Hier, tandis que je testais le riesling nouvellement arrivé, le voisin de derrière – heureusement assez lointainement voisin – a installé dans son petit pré (ou sur sa grande pelouse), une tente blanche annonciatrice de réjouissances bruyantes. Ce soir, cependant que je re-testais le même riesling, ayant oublié ce que j'avais pu en penser hier, une bande d'une quinzaine d'adolescents des deux sexes est arrivée, précédée de peu par le dum, dum, dum obtus de leur musique de merde. Des deux sexes, à vue d'œil. Car, à entendement d'oreille, les femelles ne tardèrent pas à établir leur empire, à force de rires suraigus, de cris sans causes, de modulations effrayantes. C'est alors que Catherine émit la forte sentence qui me sert de titre. Au bout d'une dizaine de minutes, les rôles étaient répartis, d'une manière que l'on pouvait penser définitive : les garçons jouaient silencieusement au ballon sur l'herbe, tandis que les filles continuaient, sous la tente, à striduler comme des bêtes, sous la morsure d'une excitation dénuée de motifs identifiables, qui semblait produite in utero, sans que le cerveau y fût pour rien. Et l'on en venait à se demander qui, de Dieu ou du diable, avait, au moment de la Création, doté les filles de cordes vocales.
Permettez que je retourne chez Trenet parce que je n'ai pas encore tout lu ni tout écouté.
RépondreSupprimerCommentaire sérieux : le pire sont (si...) les adolescentes en groupe dans le métro.
RépondreSupprimerCommentaire con : les adolescents des deux sexes peuvent être TRÈS utiles comme objets sexuels.
"une excitation dénuée de motifs identifiables, qui semblait produite in utero"
RépondreSupprimerJe ne vous apprendrai rien, vous sachant d'une culture cent fois plus éblouissante que la mienne (qui n'est quand même pas à négliger) que "utero" est l'ablatif de "uterus" (organe qui sert de réceptacle à l'oeuf fécondé) qui a donné, en bon françois, "hystérique"...
En effet, vous ne m'apprenez rien…
Supprimerqu elles braillent, passe encore mais si en plus elles profitent du temps qu elles passent à brailler pour ne pas faire le ménage et à manger, là, non !
RépondreSupprimerVous, je vais vous envoyer la mère de Haas, vous ne l'aurez pas volé !
SupprimerLeurs cordes vocales sont sans doute plus etroites que leur gros intestin. Comme lorsqu'on sert le col d'un ballon de baudruche qui se dégonfle.
RépondreSupprimerJe vous laisse avec Messire Plution.
SupprimerQuel méchanceté!! Quand c'est VOS filles vous êtes gaga devant elles! Ma princesse,ma chérie,mon trésor! Vous n' entendez pas du tout leurs braillements hystériques car ils se transforment en chants de sirenes pour vos oreilles de mère et de père ou de mères ou de pères par paire désormais.
RépondreSupprimerIl faudrait vraiment arrêter les excitants, vous savez.
SupprimerEn revanche on a du mal à cerner l'âge des convives. Étaient-elles des fillettes?
RépondreSupprimerC'est très dur à dire : à nos âges, on a tendance à voir les jeunes plus jeunes qu'ils ne sont réellement. Disons : de jeunes adolescents.
SupprimerUne remarque mon cher Didier; évitez le "à nos ages" qui ne rajeunit personne.
SupprimerA ce propos, sa coiffeuse faisait à ma femme l'observation suivante :
- ne trouvez-vous pas que les militaires (c'était le temps de la conscription) sont de plus en plus jeunes ?
- c'est vrai, mais ne croyez-vous pas plus tôt que nous vieillissons !
Pour ce qui me concerne, j'ai décidé de rester jeune.
Vous exagérez avec le Riesling.
Je vous pardonne d'en boire avec le Roquefort.
Mais avouez que c'est un "vin de dame" !
Et en poursuivant le raisonnement, les flatulences s'expriment dans un registre plus grave que les vocalises... Bigre!
RépondreSupprimerJe vous laisse avec Messire Fil.
SupprimerAlors là, Pluton, pardonnez-moi, mais j'ai au moins un contre exemple à vous opposer. J'avais jadis une amie qui avait une gamme de flatulences sonores extrêmement étendue, dont la tessiture pouvait aller de l'hélicon au flageolet (sic). C'était une sorte de grand orgue à vents, vous voyez, avec le pédalier. Et tout cela était très précisément noté, répertorié, distingué, c'était une sorte de méta-langage, autrement sophistiqué que le rap ou la chanson française, je vous assure.
SupprimerJe vous laisse avec Messire Pluton.
Supprimer(Ça devient facile, les commentaires de commentaires, ici…)
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SupprimerNe craignez-vous pas un procès pour racisme anti-jeune, voire une attaque de Caroline Fourest ? Imaginez une visite de Caroline de Haas chez vous ? Faites attention aux malfaisants.
RépondreSupprimerA ce propos, il est comment ce Riesling ? Il en reste ?
C. Monge
Le riesling vient d'une excellente maison, et oui, il en reste.
SupprimerUne fille, ça crie, ça pleure, ça saigne et puis ça dit merci...
RépondreSupprimerMerci, pas forcément, si je me souviens bien.
SupprimerOn en apprend tous les jours. Je m'incline humblement devant Maître De La Fuly.
RépondreSupprimerCher Didier, pourriez pas arrêter de parler de Riesling sur ce blog, il fait très chaud et j'ai soif...