samedi 23 mai 2009

C'est ma fête (avec douze heures d'avance) !

Je ne vais pas jouer les étonnés, je savais ce que je faisais, contrairement à ce que d'aucuns ont pu laisser entendre en commentaires de mon billet d'hier soir. Je m'attendais à me prendre ma petite volée de bois vert, et je savais même de quels points cardinaux elle allait venir – et sous quelle forme.

Volée de bois vert, volée de bois vain : je me moque bien de complaire ou de déplaire à Paul ou à Jacques. Je l'ai déjà dit mais le répète : je tiens qu'il est sain d'avoir des ennemis et de les désigner nommément. J'écris ici et ailleurs sous mes nom et prénom réels (puisqu'il est beaucoup question d'anonymat, en ce moment, sur les blogs), pareillement je désigne mes cibles sans m'encombrer du flou artistique que l'on semble exiger de moi.

« Oui, mais vous n'avez pas besoin d'être insultant ! », me rétorque-t-on. Parce que “gros con” est une insulte. Soit. En revanche, facho, gros beauf, homophobe, raciste – toutes ces charmantes épithètes que l'on m'accole à la moindre occasion, et même sans occasion, juste comme ça, pour se défouler un peu, se faire du bien –, ce ne sont pas des insultes, mais un courageux étiquetage citoyen, un acte de vigilance. Du reste, une différence il y a bien : se voir convaincu d'homophobie ou de racisme, par exemple, peut se révéler lourd de conséquences désagréables pour la victime ; alors qu'être un gros con n'a jamais handicapé qui que ce soit. Ça n'empêche même pas de grimper à l'échelle de Miko : j'en ai fait l'expérience moi-même, par le passé.

On me dit aussi, régulièrement : « Mais si ce blog vous horripile à ce point, cessez donc de le lire ! » Pas d'accord, mes maîtres, pas d'accord ! Une fois l'ennemi repéré, il convient de l'étudier, de pénétrer ses tactiques, de démantibuler sa phraséologie, de traquer ses ridicules, de lui dégonfler la fatuité. Après cela, on peut tourner la page définitivement et cesser, en effet, d'aller s'infliger cette prose écœurante de guimauverie satisfaite – c'est, en gros, ce que j'ai fait hier soir : j'ai pris congé sans retour, et en claquant la porte. La preuve : ce matin, j'ai vu, sur une blogroll quelconque, que la Bernadette Soubirous en question avait pondu un billet intitulé “La Bave du crapaud”. J'ai tout lieu de croire que je suis le crapaud en question. Eh bien ! je n'y suis même pas allé voir : le crapaud a déserté cette mare-là, et la grenouille peut bien continuer de coasser ses petits bibelots d'inanité sonore, elle n'aura plus à endurer ma pustuleuse présence.

Mais, je vous rassure : si je croise d'autres cons, d'autres malfaisants, je les désignerai tout pareil. Et je le ferai d'autant plus à mon aise, que j'admets fort bien qu'on me rende la monnaie de cette pièce : sauf cas très particuliers et fort rares, je n'ai jamais supprimé de commentaires insultants pour moi ; à partir du moment où j'ai décidé d'avoir un blog public, j'accorde à quiconque le droit d'entrer et de s'exprimer s'il n'est pas content du service – c'est le jeu.

Bon là-dessus, il faut que je vous laisse : le temps se couvre et j'ai du linge sur la corde.

44 commentaires:

  1. Pascal Labeuche23 mai 2009 à 13:10

    N'empêche que :
    « J'ai décidé de plus m'en prendre à personne depuis que j'ai observé que je finis toujours par ressembler à mon dernier ennemi.» Cioran.
    Cela a de quoi faire trembler, non ?
    Et je vous souhaite une excellente fête, avec une Irremplaçable plus amoureuse que jamais, tiens !

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  2. Pascal : oui, cet aphorisme m'a frappé, ce matin. J'y entends comme un écho de René Girard. Notamment celui de Achever Clausewitz.

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  3. Les crapauds, eux, n'enculent pas les mouches. Ils les bouffent, surtout les plus grosses. Ils les adorent les mouches à merde.
    Vive Les crapauds.
    Croa Croa (Merde à celui qui entend un corbeau !)

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  4. Après la tondeuse, l'Eparcyl, maintenant du linge sur la corde...
    Mais dites-moi, vous êtes une vraie fée du logis !

