mercredi 30 juin 2010

Le Vertige totalitaire, I

Il me fallait quelques jours et un remède. Après le choc encaissé à la lecture de Jan Valtin (voir mes billets précédents), j'ai éprouvé le besoin d'une courte cure de silence, pour me déprendre de l'emprise, pour ne pas dire de la fascination, que cet homme hors du commun a exercé sur moi durant près de mille pages. C'est pourquoi je ne me suis qu'à peine mêlé, pour ainsi dire pas du tout, à la polémique qui continue de faire rage en commentaires, entre les partisans inconditionnels des lendemains-qui-chantent et ceux non moins assurés d'eux-mêmes des avant-hier-qui-tuent : je n'étais d'accord avec personne et ne me sentais nullement capable de développer sereinement – aussi sereinement qu'il m'est possible – au milieu des tirs de shrapnels.

Le remède, ou si l'on préfère l'antidote, ce fut la reprise de l'irremplaçable témoignage d'Evguenia Guinzbourg : il me semblait que rien ne serait plus efficace, pour remettre Valtin à sa juste place, que de relire à quoi ses efforts ont abouti.

Pour ceux qui auraient la flemme de cliquer sur le lien ci-dessus, Evguenia Guinzbourg était professeur à l'université de Kazan lorsque, à 31 ans, en 1937, elle fut arrêtée – comme des centaine de milliers d'autres – sous un prétexte futile, absurde, mais tragique de conséquences : après deux ans de prison, dans des conditions de vie et d'isolement terribles, elle passera au total 14 années en Sibérie, d'abord comme prisonnière, puis comme “reléguée”. Au retour, elle ne retrouvera ni son mari, arrêté lui aussi, juste après elle, ni l'aîné de ses deux fils, disparu dans la tourmente de Léningrad. Son récit se scinde en deux volumes : Le Vertige raconte son arrestation, ses années de prison, l'hallucinant voyage d'un mois dans un wagon de marchandises, entre Moscou et Magadan, capitale de la Kolyma, et l'arrivée au goulag ; Le Ciel de la Kolyma est consacré tout entier à son temps de bagne et de relégation.

Ce qui fait le prix de ces huit cents pages serrées, c'est d'abord qu'il est écrit par une communiste convaincue. Naïve, elle s'en rend compte très vite elle-même, mais convaincue. Et que, malgré cet enfer de plus de 15 ans, elle ne cessera jamais tout à fait de l'être – tout comme Jan Valtin jusqu'à sa fuite d'exil restera obstinément fidèle au Komintern et à la Guépéou : phénomène vertigineux, presque monstrueux, qui contribue à dresser cet écran opaque entre ces deux personnes (intelligentes et brillantes toutes deux) et nous. Et qui, plus inquiétant encore, nous renseigne un peu sur nos propres capacités d'aliénations mentale, spirituelle, morale, face aux endoctrinements d'aujourd'hui – endoctrinements qui, n'étant pas perçus comme tels puisque, tout comme le communisme, se proclamant au service du Bien, de l'Homme ou de ses “Droits”, font d'autant plus facilement et profondément leur travail de destruction.

Mais revenons à Evguenia. Lire les deux tomes de son témoignage, c'est prendre une leçon d'humanité, au sens le plus haut mais aussi le plus violent du terme. Il ne s'agit pas ici de l'humanisme dégoulinant qui est devenu le nôtre : à la Kolyma, vouloir rester homme, refuser l'animal en quoi on veut vous transformer, c'est s'exposer au désespoir le plus noir, et le plus souvent à une mort rapide, conséquence de ce désespoir. Pourtant, Evguenia Guinzbourg fait ce pari, et le tient jusqu'au bout. En ce sens, sa lecture est extraordinairement roborative, génératrice d'un espoir qui, pour n'être pas issu de la guimauve mais durci au froid glacial de l'enfer, finit par devenir indestructible et immédiatement communicable au lecteur. (La lecture de Varlam Chalamov produit un effet semblable, mais par d'autres voies et selon des modalités toutes différentes – j'espère pouvoir y revenir d'ici quelque temps.) Aux douze heures quotidiennes d'abattage forestier, par - 50° et avec une petite “brique” de pain pour toute nourriture, Evguenia Guinzbourg oppose la récitation mentale des vers de Blok, Nekrassov, Pouchkine... Et aussi une attention aux autres, au malheur des autres, alors que tout est fait, conçu et mis en place pour que l'égoïsme le plus primitif envahisse totalement les cerveaux et y tue la conscience.

