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mardi 26 mars 2013

Le CO2, c'est bon pour ta planète !


L'ami Hashtable – en réalité un ignoble libéral qui aime arracher les bras des petits enfants écoresponsables – publie ce matin un billet passionnant sur l'état de notre fucking planète. Un court extrait : 


Il y a bel et bien un accroissement de la couverture végétale, partout dans le monde.
En regardant de plus près les quantités de données collectées, celles-ci permettent d’expliquer la moitié de cet accroissement par l’augmentation des pluies. Ceci permet d’expliquer un reverdissement du Sahel, par exemple (au contraire de ce qu’on nous serinait il y a encore quelques années). Quant à l’autre moitié de ce verdissement surprise, il viendrait bel et bien de l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère.
Or, si ce CO2 provient très majoritairement de sources naturelles (l’océan, se chauffant, tend à relâcher une partie du CO2 qu’il stocke normalement), une partie (même modeste) provient inévitablement de l’activité humaine. Oui, vous avez bien lu (et bien entendu si vous avez regardé la vidéo de Matt Ridley) : l’activité humaine et son rejet de CO2 dans l’atmosphère rend la planète plus verte ! Voilà une découverte particulièrement gênante pour les écolos, non ?

Faites-vous plaisir : offrez-vous l'intégrale


mardi 19 juillet 2011

Le réchauffement climatique bat son plein


De mémoire d'écrivain en bâtiment – qui n'est point très vaillante, on l'accordera sans peine –, c'est la première fois depuis que la caillance existe, que je mets, un 19 juillet (75e anniversaire de l'entrée en guerre des Républicains espagnols, soit dit en passant, les troupes de Franco ayant débarqué du Maroc la veille), vingt minutes de chauffage dans la Case avant d'y aller œuvrer à la littérature en bâtiment de demain. Chaque matin depuis une paire de semaines, le thermomètre extérieur affiche entre 7 et 8° – pas Farenheit, heureusement : des petits Celsius de souche, mais tout de même ; ensuite, il monte glorieusement à 13 ou 14 au plus fort de la canicule – et il a l'air d'en être pleinement satisfait, ce con.

jeudi 3 septembre 2009

L'été vient de se faire niquer

J'aime bien l'automne. Vraiment bien. Surtout quand il déboule en avance, pour niquer sa tronche hilare à l'été. C'est exactement ce qui vient de se passer, précisément sous mes yeux, et je m'en sens tout ragaillardi.

J'étais descendu fumer une cigarette, entre deux tâches superfétatoires, lorsque, franchissant la double porte, j'ai vu qu'il était là. Ciel bitumineux, bourrasques furibardes, pluie en paquets obliques – et ce petit froid goguenard qui fait saillir les mamelons et se recroqueviller les roubignoles.

Les mâles se la jouent “grand fauve indifférent” et font mine de ne pas s'aviser qu'ils sont en tee-shirt ou chemisette sous un temps de plein novembre. Ils ont la dignité imperméable, la vanité waterproof.

Les filles, qui pensaient pouvoir exhiber leur peau toastée d'août durant une semaine ou deux encore, les filles abdiquent toute fierté et se mettent à courir, pliées en deux contre le vent misogyne, avec le vain espoir de garder sec ce qui peut encore l'être de leurs micro-vêtures – leurs appeaux à pigeons. Certaines, les plus jeunes, poussent de petits cris de mésange transie, comme si l'eau allait les diluer, voire les dissoudre – à tout le moins les rendre invisibles, ce qui est pour elles le pire des châtiments inventés par le ciel.

Et puis, aussi, l'automne est la saison où les sourires se ferment, les regards s'éteignent, les mines se renfrognent, les sentiments se morosent. C'est pour cela que j'aime l'automne, je crois bien : étant moi-même perpétuellement renfrogné et d'une inaltérable morosité, j'ai l'impression de redevenir comme tout le monde – et ce m'est bien doux.


[Au départ, mon idée était de vous parler du réarmement de la France, lancé par le Front populaire dès octobre 1936, de la décision de Blum de doter l'armée de 3000 chars, mais de son refus, malgré sa rencontre avec le lieutenant-colonel de Gaulle, de les grouper en unités cuirassées autonomes, à une époque où le Reich hitlérien disposait déjà, lui, de quatre Panzerdivisionen. Je me demande bien comment j'ai pu dévier à ce point du projet initial.]

samedi 18 avril 2009

Un vrai petit printemps normand

Aujourd'hui, dès avant l'aurore, le printemps s'est installé au-dessus de nos têtes, et s'acharne depuis à nous signaler sa présence. Je parle d'un authentique printemps normand : il fait froid, l'humidité pénètre toute matière organique ; et il tombe une petite pluie très fine, monocorde, éternelle.

L'Irremplaçable fait mine d'être contente pour ses salades et ses arbustes, mais elle n'y met pas non plus un enthousiasme disproportionné. On se sent comme amoindris, étrécis de l'intérieur, on aurait presque vocation au silence, à la méditation ; ou à l'ivrognerie maussade.

Mais comme tout bon Normand de base, j'ai rapidement réagi, refusant avec une mâle énergie de me laisser diluer dans cette atmosphère bruineuse que même les chiens n'affrontent pas. Et je suis allé à Pacy, acheter chez l'Arabe des champignons de Paris et une boîte (huit portions) de Vache qui rit. – J'aurais dû y aller à cheval, juste pour le plaisir du calembour et de l'à-peu-près.

samedi 10 janvier 2009

Par grand froid, le soleil abdique pouvoir et splendeur. Les hommes étonnés se retrouvent devant lui comme devant l'âtre, la face brûlante et le dos glacé.

mardi 23 décembre 2008

Tu reviendras à Félix

« Pas d'affrontements dans mon oeuvre
C'est une oeuvre frileuse
Peureuse comme moi (...)
Rangez-moi avec les musiciens
Les outardes
Les innocents
Les contemplatifs
Toute ma vie loin de la foule
Mais aussi toute ma vie
Seule en face d'elle
À défaire des noeuds. »


Récoutez-moi donc ce garçon-là, juste une fois de temps en temps...