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  5. Et alors ?

    Les blogs sont mon espace de loisir. Vous voir insulter mes amis ne me plait pas. C'est tout et ça devrait être clair.

    Qu'avez vous besoin d'insulter les gens ? Vous vous prenez pour qui ? Vous persistez à nous envoyer dans les dents, à juste titre, que les blogs ne sont rien. Pourquoi avez-vous besoin d'y mener votre propre croisade injurieuse ?

    Vous devriez consulter un toubib. C'est tout.

    Didier, vous êtes mon pote. Je ne vais pas me brouiller pour une connerie. Mais si vous arrêtiez d'insulter mes amis, ça m'arrangerait bien. Et si vous arrêtiez d'en rajouter, aussi.

    Faites le au moins pour moi, pour ma connerie, pour les soirées à la Comète... Les blogs sont un espace de loisir : quand on la moindre once d'éducation, on ne s'y insulte pas, sauf sur le coup de la colère.

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  6. J'avoue que je ne connais pas l'historique de vos démêlés avec Céleste. Je n'ai donc pas prêté attention à votre billet-placard d'hier soir. Aujourd'hui seulement je me suis avisé de ce que ma blogroll avait contribué —petitement certes, mais ce n'est pas une excuse—, à propager votre insulte. J'aurais dû provisoirement retirer votre blog de ma liste, mais je réagis trop souvent avec l'esprit de l'escalier… J'en suis désolé, car je n'ai pas trouvé chez Céleste ( je viens de la lire), autant de violence symbolique que chez vous… Bref, je me doute que vous n'avez rien à foutre de ma désapprobation, mais ce n'est pas une raison pour que je la taise.

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  7. Mais j'étais en colère !!!Et je comprends mal pourquoi vous prenez tout cela autant à cœur et de façon personnelle. Cela m'est arrivé vingt fois que des gens que j'aime bien se mettent à se traiter de tous les noms sur mon blog, et cela ne me dérange nullement. Parce qu'ils sont adultes et que je ne me sens pas responsable d'eux.

    Encore, quand il m'est arrivé de voler dans les plumes de quelqu'un chez vous, je pouvais comprendre votre réaction. Mais ici ?

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  8. Le coucou : non, je n'en ai pas du tout rien à foutre !

    Je dois d'ailleurs avouer que je n'avais pas pensé, hier soir, à ces foutues blogrolls. Sinon, j'aurais très certainement "softé" mon titre.

    C'est bien pour cela, d'ailleurs, que, ce matin, je me suis dépêché de publier une photo de Bergotte, afin d'effacer le titre litigieux des blogrolls en question.

    Mais, sur le fond de la question, je ne renie ni ne regrette ma réaction, même si elle était dictée par une grosse bouffée de colère (et non par l'alcool, Audine et Nicolas !).

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  9. Didier,

    Tout simplement parce que Céleste est mon amie et que j'en ai sérieusement marre de vous voir insulter mes amies et de devoir prendre votre défense "heu.. Il est comme ça, laisse tomber", tout simplement parce que dans huit jours, je serais au bistro avec vous (parce que je vous aime bien, bordel !).

    C'est quand même pas compliqué à comprendre, bordel ! Quand je n'aime pas les billets que font votes potes, je ferme ma gueule ou je lâche une plaisanterie idiote, je ne déclare pas la guerre : vos amis ont le droit de dire des conneries sur leur espace de loisir. Alors ne faites pas chier mes potes. Oubliez les !

    Et arrêtez d'insulter tout le monde : vous n'êtes pas là pour entreprendre une croisade...

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  10. Tout le monde commente en même temps, ici, c'est le bordel !

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  11. @ Nicolas

    Et vos ennemis, D. Goux a le droit de les insulter ?

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  12. suite...
    c'est moi l'anonyme, le 1er com est parti tout seul, ça vaut mieux qu'une bordée d'injures mais c'est sans doute du même acabit : ça part et on réfléchit après, à l'aspect technique du moins : qu'un réac de plus de 50 ans ne pense pas à la blogroll avant de publier bien qu'il ne soit pas une vulgaire femme, je trouve ça mignon ! Qu'il dise plein de gros mots, ça froisse mes chastes oreilles mais moins que les simagrées célestielles ne froissent mon intelligence et même mon coeur, dont elle n'a pas le monopole...