Au même moment, à Hambourg ou Copenhague ou Paris ou Londres, Jan Valtin risque chaque jour sa vie pour que le régime qui a envoyé Evguenia Ginzbourg où elle est triomphe dans l'Europe entière. Et le plus étrange est que, lisant l'un après l'autre, force est de constater que ces deux personnages ont non seulement des points communs, mais aussi des valeurs communes.

(Comme je sais qu'un billet trop long n'est jamais vraiment lu, je m'interromps ici et reprendrai plus tard...)

29 commentaires:

  1. Ah vraiment! Magnifique deuxième billet (après celui sur Jan Valtin). Merci Didier pour toutes ces introductions à des lectures de choc.

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  2. Bien, il va falloir que je lise un jour Evguenia G.... Je sais que Varlam Chalamov a donné un tableau (des anecdotes ) de la vie à la Kolyma à propos des quelles, je suis impatiente de vous lire, c'est un écrivain.

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  3. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  4. La Crevette : merci bien ! Je compte poursuivre...

    Emma : ouh la la, vous êtes loin du compte, pour ce qui concerne Chalamov ! Ce n'est nullement un ensemble d'anecdotes, mais l'un des gouffres les plus profonds qu'ait creusés la littérature dans le deuxième XXe siècle. Je compte en reparler.

    Fredi Maque : si j'ai supprimé votre commentaire, c'est qu'il y a tout de même des limites au hors-sujet...

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  5. Qui n'est pas communiste est un salaud, avait dit Sartre.

    Vous avez l'air étonné que ces déçus du communistes restent communistes malgré tout. Ce qui arrive n'est pas ce qu'ils voulaient, ils ont gardé certaines valeurs en commun. Ce ne sont pas ces valeurs qui ont conduit au totalitarisme. Cette femme n'est pas solidaire idéologiquement de ses bourreaux, même s'ils ont des sources en commun.

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  6. (houlala, mon commentaire précédent est plein de fautes, pardon)
    J'ai failli aussi donner dans le hors sujet. Merci pour cette excellente critique. On prend l'habitude de lire vos billets, comme ça, gratuits, on ne songe plus à dire comme ils sont bien écrits.

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  7. Fredi Maque : si j'ai supprimé votre commentaire, c'est qu'il y a tout de même des limites au hors-sujet...

    Certes...
    Mais des vertiges totalitaires je ne connais que celui du totalitarisme marchand. Ce dernier fait moins de morts que les précédents mais je n'arrive pas à le trouver plus aimable pour autant.
    Je le trouvais amusant mon commentaire....

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  8. Suzanne : étonné, oui. Et je cherche à comprendre.

    Fredi : je n'ai pas dit que votre commentaire était sinistre, j'ai dit qu'il était hors sujet. Qu'il arrivait là comme un cheveu dans la bière de Nicolas.

    Quant à votre "totalitarisme marchand", je préfère garder un silence pudique à son sujet.

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  9. Pardon pour le mot "anecdotes", Didier. En effet , je ne me suis pas rendue compte qu'il était horriblement déplacé !

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  10. « Je sais que Varlam Chalamov a donné un tableau (des anecdotes ) de la vie à la Kolyma à propos des quelles, je suis impatiente de vous lire, c'est un écrivain. »

    Est-ce traduit directement du russe par un robot ?

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  11. Vous avez l'air de vouloir faire porter à certains de vos contradicteurs les péchés du stalinisme et les méfaits en général du communisme.
    Je suppose que tous nous sommes révoltés par cette histoire, je n'ai pas lis pas chez l'un quelconque de vos contradicteurs l'ombre ou le soupçon d'une approbation quelconque.
    Mais le message est une chose, son application humaine en est une autre.
    Combien de massacres ont été commis au nom du catholicisme lui aussi "au service du Bien, de l'Homme et de ses Droits" et pourtant plus d'un milliard d'individus restent fidèles au message.

