) : Pour lui, la croix gammée était "senestrogyre" (ou lévogyre pour les cancres las) ou encore, c'était une "svastiska"
    Sauf que la svastiska est dextrogyre en fait !
    Mais bon, c'est une croix que le monde portera toujours et encore, hélas.
    Pour l'écrivain, je pense à Séraphin-Louis Champion (1840-1940) l'auteur immortel de la métaphysique du vapocraqueur (épuisé)
    Sinon, je ne sais pas. Joker !

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  16. Drôlement cruel! Enfin, cruel, mais drôle plutôt. Cette pauvre conjugalité en prend encore un bon coup. Je me suis régalé, mais pour Flaubert, je ne vois pas…

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  17. Le seul "signe" que j'ai trouvé, c'est le nom de famille du couple, inspiré de Carmenta, la déesse des enfants. Un rapport avec Salammbô et le sacrifice des enfants à Moloch ? C'est une idée qui vous a pas mal obsédé ces derniers temps.

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  18. À propos de Flaubert, voici la réponse :

    Les derniers mots de ce texte ("comme elle était très lourde, ils la portèrent alternativement.") sont ceux qui terminent Hérodias, le dernier des Trois contes.

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  19. Oh ! Je suis déçue de ne pas avoir trouvé ! J'adore ces Trois contes que j'ai lus des dizaines de fois...

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  20. Zoridae : vous voilà quitte pour les relire une onzième... tout comme je me suis replongé avec délices dans L'Éducation sentimentale...

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  21. Épatant, cette nouvelle ! (la tondeuse du caniche, s'il ne faut citer qu'un détail...)

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