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  13. Et Nicolas, quand vous employez (2 fois, au cas où on n'aurait pas compris la 1ère) le mot "Croisade", je trouve ça pire que "Conne", parce que c'est moins franc, plus insidieux, plus ironique, plein de sous-entendus dont on se dit que ce n'est même pas la peine d'y répondre mais qui pour moi cherchent plus à blesser qu'une insulte stupide mais commune et sans conséquence (surtout dans certains milieux dont font partie les piliers de bars, non ?)

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  14. Comme Christine.
    D'autant qu'il ne s'agit pas d'une insulte sexiste comme celles que je me suis prises par les "potes" de la bonne Cèleste que je n'avais pourtant pas insultée.
    Vous meme, Nicolas, m'avait traitée de conasse, vous etes le mal venu pour aller faire la morale aux autres.
    Vous ne m'abusez pas plus que vos copains en ayant pris cette bonne femme dont la bisounourserie minaudeuse tient lieu d'intelligence sous votre "male" protection. Quand vous me traitez de conasse, je suis désolée d'avoir à vous dire qu'à plus d'un titre votre "protégée" mérite amplement le qualificatif, parce que le moins qu'on puisse dire est qu'elle ne brille ni par sa culture, ni par son érudition. Elle brille surtout par le monopole du coeur qu'elle s'arroge par l'outrance grossière et grotesque de son coté compassionel empaqueté par un exhibitionnisme érotique d'une navrante platitude infantile qui ne manque pas de faire sourire l'ex hotesse du club med que j'ai été. C'est vrai que pour faire bander les coincés, il ne faut pas grand chose, là dessus je serai d'accord avec vous.

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  15. Je suis assez touché par ce que vous demande Nicolas, et dans cette humeur là, je soutiens à fond les ballons notre cher grand frisé...

    En tant que "pape" des left blogs, et blogueur politique z'influent, Nicolas n'en a absolument rien à cirer du "qu'en dira-t-on" des blogs, il s'en tape royalement de prendre un procès mesquin pour boire des coups avec vous. Alors qu'on l'accuse d'être prêt à tout pour sa visibilité dans les mikos, cette indifférence est fort louable. S'il se souciait de sa crédibilité, il ferait attention d'être plus orthodoxe...

    Subséquemment, quand il vous demande de faire un effort pour ne pas être mal assis, le cul entre deux chaises, oui, sur ce point là, vous pourriez faire un effort...

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  16. Anonyme et Christine,

    J'ai le plaisir d'avoir Didier Goux au nombre de mes amis. Aussi, je vous emmerde, je lui dis ce que je veux.

    Balmeyer,

    Bonjour.

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  17. Didier : je n'avais pas accusé l'alcool, mais plutôt quelque chose de bien moins pratique à invoquer comme excuse.
    L'irrésistible, l'obsessionnelle, la pitoyable compulsion pour vérifier incessamment les limites de l'amitié que vous porte, entre autres, Nicolas.
    Vous savez, le coté "on m'aime malgré ...".

    C'est infantile, mais c'est une dépendance à laquelle vous devriez être capable de réfléchir ...

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  18. Dans un premier temps, j'ai choisi de ne pas intervenir sur la forme. Bêtement, j'ai choisi d'ignorer. Parce que j'ai souvent été le premier à bondir, je me suis déjà engueulé avec vous sur ce sujet, il y a longtemps et que cela a duré, duré jusqu'à l'épuisement. Je vois la même chose se dérouler de la même façon, avec les mêmes arguments. "vous étiez en colère" ! Quand vous l'êtes, vous pourriez "brouillonner" et considérer le lendemain à tête reposée si ça vaut la peine d'une publication. ça m'arrive bien souvent quand j'ai des envies de gifle ! et ça marche...

    Ce n'est pas votre fête, Didier, vous faites le coup à chaque fois, ensuite vous faites un billet de fin dans le genre : "ah, c'est encore moi qui vais prendre !" C'est vrai que c'est récurrent... Parce qu'ici certains sont vos amis, ils n'hésitent pas à dire ce qu'ils pensent. Les amis sont là pour ça. Ils ne sont pas là pour approuver tout ce que vous faites.