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  12. Personnellement, je ne tiens aucune importance à la forme de vos billets, c'est le fond qui m'intéresse, et je dois dire que le plus souvent, je n'ai aucune idée de ce que vous pensez vraiment (au delà de votre évident plaisir à vous proclamer réac et à faire chier une certaine catégorie de gauchistes).
    D'autant plus, que sacrifiant au spectacle du divertissement, vous ne faites aucun effort pour organiser votre pensée de manière à ce qu'elle soit intelligible et discutable de manière rationnelle.
    Tous ces témoignages sont sans doute tout à fait intéressant d'un point de vue historique, mais pour ma part, je ne ressens aucun besoin de les lire car je pressens qu'on n'y apprendrait rien de nouveau sur la nature humaine.

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  13. « Personnellement, je ne tiens aucune importance à la forme de vos billets, c'est le fond qui m'intéresse, et je dois dire que le plus souvent, je n'ai aucune idée de ce que vous pensez vraiment (au delà de votre évident plaisir à vous proclamer réac et à faire chier une certaine catégorie de gauchistes). »

    Pas vrai ???

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  14. Emma : non, le mot "anecdote" n'est pas déplacé en soi. Du reste, les Récits de la Kolyma, reposent en effet sur des anecdotes. Mais elles ne sont que le matériau de l'œuvre, qui est proprement vertigineuse.

    Henri : je me demandais combien de temps le vilain-pas beau christianisme allait mettre pour arriver...

    Le Rouge : ah, mais je vous approuve tout à fait ! Si vous connaissez déjà tout de la nature humaine, ce serait en effet du temps perdu.

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  15. Eh bien voila Didier, vous êtes en plein dans ce que vous semblez nous reprocher.
    Vous faites l'impasse sur l'histoire, vous n'examinez que le message!
    Mais bon, je ne veux pas voir l'air d'être l'empêcheur de tourner en rond.
    Je me contenterai de lire votre journal (ce que je ne manque jamais de faire) avec plaisir

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  16. Oh, je n'ai pas la prétention d'en connaître plus ici que n'importe qui. Ce sont toujours les mêmes émotions et les mêmes sentiments que l'on retrouve, n'est ce pas ?Seuls le décor et le discours changent.
    Je suis simplement plus sensible à d'autres de vos références.

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  17. Vous pourriez aussi nous faire une critique des témoignages écrits del'autre côté de la barrière.
    Je suis sûr que vous avez plein de chose à dire sur le Questionnaire de Salomon.

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  18. Henri, vous ne dites pas que des bêtises sur ce sujet, vous dites aussi d'énormes conneries.

    Oui... comme chacun le sait, le Nazisme et le Communisme ont fondé des Civilisations Majestueuses... avec des écoles de pensées, des écoles de Mystiques, des Peintres, des Poètes, des Philosophes... sans oublier des Herméneutiques, des ésotérismes, un sens de l'analyse critique, la Scolastique, des théologies... et vous, ce que vous retenez ce sont les massacres qui, eux, sont dus à quelque chose de très simple : notre condition humaine. Humaine trop humaine aurait dit Nietzsche. Vous accusez Didier de faire des réductions, alors que c'est vous qui faites la plus grosse : vous venez de mettre au même niveau les théories de Marx, de Hitler et du Christ. Et vous osez déclarer, je vous cite : "Vous faites l'impasse sur l'histoire, vous n'examinez que le message !" Qu'est-ce à dire ? Que Marx et Hitler auraient des choses conséquentes et importantes à dire dans leurs messages ? Que, finalement, ce sont les actions/applications de leurs théories, pour le dire en un mot leur "praxis" qui aurait dérapé ? C'est comique. Il suffit, pourtant, de lire juste "L'idéologie Allemande" de Marx et Engels pour réaliser combien tous les germes de ce qui est à venir se trouvent déjà là, dans l'hallucinante théorie du socialiste autoritaire qui entend fonder l'Homme Nouveau et, surtout, collectif... puisque la rédaction de ce livre est une attaque de la pensée anarchiste individualiste de Max Stirner !