    Hélas, quand vous faites ce genre de billets, vous emmenez dans votre sillage toute une petite bande de malades, frustrés du ciboulot, qui fait peur à voir et à entendre. C'est le double effet kiss cool ! Ils se sentent libérés et font encore pire que vous. Ils vont vous encourager, ils vont dire "ouais, vas-y, montre leur Didier". Certains dont je pourrais dire qu'ils sont (très) objectivement des conards ou des conasses.

    Moi, je n'ai pas vu la preuve que Céleste est une conasse, j'ai vu la preuve qu'elle pense différemment de vous et que cela suffit... Vous dites que la critique (qui n'en est pas une) est objective ; celles "subséquentes" comme dirait Bal, de vos suiveur(se)s excité(e)s sont carrément des jugements de personnalité. Ils sont à la hauteur de ces personnes je suppose : niveau substrat vaseux ! Vous en êtes aussi responsable, puisque tout part de votre billet.

    Il me semble, il y a peu que vous avez reproché à Nicolas d'agrafer une de vos lectrices dans des termes peu appréciables, également. Ce qui est valable pour l'un l'est aussi pour l'autre, à la différence près que Céleste ne vient pas vous faire chier quotidiennement sur votre espace. C'est une différence - essentielle - qui vaut la peine d'être soulignée...

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  19. C'est intéressant, même en n'étant pas d'accord, de faire un article critique, une analyse et tout le tatouin, d'utiliser un peu sa plume à autre chose qu'à l'insulte…
    Je ne suis pas souvent d'accord avec vos opinions et pourquoi irais-je faire une ligne sur mon blog sur : Didier Goux est un gros con !
    En tapant sur Céleste vous faites exactement un travail de "police de la pensée", ce que vous reprochez à d'autres par ailleurs. Vous cherchez, par la force brutale du langage, à faire passer votre point de vue comme le seul possible. C'est au moins le chien qui se mord la queue et le ridicule n'est pas loin, non ?
    Je ne suis totalement d'accord avec personne mais sincèrement, j'ai autre chose à faire et pas la naïveté de croire que mon opinion vaut mieux que la leur pour y passer du temps.
    Z'avez pas mieux à faire ?
    :-)))

    [En plus, Nicolas dit ça beaucoup mieux : des fois vous faites chier !].

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  20. Pascal Labeuche23 mai 2009 à 20:39

    Je pense pour ma part que si Didier Goux publie un billet aussi lapidaire que "Céleste est une grosse conne", c'est pour trois raisons :
    1- S'amuser à lire les réactions des uns et des autres et vérifier si elles coïncident avec ce qu'il imaginait.
    2- Dynamiser les échanges
    3- Voir ce qu'il en reste
    Mais je peux bien sûr me tromper, ne connaissant pas l'homme.

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  21. Moi, ce qui me surprend le plus, dans cette triste affaire, c'est que tout le monde, apparemment, s'obstine à écrire connard et connasse avec un seul N. Nous en avions, ce me semble, longuement débattu chez M. Balmeyer, mais la cause ne semble toujours pas pour autant entendue. Que faire, grands dieux, que faire pour que cesse ce barbarisme ?

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  22. Bon, je sens que ça va être long, là...

    Je vais donc vous prendre dans l'ordre (sans allusion sexuelle).

    Nicolas : Il y a un certain nombre de mois, rappelez-vous, vous avez fait un billet sur l'un de vos blogs, qui s'intitulait, je crois bien, "Georges est un con". Ce Georges, à l'époque, était l'un de mes amis – et un vrai : nous étions, Catherine et moi, invités chez lui, nous lui rendions la politesse au restaurant, nous traversions les trois-quarts de la France pour lui faire visite, etc. Me suis-je plaint de cette attaque ? Non. Pourquoi ? Parce que je vous considérais, Georges et vous, tous les deux mes amis, comme des adultes, parfaitement capables de se défendre tout seuls. Et que le fait que vous échangiez des noms d'oiseaux ne changeait rien à l'amitié que je pouvais vous porter à l'un ET à l'autre.

    Vous en avez marre de prendre ma défense ? Mais cessez donc de la prendre ! Je sais bien qui, parmi vos amis, m'attaque et de quelle façon : je n'ai nul besoin d'être défendu, vous savez ? Si ma présence vous pèse, faites-le-moi savoir, et elle cessera ; sinon, envoyez chier ces amis qui se croient autorisés à vous faire ce petit chantage minable.

    Balmeyer : je vous ai répondu par mail privé...

    Audine : ce commentaire est intéressant : pourquoi TOUT ramener à Nicolas ? Qu'est-ce qu'il vient foutre dans cette histoire ? Il a une "amie" (je mets les guillemets puisqu'il admet lui-même ne la connaître pas) qui me semble être une parfaite conne (oui, je persiste), et alors ? Nicolas est une icône ? Une statuette en sucre qu'il importe de préserver ? Et d'où sortez-vous que je m'en prends à Céleste uniquement pour titiller Nicolas ? Vous ne pouvez pas simplement admettre que cette personne (je ne parle pas de Nicolas...) puisse tout simplement me révulser ? Me faire sortir de mes gonds ? M'amener le cœur au bord des lèvres ? sans que je pense, au moment où j'explose, une seule seconde à votre cher Nicolas ?

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  23. Dorham : c'est le plus intéressant, pour ce soir. (C'est souvent le plus intéressant, du reste...). Je pourrais "brouillonner", dites-vous ? Sans doute, oui. Mais je ne suis pas un brouillonneur. Je ne tiens pas un blog "propre sur lui". Si j'ai un coup de colère, un accès de rage, une montée de bile, elle apparaît aussitôt. Parfois, le lendemain matin, ma première pensée est le regret d'avoir publié, c'est vrai (je précise que ce n'a pas été le cas cette fois-ci). Mais tant pis, c'est la règle fixée : ce qui sort doit être lu, même si l'auteur, parfois, le regrette amèrement.

    Accessoirement : c'est ma fête. Nous sommes le 23 mai, jour de la Saint-Didier. J'ai joué sur le terme, certes, mais c'est bel et bien ma fête.

    La suite de votre commentaire est bien plus intéressante. Je réveillerais, d'après vous, un certain nombre de "malades du ciboulot". Il ne vous a pas effleuré que ces "malades du ciboulot" pourraient être des amis à moi, des gens avec qui je suis à 95% d'accord (Floréal, Christine, etc.), et que, les traitant de dingues, vous vous comportez avec eux exactement comme Nicolas me reproche d'agir avec son amie Céleste ? Pourquoi "malades du ciboulot" ? Parce qu'ils voient le monde d'une autre manière que vous ? Il faut vous y faire : dans l'ensemble, je le vois à peu près comme eux. Mais vous pouvez si vous en sentez le besoin les traiter de connards et de connasses (avec deux n...) : je n'irai pas jouer les mères poules et les laisserai se défendre tout seuls, ils en sont parfaitement capables.

    Non, je ne suis pas responsable de ce que pensent certains de mes commentateurs du billet de Céleste, ni de Céleste elle-même : ce sont des grands garçons et de grandes filles qui savent penser par eux-mêmes. Et, en général, quand ils ne sont pas d'accord avec moi, ils savent le dire. Il m'arrive même, à la réflexion, de leur donner raison.

    Pour le dernier paragraphe, je suis moins à l'aise, car je ne me souviens réellement pas quand j'ai pu reprocher à Nicolas quoi que ce soit de semblable. Quant à Céleste, elle a tout loisir de venir me faire chier ici. Elle peut même le faire avec violence, il lui sera répondu avec toute la courtoisie dont je suis capable. Mais je doute qu'elle vienne : contempler sa propre statue lui prend beaucoup de temps...

    Monsieur Poireau : si réellement (mais je pense que vous trichez, là) vous pensez que vos idées ne valent pas mieux que celles de vos adversaires, de vos ennemis, en effet mieux vaut aller se recoucher, ou boire un coup. Moi, j'ai la naïveté de croire que je pense plus juste qu'une Céleste. Je peux bien entendu avoir tort. Mais je continuerai, au nom de cela, de balancer de temps une petite beigne dans la face de ses semblables.

    Et, non, tout bien pesé, je n'ai pas mieux à faire.


    Pascal : vous vous trompez au moins pour le 1) : je connaissais ces réactions à l'avance, pour les avoir déjà obtenues. Le 2) ne m'intéresse pas. Je ne comprends pas bien le 3).

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  24. Chieuvrou : la question est abordée dans mon dernier commentaire (juste après le vôtre...).

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  25. Didier,

    Votre réponse est longue. Je vais donc être court ! Arrêtez d'insulter mes amis.