    Je ne développerai pas les contributions de l'Islam, ces bédouins qui vivaient sous des tentes dans le désert de la péninsule arabique avant d'aller convertir (bien souvent par la force) les grands génies des pays voisins (mathématiciens, peintres, poètes, architectes...)... égyptiens post-pharaoniques, indiens, perses, assyriens, etc... pour proclamer que leurs découvertes étaient musulmanes.

    Pour ce qui est des "massacres" proférés par le Christianisme, il faut jeter un oeil sur cet article, par exemple, qui ne parle que des indiens d'Amérique Centrale :

    http://incarnation.blogspirit.com/archive/2008/03/17/neil-young-apocalypto-sollers-et-les-jesuites.html

    Historiens officiels, rien de douteux... que des faits... et non pas du politiquement correct.

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  19. Je n'ai aucune intention de recommencer le débat:
    Mein Kampf est un torchon immonde, xénophobe, antisémite, vaniteux, violent, et tout ce que vous voulez.
    Le Capital est une oeuvre philosophique, peut-être contestable
    mais qui est une vision du monde.
    Les révélations religieuses sont respectables ou plutôt je respecte ceux qui y croient mais elles ne m'intéressent guère et lorsqu'elles sont responsables d'horreurs je le dis aussi.

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  20. Où est donc le bilan historique des morts qui ne comptent pas : travailleurs forcés, galériens, ouvriers morts sur les chantiers ou dans les usines et les mines, (maladies, accidents), paysans (expropriation, famine, puis de nouveau maladies pesticides, massacres), des méga-accidents industriels (Bophal, Tchernobyl et autres Deepwater Horizon - ce n'est pas fini), des guerres menées à des fins d'expansion territoriale, de préservation de territoires conquis par la guerre, de maîtrise de territoires recelant des ressources? Combien rapporte le commerce d'armes (armes vendues non à des fins de défense du territoire national mais à des fins commerciales)?. Quels sont les liens entre l'industrie d'armement, les différents secteurs de l'économie et les médias?

    Voilà un bilan qui pourrait mettre un peu en contexte le débat entre idiots utiles du communisme et idiots utiles du capitalisme.

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  21. @Nébo

    J'en reviens à ce que je te disais ailleurs. On ne discute pas avec un totalitaire. Ca n'est pas possible.

    Cet Henri t'explique que les goulags n'ont rien à voir avec Marx.Que ceux qui ont cent millions de morts sur la conscience n'ont rien à se reprocher, que leurs intentions étaient bonnes. Quand un type en est à ce degré dans la banalisation du mal, il n'y a rien à en tirer.

    On ne parle pas de la shoah avec un néo-nazi, et pas des goulags avec un type qui affirme que les intentions de départ étaient bonnes, que c'est juste un accident de l'histoire, "un point de détail".

    On peut parler de ce Henri, étudier les totalitaires comme l'a fait en son temps Dostoïevski dans "les possédés", mais certainement pas parler avec cet Henri.

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  22. Henri, c'est toujours la même chose... vous ne voulez pas recommencer le débat... mais il n'a même pas commencé, puisque comme le disait je ne sais plus quel intervenant sur un autre billet de Didier, vous n'apportez aucun argument, que des phrases qui tombent, comme ça, sur la toile des commentaires. Moi je m'efforce de donner des liens avec des références, des chiffres, des faits historiques. Le Nazisme me dégoûte autant que vous... et probablement plus... Pourquoi plus ? Car le communisme je le déteste de même puisqu'il en est le frère ennemi... mais le frère, indiscutablement.