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  26. Nicolas : vous l'avez déjà dit.

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  27. Didier, j'arrive un peu tardivement mais si je peux comprendre une chose, c'est bien la colère, une colère préparée, mitonnée, un rien provocatrice. J'en use et en abuse...

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  28. Didier,

    Alors 2 choses seulement, car il ne sert à rien de resservir sans cesse le même plat (le vôtre comme le mien, car on a déjà eu vous et moi au moins 200 fois cette conversation).

    1 - si j'ai répondu premièrement sur le fond (il me semble utile de le signaler) c'est qu'il me semblait un peu "juste" de ne relever que la forme. Ceci aurait voulu dire que vous auriez pu traiter Céleste de conasse (laissez-moi le droit de l'écrire avec un "n", je fais ce que je veux) si vous l'aviez fait poliment. Ce n'est pas le cas car rien ne légitime cela. Que l'on soit clair, sur les points précis du débat, elle ne me semble pas penser moins justement que vous.

    Par ailleurs, on peut être très vulgaire sans être grossier.

    2 - je vous remémore donc (vous oubliez des trucs assez souvent, je trouve) : il y a quelques semaines, Nicolas a publié un texte sur Les Mâles Fêteurs. Ce texte était relativement agressif à l'égard d'une de vos commentatrices : Marine. Vous le lui avez reproché. Moi-même, n'étant pas (loin s'en faut) ami de cette Marine, j'ai adressé à Nicolas un mail pour lui dire que la forme n'était pas appropriée. Vous êtes donc capable également de trouver la forme outrancière, capable également de dire aux autres que vous trouvez qu'ils vont trop loin.

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  29. Pascal Labeuche23 mai 2009 à 23:25

    Cher Didier : ce qu'il reste des intervenants, ce qu'il reste des interventions, ce qu'il reste de votre blog, après cette bombe en guise d'épure.
    Notez que je reconnais d'avance que je peux totalement me planter. Mais je crois tout de même qu'il y a un tout petit peu de vrai dans ce que j'avance.

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  30. c'est bizarre cette lecture de commentaires...

    et

    c'est compliqué il y a trop d'ami(e)s... dans le scénario.

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  31. "cette personne (je ne parle pas de Nicolas...) puisse tout simplement me révulser ? Me faire sortir de mes gonds ? M'amener le cœur au bord des lèvres ?"

    Idem.ça me fait le meme effet. Et comme, meme sans lire systématiquement son blog qui est loin d'etre passionnant à mon avis, et dont un certain nombre de commentateurs me sont particulièrement antipathiques, il est tout de meme difficile de lire un bon nombre de blogs plus intéressants que le sien sans tomber sur sa trace de limace gluante laissée par ses commentaires crétins d'exaltée, on finit par avoir envie de réagir, ça me parait normal.

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  32. Certes, la fête est finie depuis les premières heures de ce quatrième dimanche de mai qui nous ont vus passer à saint Donatien – personnage sans doute estimable mais dont, je le confesse, j'ignore ce qu'il a bien pu faire mis à part fournir un prénom à un fameux marquis. Cependant, alors que les clameurs se sont tues, j'aimerais, si vous le permettez, Monsieur Goux, revenir cinq minutes sur votre saint patron à vous (si toutefois on parle bien de patron pour désigner celui dont on porte le prénom, mais bon, je vérifierai ça un autre jour). Voilà ce que j'avais trouvé à son propos, hier, sur le ouèbe :

    « Évêque de Vienne, sur le Rhône, au temps des Mérovingiens, Didier (de desiderius, désir) est un passionné de grammaire, ce qui lui vaut un reproche du pape Grégoire le Grand : « Il ne te sied pas de jouer à l'écolâtre !». Plus gravement, il est victime en 602 d'une fausse accusation de viol montée de toutes pièces par l'évêque de Lyon Arige et la reine Brunehaut, aïeule du roi de Bourgogne Thierry II. L'évêque est envoyé en exil. Amnistié quelques années plus tard, il retrouve l'évêché de Vienne mais reprend ses critiques contre le comportement autoritaire et les vices de la reine Brunehaut. Il est en définitive condamné à la lapidation et meurt le 23 mai 607. Sur le lieu de son martyre s'élève aujourd'hui Saint-Didier-sur-Chalaronne (Dombes, actuel département de l'Ain).
    En 613 meurent à leur tour Brunehaut (70 ans) et le roi Thierry II (17 ans), devenu entre temps roi de Bourgogne et d'Austrasie. »
    .