    Marx a en effet eu une Vision du Monde, comme vous le dites... le Romantisme allemand a de ces influences, je vous dis pas, mais la Weltanschauung de Marx est bien loin de la Weltanschauung de ceux qui l'ont précédé et qui en avaient une aussi (Novalis, Hölderlin, Goethe, Schopenhauer...) puisque la Métaphysique n'y est réduite qu'à une conception économique et sociale. L'univers des forces y est drastiquement réduit puisque simplifié à outrance. J'ai toujours aimé chez Marx sa prophétisation capitaliste qui est, il faut l'avouer, assez édifiante. Mais moi, je veux bien lui prendre sa lecture (pour ce que j'ai pu en saisir, je ne suis pas non plus le spécialiste des spécialistes) des phénomènes que le Libéralisme de son temps annonce et qui sont, alors, en train de se produire. Il annonce le règne du Capital et il voit juste. Cependant, je refuse ses solutions (Dictature du Prolétariat) tout comme certaines de ses bévues auxquelles il s'attache sans jamais y renoncer. Un Proudhon, par exemple, dont se sont inspirés aussi bien les anarchistes que les royalistes de Maurras (Cercle Proudhon), évolue radicalement au cour de sa vie... il commence par dire "La Propriété c'est le vol"... et à la fin de sa vie il dira tout le contraire. Marx, lui, reste indéboulonnable ! Il croit à une paupérisation de plus en plus grande des masses salariales... c'est le contraire qui s'est produit, chiffres à l'appui, dans toutes les sociétés industrialisées.

    Il ne faut pas se retirer de la tête, Weltanschauung ou pas, que ses solutions sont collectivistes et uniquement cela. Je ne veux pas faire mon Milton Friedman, n'est-ce pas, mais une société capitaliste c'est une société au sein de laquelle on peut encore choisir non seulement les produits que l'on achette, mais aussi son mode de vie. Ce soir, Arte vient de diffuser un documentaire historique sur la Yougoslavie de Tito... ça m'a rappelé des souvenirs déplorables et des événements que vous ne pouvez comprendre car vous ne les avez pas vécus. Ce système était indéfendable... exactement au même titre que le système National-Socialiste. N'oubliez pas que le nom complet du parti politique de Hitler était : National Sozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti national-socialiste des travailleurs allemands et à la lecture du programme en 25 points que le parti proposait, si l'on en exclu l'aspect purement "racial" et "nationaliste", on est face à un programme qui a fait basculer dés le début des années 20 de nombreux prolétaires allemands issus du Parti Communiste vers le nazisme en raison, justement, de la proximité psychologique indéniable...

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_en_25_points

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  23. XP, tu as en grande partie raison... mais je ne résiste pas à voir un reste de lueur dans l'oeil du Corps possédé par Légion... ^^

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  24. Je ne résiste pas à l'idée de voir un reste de lueur dans l'oeil du Corps possédé par Légion... ^^ "

    C'est que j'voulais dire... ^^

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  25. "Le Capital est une oeuvre philosophique, peut-être contestable
    mais qui est une vision du monde."

    Rien de mieux pour enterrer Le Capital que de dire que c'est "une oeuvre philosophique". Marx n'a pas voulu fonder une philosophie, une "vision du monde"! Il a fait un ouvrage d'analyse économique, d'économie politique. Il a voulu fonder un parti et non une école philosophique ou une secte.
    Curieux de voir que ce sont ceux qui se réclament du Marxisme qui le trahissent le mieux...
    Dire que Marx est un "philosophe" le désarme complètement, le désamorce. Bref, le transforme en son contraire. Il n'est pas un "penseur" mais un combattant.

    Après, on le suit ou non, mais il est malhonnête de le castrer de la sorte.

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  26. Enterrer le capital est une bonne chose, à condition que je passe ensuite le déterrer.

    OK avec vous, Carine, faut pas me castrer, faut juste me suivre.

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  27. D'accord Georges.
    Mais les intérêts, c'est pour la terre d'accueil. Et pour la fourmi de la fable.

    Pour le reste, loin de moi l'idée! De vous castrer s'entend.

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  28. Ce qui est fascinant dans la passion communiste, c'est cette soumission complète au Parti, dépositaire de la Vraie Vérité Vraie, institution totale qui donne un sens à la vie du militant, qui, sans lui, dépérit souvent, comme si son être avait été aspiré par la machine partisane ... Ce sont les milliers d'accusés des procès de Moscou, qui, sous la torture, s'accusaient des pires maux, tout en demandant au Parti de les absoudre de leurs pêchés ...une foi aveugle même dans les pires tourments qu'ils ont subi, car pour un militant, le parti a toujours raison !

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