    Ne trouvant pas le sommeil, j'ai voulu voir, cette nuit, ce qu'en disait la grosse encyclopédie des saints posée sur la plus haute de mes étagères, ouvrage que je n'ouvre en moyenne qu'une fois tous les dix ans. J'ai ainsi découvert, stupéfait, qu'il existait un autre saint du nom de Didier, visiblement moins connu que le précédent. Or, ce qui est écrit sur lui est plus que troublant. Jugez-en plutôt :

    « Vicaire apostolique du Plessis-Hébert, en Normandie, aux premiers temps de la dynastie des Sarcosis, Didier le Champenois (de desiderius, désir) est familier de joutes oratoires virant facilement à des propos acerbes, ce qui lui vaut un reproche du pape crèmelino-vincestrois Nicolas l'Influent : « Il ne te sied pas de jouer à l''acariâtre !». Plus gravement, il fait l'objet en la deuxième année du règne de Nicolas Ier de France, dit le Lutin, d'une accusation – non dénuée semble-t-il de fondement – de lèse-majesté par l'évêque Ritalois d'Aurame, pourtant longtemps indulgent envers son vicaire, et la reine Céleste de Romagne, cible de son attaque et accessoirement aïeule du roi de Bisounourie Irénée II. Le vicaire est envoyé en exil. Amnistié quelques années plus tard, il retrouve sa paroisse du Plessis mais reprend ses critiques contre le comportement irresponsable et les aveuglements de la reine Céleste. Il est en définitive condamné au supplice de la cervoise (variante améliorée, en raison de ses états de services passés, du supplice de l'eau) et meurt quelques mois avant l'accession au trône de France du roi Jean « Boucle d'Or », dit le roi à la cuiller d'argent. Sur le lieu de son martyre s'élève aujourd'hui Saint-Didier-du-Bon-Goût (Campagne de Saint-André, actuel département de l'Eure), nom qui fut, dit-on, donné à son ancienne paroisse par antiphrase, eu égard aux quelques débordements dont Didier avait fait preuve durant ses sermons enflammés en place publique.
    La tradition veut, dans le pays, qu'il ait fait souche. »
    .

    Je ne sais trop quoi penser de tout ça...

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  33. Chieuvrou, l'insomnie vous réussit à merveille ! Merci de m'avoir fait rire dès potron-minet !

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  34. ou dès potron jacquet
    pour causer clair, dès qu'on voit le cul de l'écureuil

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  35. Gros Con!

    (c'est juste pour voir si vous allez le supprimer)

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  36. Enchanté, cher Aetius, gros con. Moi, c'est Didier Goux, blogueur.

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  37. J'aime bien faire mon Jacques Chirac, parfois...

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  38. j'avais reconnu.
    Je ne suis pas fan de Chirac, mais il faut admettre que c'est quand même autre chose que "casse toi pauv'con"

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  39. Tiens, je vais intervenir sur ce blog pour la première fois (je le lis pourtant souvent, rapport à sa belle plume), histoire de rendre à Cyrano ce que certains voudraient attribuer à un autre guignol.

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  40. Tcheni : je rougis du compliment et suis ravi de votre survenue. Mais votre commentaire me semble un peu lapidaire : voulez-vous dire que la réplique attribuée à Chirac serait de Cyrano ? Et, auquel cas, le vrai, ou celui de Rostand ?

    Exprimez-vous, mon bon, exprimez-vous !

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  41. Didier, rougissez donc, cela vous va à ravir.

    Le Cyrano de Rostand, oui, juste après la tirade du nez (and with a little help from my friend google, acte I scène III : LE VICOMTE - Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule./ CYRANO, ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte venait de se présenter - Ah ? ... Et moi, Cyrano-Savinien-Hercule de Bergerac). Ce n'est pas exactement la même réplique, juste exactement l'esprit. Chirac n'a fait que l'adapter à l'insulte qu'il avait reçue.

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  42. Comme quoi notre bon Chichi, quoi qu'il ait voulu faire croire, avait des lettres.

    Ah, il n'y a pas à dire, quel grand prédident nous avons eu là ! (enfin, comparativement à l'autre, en tout cas).

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